. High School of the Dead – tome 1 de Daisuke et Shouji Sato | Fant'asie
Kameyoko 16/11/2009 10

High School of the Dead - Tome 1

High School of the Dead – Tome 1 de Daisuke Sato et Shouji Sato

Un manga de zombies! Jouissif!

High School of the Dead est un titre qui me fait de l’œil depuis pas mal de temps. Et ce, d’autant plus que Pika a mis les moyens pour communiquer autour de ce Seinen. J’ai franchi le pas, mon amour pour les zombies a été plus fort.

Faut dire que des mangas mettant en scène un groupe d’individus, essayant de survivre face à des hordes de mort-vivants, ne sont pas légions. Un manga à la Georges Romero-style est trop tentant pour passer à coté.

Pourtant je sais que la frontière est ténue entre bon titre et une sombre daube. On bascule très vite de l’un à l’autre. Mais l’avantage, c’est que j’aime tellement ce style et tout ce qui est survival, que je pars avec une tolérance plus forte.

Mais bon dieu, ce que j’ai envie de prendre mon pied, en lisant ça. Voyons si c’est un chef d’œuvre, une bouse ou juste un bon gros défouloir.

Mais avant un petit résumé.

Résumé de High School of the Dead – tome 1 chez Pika

Le tome débute directement dans le vif du sujet. On y voit trois élèves de première : Hisashi Igô, Takashi Komuro et Rei Miyamoto, sur le toit de leur lycée entrain d’essayer de survivre aux assauts d’élèves zombifiés.

Pourtant deux heures auparavant tout allait pour le mieux. Takashi, suite à une nuit blanche, sèche les cours pour aller se reposer sur le toit. Alors qu’il repense à son passé commun avec Rei, il est tiré de sa somnolence par une scène très bizarre au portail de l’école. Un homme étrange secoue la grille. Des professeurs viennent à sa rencontre pour voir ce qu’il se passe. Au moment de l’expulser, le professeur d’EPS se fait arracher un bout de chair. Quelques secondes plus tard, il meurt. Mais à la surprise générale, il revient à la vie, mais attaque ses collègues. Komuro comprend aussitôt que quelque chose de grave est arrivée et part récupérer Rei.

A partir de là, le monde partira en vrille et le groupe de trois va essayer de survivre. Ils feront la rencontre d’autres élèves et ensemble, ils vont essayer de trouver un lieu plus sûr.

Les zombies c’est quand même le top

Je ne sais pas pourquoi mais des mangas mettant en scène des zombies, dans la plus pure tradition, sont assez rares. Autant voir des vampires, ou même des sortes de zombies (comme dans Biomega), est monnaie courante. Par contre des mort-vivants classique tel qu’on se les imagine c’est autre chose.

Pourtant le phénomène est assez répondu dans les films (par exemple j’attends énormément Zombieland) et dans les comics (Marvel Zombies ou Walking Dead, dont la critique arrive bientôt).

Je ne le cache pas, mais j’adore ça, et franchement j’étais aussi impatient qu’une pré-ado qui attend le nouveau Tokio Hotel. Et pourtant, bizarrement, je ne m’attendais pas à un chef d’oeuvre.

Et je pense pas m’être trompé. En effet, ce titre est tout bonnement jouissif, divertissant et possède un certain mordant. Mais, il est très loin d’être exempt de tout reproche.

Les premières pages nous mettent directement dans l’ambiance et reflètent bien ce que sera High School of the dead par la suite, tant au niveau des dessins, de l’ambiance que du scénario. On se fait une idée très vite.

En gros, on va suivre un groupe de lycéen face à d’anciens élèves « zombifiés ». De ce point de vue là, Daisuke Sato et Shouji Sato n’ont absolument rien inventé. Ils reprennent à l’identique les bases posées par Georges A. Romero. En effet, on ne sait pas non plus comment cela arrive. On sait juste que le « virus » se répand avec une seule morsure, qu’ils ont faim de chair fraîche, qu’ils n’ont pas d’intelligence, ne sont pas très rapide mais pourtant assez fort. Le seul moyen d’en réchapper et de leur défoncer le crâne.

Bref, on n’est vraiment pas dépaysé. Si vous cherchiez une revisite des zombies, passez votre chemin, on est dans de l’hyper classique.

Le fait de suivre un groupe d’individus avec des caractères distincts et où ils se révèlent dans l’adversité, est là aussi du vu et revu. Personnellement, j’adore cette ambiance survival, et j’en redemande. Donc même si on a vu cela des dizaines de fois, je ne m’en lasse pas.

Le problème avec ce scénario, c’est que les mangakas n’arrivent pas à éviter le piège du cliché. Le déroulement est presque couru d’avance, même s’il y a son petit lot d’évènements.

Là où c’est cliché c’est surtout dans le choix des personnages : la fille sexy et débrouillarde, son amoureux secret, son amoureux officiel, la bonnasse gourdasse, le gros otaku sans vie sociale, le gros bourrin, le chefaillon… J’ai été quand même déçu par ses personnages, qui pour l’instant sont trop caricaturaux pour êtres appréciés. Ils sont fades!

Pour l’instant, ce n’est pas un problème majeur, puisque le but affiché du manga est de proposer du divertissement gore et bourrin. Et de ce point de vue là, c’est une réussite. La lecture est jouissive, nerveuse et réserve d’excellents moments de lecture.

En revanche, ça manque d’originalité et de profondeur.

Au delà du scénario, il y a encore pas mal d’éléments hyper-clichés. Par exemple le dessin, qui est de qualité moyenne, est typique d’une certaine mouvance actuelle. Les filles ont toutes des gros seins, pas une seule seconde réaliste (j’ai jamais vu des seins avec cette forme et cette taille dans la vraie vie), elles ont toutes des grands yeux (tendance que je n’aime pas actuellement) et ont toutes tendance à avoir la culotte à l’air. Les mangakas disséminent aussi des petites cases de fan service, et choisissent aussi des angles mettant généreusement en vue les formes des héroïnes. Bien que n’étant pas du tout spécialiste du hentai, on dirait le trait de ce type de manga.

Au delà de ces petits défaut de dessins, le reste est quand même pas trop mal. Les scènes avec les zombies sont bien mises en case, les visages expressifs et un découpage dynamisant le récit.

Malgré tous ces défauts, j’ai beaucoup aimé. Je ne recherchais pas un chef d’œuvre hyper original. Je voulais juste un bon truc fun avec des zombies. Objectif atteint même si plus de profondeur n’aurait pas été inutile. A titre de comparaison Walking Dead est déjà beaucoup plus réaliste et fin.

Pour conclure, High School of the Dead a plein de défauts (surtout parce que c’est hyper convenu et clichés) mais pourtant le charme agit. Il remplit parfaitement sa mission de divertissement mettant en scène des zombies. C’est du manga de zombies mais qui n’atteint pas la finesse des premiers films de Romero!
Vivement la suite et vive les zombies! Vampire sucks!

Et vous avez-vous ressenti ce coté hyper cliché? Pensez-vous que ce soit suffisant pour divertir? Etes-vous plutôt zombies ou vampires?

GAKUENMOKUSHIROKU HIGHSCHOOL OF THE DEAD © 2007 DAISUKE SAITO / SHOUJI SATO / FUMISHOBO Co., Ltd.

10 commentaires »

  1. Gabriel 16/11/2009 at 21:24 -

    Hmm à première vue ça a l’air sympa pour passer le temps (ou quand on est arrivé au bout de ses autres séries), faudra que je zieute ça aussi (en plus de Biomega) !

    Une idée du nombre total de tomes ?
    Vu le scénar et tes commentaires, je table sur 4/5 tomes. ^^

  2. Arca 17/11/2009 at 10:28 -

    C’est CLICHE mais c’est fouuune.

    Ayant lu jusqu’au tome 4, je peux dire que le scénario s’améliore pas mal (enfin je trouve), avec quelques suprises pas désagréables du tout (par exemple l’otake qui devient VRAIMENT important).

    Mais oui, le style de dessin, c’est bien du H.
    Je crois même que c’est le premier manga du dessinateur qui n’en soit pas un (de hentaï).

    Et puis la « post-face » du scénariste m’a fait PEUR. Ce type est fou.

  3. Kameyoko 17/11/2009 at 12:04 -

    @Gabriel : Comme j’essaie de le dire dans la critique, il y a pas mal de clichés et de défaut mais pourtant c’est vraiment excellent à suivre. C’est super fun!
    Pour l’instant il y a 5 tomes de paru au Japon mais c’est en pause pour une durée indéterminée.

    @Arca : Clair que c’est fun malgré tous les défauts.

    Merci de me confirmer que c’est vraiment typé Hentai le dessin.
    Faut que je lise la post-face je ne l’ai pas fait

  4. jonas 18/11/2009 at 08:49 -

    Personnellemnt je ne trouve pas que l’aspect sexy soit un défaut. Au contraire ça renforce le coté fun et pas prise de tête du manga. Pour moi HSOTD c’est comme du ikkitôsen mais sauce Romero (donc encore mieux), ce truc c’est juste un concentré de fanservice: Zombie + Personnage otaku + Sexy, l’équation est simple mais efficace.
    De plus les filles sont quand même bien dessinées (oppai FTW!).

  5. Kameyoko 18/11/2009 at 22:02 -

    @jonas : Ici c’est pas très gênant. Je n’ai pas trouvé cet aspect très présent. Là où je dis que c’est Hentai c’est dans le dessin que je trouve très typé de ce style. Notamment dans le problème de la forme des poitrine qui ressemble littéralement à des obus.

    Par contre, c’est vrai qu’en règle général le fanservice j’aime pas trop. Car souvent c’est purement gratuit. J’aime quand ça sert l’histoire

  6. emi 15/08/2012 at 01:14 -

    je suis totalement d’accord avec la critique.
    Elle résume bien l’idée que je me fais du manga
    l’histoire est simple c’est du deja-vu le dessin est moyen surtout quand on regarde la version animé
    et les seins sont disproportionné surtout ceux de l’infirmière et ça a vraiment le don de me mettre en rogne –‘.
    Sinon j’ai noté des points positifs, il y a du suspens et l’auteur laisse place au mystere dès le debut (je pense à la relation entre les personnages principaux) bien qu’on se doute d’entré de jeu de quoi il retourne. pour conclure, disons simplement qu’il faut au moins lire le premier tome
    pour être fixé 🙂

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