. Hayao Miyazaki : le génie de l'animation japonaise | Fant'asie
Kameyoko 24/03/2009 22

Hayao Miyazaki, fondateur des Studios Ghibli, génie de l'animation japonaise

Hayao Miyazaki, ce génie!

Un autre visage de l’animation japonaise

Alors que son prochain film : Gake no ue Ponyo devrait sortir dans quelques petites semaines sur notre territoire, je me suis dit que ce serait pas mal de vous refaire découvrir ce grand MONSIEUR qu’est Hayao Miyazaki ainsi que le studio Ghibli et certaines de ces oeuvres majeures.

Ce réalisateur de film d’animation japonais est pour moi ce qui se fait de mieux. Tous ces films (même ceux qui m’ont moins plus) sont des petits bijoux artistiques mais surtout au niveau du récit. Cet homme mériterait de figurer au panthéon de plus grands réalisateurs de notre époque aux cotés des Eastwood, Scott, Spielberg, Jackson, Lucas, ….

J’avais écrit cet article au tout début du blog, à l’époque où peu de monde le suivait. Maintenant qu’un peu plus de monde passe, je voulais une nouvelle fois rendre hommage à ce monsieur. J’ai donc ressorti et modifié l’article qui suit. Ni voyez pas là de la fainéantise, ni un article de substitution, mais bien une volonté de mettre en avant ce réalisateur qui compte tellement pour moi. Je vais quand même sortir un autre article 100% original bientôt.

Petite biographie

Pour rien vous cacher je vais vous mettre un simple copié/ collé de la biographie de ce Monsieur sur Allociné grâce à cet article :
« Contrainte de fuir Tokyo, sa ville natale, sous les bombardements de l’armée américaine, la famille de Miyazaki s’installe à quelques kilomètres de la capitale. Cette expérience laissera une empreinte profonde chez le cinéaste, beaucoup des thèmes (pêle-mêle l’aviation, le deuil, l’enfance, l’attachement à la nature) qui sont explorés au travers de son oeuvre provenant de cette période.

Inconditionnel de bandes dessinées, il trouve très tôt sa vocation. A l’université de Tokyo, il suit des cours d’économie mais ne renonce pas pour autant à son rêve. Il profite du temps libre que lui laisse ses études pour parfaire son coup de crayon et perfectionner une technique qui ne tarde pas le faire remarquer du studio d’animation Tôei, la référence nippone en la matière à l’époque. Il y entre en tant qu’intervalliste en 1963. Il y fait la connaissance de Yasuo Otsuka et Isao Takahata, deux personnalités importantes de l’animation. Les trois hommes travaillent ensemble au premier long métrage de Takahata, Les Aventures de Hols, prince du soleil (1968).

Mais la politique du studio entre rapidement en contradiction avec les ambitions de Takahata, qui invite Miyazaki à le rejoindre dès 1969 chez A Production, le concurrent direct de Tôei. Au sein de cette structure, ils signent quelques courts métrages. Pour le compte d’un autre studio, la Société Nippon Animation, ils développent un projet d’envergure, Heidi, l’un des premiers feuilletons animés.

En 1978, Miyazaki s’attelle, avec l’aide d’Otsuka, à sa première réalisation, la série télévisée d’animation Conan, le fils du futur, unanimement salué comme une réussite du genre.

A la faveur d’un nouveau changement de studio, Miyasaki réalise son premier long métrage, Le Chateau de Cagliostro (1979). Connue également sous le titre de Lupin III, cette épopée magistrale devient d’emblée un classique au Japon.

Après quelques projets inaboutis, Miyazaki décide de se consacrer à la bande dessinée et élabore l’épopée à épisodes Nausicaä de la vallée du vent. C’est par ce biais que le cinéaste revient en force dans le monde de l’animation. Il porte à l’écran sa propre bande dessinée et fait l’unanimité avec Nausicaä de la vallée du vent en 1984. Le succès du film est tel qu’il permet à Takahata et Miyazaki de fonder leurs propres studios. Ghibli est né. Entièrement dévolus à l’animation de qualité, les studios Ghibli conjuguent exigence et succès public. Les deux associés enchaînent alors les projets, notamment Laputa, le château dans le ciel (d’après Les Voyages de Gulliver) en 1986, le réaliste et nostalgique Mon voisin Totoro (Miyazaki y évoque ses souvenirs et décrit le Japon de l’après-guerre) en 1988, ou encore la fable porcine Porco Rosso (1992).

En 1997, le réalisateur s’attaque à Princesse Mononoké, une fable épique où il reconnaît les influences conjuguées de Akira Kurosawa (La Forteresse cachée) et de Kenji Mizoguchi (Les Contes de la lune vague apres la pluie). Le grand public suit.

Pour son soixantième anniversaire, Miyazaki inaugure un musée à la gloire des studios Ghibli, devenus incontournables dans le monde de l’animation. Et le succès phénoménale du Le Voyage de Chihiro, le film ayant dépassé le chiffre record de 200 millions de $ de recettes sur le sol japonais, achève de faire de 2001 l’année de toutes les consécrations, couronnée par un Ours d’Or au Festival de Berlin 2002. En 2003, le maître de l’animation signe son 13e long-métrage d’animation avec Le Château ambulant. »

Filmographie

Ponyo (2008): « Gake no ue no Ponyo« 
Nausicaä de la vallée du vent (1984): « Kaze no tani no Naushika »
Le Château ambulant (2003) : « Hauru no ugoku shiro »
Kiki la petite sorcière (1989): « Majo no takkyubin »
Horus, prince du soleil (1968) : « Taiyo no oji : Horusu no daiboken »
Le Château dans le ciel (1986) : « Tenku no shiro Rapyuta »
Le Voyage de Chihiro (2001) : « Sen to Chihiro no Kamikakushi »
Princesse Mononoke (1997) : »Mononoke-Hime »
Porco Rosso (1992): « Kurenai no Buta »
On your mark (1995)
Mon voisin Totoro (1988): « Tonari no Totoro »
Conan, le fils du futur (1984)
Le Château de Cagliostro (1979): « Rupan sansei: Kariosutoro no shiro »

Pourquoi aimer ce réalisateur ?

Il m’est assez difficile de dire pourquoi je suis un fan inconditionnel de cet homme, au point d’être limite comme une pré-ado devant Tokio Hotel.

Le premier élément de réponse vient de sa façon d’aborder un film. On ressent vraiment une volonté de faire un beau film et non pas un film pour rapporter de l’argent. Il y a une vrai volonté créative. Au premier coup d’oeil on reconnait un de ses films, aussi bien d’un point de vue artistique que scénaristique ou au niveau de l’ambiance.

Ses films ont souvent plusieurs sens de lecture. Il s’adresse bien entendu aux enfants, mais les adultes y verront un autre sens plus profond. Dans tous ces films il y a un discours derrière, une véritable façon de penser et vivre. Par exemple dans Mononoké il y a un profonde admiration et respect pour la Nature, l’écologie et pour les divinités.

Il a un univers particulier mais tellement profond et génial qu’on rentre dedans très facilement et on a du mal à en ressortir. Il nous captive, je crois que c’est le mot qui convient.

Il y a aussi ce « quelque chose » d’indescriptible qui ressort de tous ces films. Il y a une immense poésie, de la philosophie, une idéologie…
Même un film avec à priori « rien » comme Kiki ou Totoro, on ne peut que se laisser prendre au jeu et ressortir à la fin du film avec une espèce de bien-être, de zénitude sans trop savoir pourquoi.

Bref Miyazaki c’est à essayer pour ceux qui ne connaissent pas et pour les autres à voir et à revoir.

Honnêtement, niveau animation on fait difficilement mieux, cet homme est un génie. J’adore toute son oeuvre, je reste subjugué devant ses films.

Ses héros, souvent des enfants sont poignants de par leur innocence, leur philosophie et leur émerveillement devant la vie. Derrière un univers souvent complexe se cache une simplicité enfantine. Alors que dans le même temps derrière une apparente simplicité se cache une profondeur ahurissante.

Néanmoins, sa conception du film d’animation diffère sensiblement de ce qui se fait actuellement. Du coup certain éprouverons des difficultés pour rentrer dans son univers. Même si ces films sont tout public, tout le monde ne s’y retrouvera pas. Il faut faire ressurgir sa part d’enfant.

Au fur et à mesure, je vous découvrir ou redécouvrir ses oeuvres, le studio Ghibli et l’excellent Isao Takahata.

Rage Attitude a écrit de très bon articles sur Miyazaki et Ghibli. Consultez son dossier spécial Ghibli ainsi qu’un très bon billet sur le château de Cagliostro
. Jacut a également écrit une série d’articles sur Miyazaki avec une biographie part 1 et part 2 et des critiques de Cagliostro et Nausicaa

Mais rassurez-moi je ne suis pas le seul fan inconditionnel? Etes-vous sensible à son univers?

22 commentaires »

  1. michelle 09/09/2008 at 21:56 -

    Je ne connais pas grand chose à la culture japonaise, mais grâce à ton blog je vais pouvoir apprendre.
    Je trouve ton blog apaisant!
    A très bientôt

  2. Jacut 24/03/2009 at 19:39 -

    Et tu oublies aussi Jacut qui a écrit de très bons articles en son temps, compilés ensuite sur son blog quelques années plus tard 😉 😉

    http://jacutanimes.over-blog.com/article-3582903.html

    http://jacutanimes.over-blog.com/article-3592266.html

    http://jacutanimes.over-blog.com/article-3610998.html

    http://jacutanimes.over-blog.com/article-3621211.html

  3. Kameyoko 25/03/2009 at 17:52 -

    @Jacut : A mettre des liens, ton commentaire était passé en spam 😀 Je rajoute tes liens dans l’article car belle bio et bonnes critiques (notamment sur Cagliostro que j’ai toujours pas vu)

  4. banelenain 09/04/2009 at 12:49 -

    Ca serait vraiment super que tu fasses des critiques de ses films c’est tellement bien.

  5. Kameyoko 09/04/2009 at 20:14 -

    @Banelenain : Effectivement faudrait que je le fasse, donc je les reregarde. Mais ca en vaut la peine

  6. Luzycalor 05/05/2010 at 15:11 -

    Moi même je suis une fan inconditionnelle de Miyasaki. J’ai d’ailleurs eu la chance d’aller à Tokyo au studio Ghibli. Je comprends donc tout à fait ton goût sur ce maître de l’animation. http://luzycalor.canalblog.com/archives/animation/index.html

  7. Kameyoko 07/05/2010 at 09:48 -

    @Luzycalor : Je rêve de pouvoir aller au Japon, notamment pour voir ce musée. Par contre, il me semble que trouver des places n’est pas facile.

    Heureux de retrouver d’autres fan inconditionnel.

  8. luzycalor 09/05/2010 at 16:12 -

    Salut kameyoko,
    C’est vrai que ce voyage fut fabuleux. Je suis restée 10 jours au Japon mais 10 jours qui m’ont définitivement marqués. Tout est si différent, si moderne.
    Le musée Ghibli était pour moi un passage obligé et s’il est vrai qu’il faut réserver sa place avant de s’y rendre, je n’ai pas eu trop de mal à en trouver. J’espère que tu auras l’occasion e t’y rendre. A bientôt

  9. Kameyoko 10/05/2010 at 10:54 -

    @Luzycalor : 10 jours, ça doit être dur. Il y a tellement de choses à faire que ça doit paraitre très court.

    J’espère pouvoir m’y rendre, mais ça me parait mal embarqué maintenant.

  10. luzycalor 11/05/2010 at 18:56 -

    Oui, tu l’as dit…En plus quand je suis rentrée j’étais déprimée de revenir en France. Là bas les gens sont très accueillants et surtout extrêmement respectueux des autres. Le métro est super bien organisé et clean. Bref, à peine arrivé à Roissy-CDG, je me heurtais aux grèves, au RER dégueu et aux individus pressés et râleurs. j’avais presque oublié 😉
    Ces 10 jours m’ont tellement dépaysés.
    En tout les cas dès que j’aurais l’occase j’y retournerai, car c’est un des voyages les plus marquants que j’ai fait. Tant Tokyo, que Kyoto m’ont enchanté mais pas pour les mêmes raisons.
    Pourquoi ne pourrais-tu pas y aller?

  11. Kameyoko 12/05/2010 at 10:31 -

    @Luzycalor : Etant un utilisateur quotidien du RER, ce que j’aimerais le voir là-bas. Ca doit être assez invraisemblable pour moi.

    Je ne pourrais pas y aller tout de suite pour cause de vie de famille. Je viens de me marier, vais être proprio, attend un gamin… donc pas pour tout de suite (question de disponibilité et d’argent)

    Mais je désespère pas même si le Japon ne branche pas trop ma chère et tendre

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