. Harley Quinn – tome 1 | Fant'asie
Kameyoko 07/12/2015 0
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  • Graphisme

Harley Quinn - tome 1

Harley Quinn – tome 1 de Jimmy Palmiotti, Amanda Conner et Chad Hardin

La routine selon Harle Quinn

Celle que l’on connait comme la petite copine du Joker, comme une ancienne psychiatre, et comme une « méchante » au costume bariolé a eu les honneurs d’une série chez DC Comics. Et cette dernière va apporter un peu de peps et de n’importe quoi dans un DCverse toujours plus sombre.

Mais le résultat est-il sympathique pour autant ?

Harley Quinn – tome 1 : complètement marteau de Jimmy Palmiotti, Amanda Conner et Chad Hardin est édité par Urban comics et est disponible à la vente depuis le 03 juillet 2015.

Résumé de Harley Quinn 1 chez Urban Comics

Résumé de l’éditeur :

L’ancienne psychiatre Harleen Quinzel n’est pas le genre de femme à se satisfaire d’une vie convenable et tranquille. Elle fuit la routine comme la peste et cherche par tous les moyens à faire de sa vie une aventure. Sa toute fraîche installation à Coney Island est donc l’occasion rêvée d’en commencer un nouveau chapitre ! Avec son entrée fracassante dans l’équipe locale de roller derby, l’approche de la Saint-Valentin et la découverte d’un contrat mis sur sa tête, la pétillante Harley Quinn aura beaucoup à faire. Contient : Harley Quinn #1-8 + #0 + Secret Origins #4

La nouvelle vie d’Harley

Un des personnages les plus décalés et appréciés de l’univers DC a le droit à sa propre série. Il s’agit de Harley Quinn. Outre ce bénéfice sympathie, cette série a reçu un bon accueil aux Etats-unis. Difficile de ne pas être intrigué par ce comic qui s’annonce comme un OVNI chez DC. Et ce d’autant plus que c’est le couple Jimmy Palmiotti et Amanda Conner qui est aux commandes. Ce volume contient les 8 premiers épisodes, plus le #o et enfin sa « Secret Origins ».

Tout débute avec l’épisode 0 tout simplement génial ! Dès les premières pages, on voit que nous serons dans un comic différent. Les premières pages sont d’une créativité et d’une originalité folles. Harley Quin casse le fameux « quatrième mur » en s’adressant à ses scénaristes. Il y a donc un échange entre scénaristes et personnage sur fond de choix du dessinateur. C’est également un excellent moyen de faire participer bon nombre d’artistes à ce délire. Chacun réalisant une page. Excusez du peu, mais il y a quand même du Tony Daniel, du Jim Lee, du Darwyn Cooke, du Bruce Timm ou encore Charlie Adlard. Du beau monde quoi ! Et quelques idées géniales !

La suite est moins exubérante et décousue. Le quatrième mur n’est plus cassé. Mais Harley Quinn reste, néanmoins, un titre à part, mais pas au niveau pour autant de cet épisode #0.

Tout d’abord, il ne faut pas s’arrêter à la couverture un peu trompeuse puisque le Joker, élément central dans la construction d’Harley n’est pas présent dans ce tome, à part des mentions. Elle est bien seule sous le feu des projecteurs. Même si elle sera entourée d’une panoplie de personnages forts, attachants et fun, avec notamment son amie Poison Ivy.

Tout commence par l’héritage d’un bâtiment à Coney Island, où vivent des locataires un peu particuliers. L’ancienne psychiatre va donc y emménager et vivre une nouvelle vie teintée d’un peu de normalité et surtout beaucoup de folie. Mais elle doit faire face à quelques soucis comme des problèmes d’argent et surtout un contrat sur sa tête faisant que les assassins se succèdent pour toucher le pactole. Mais elle prend aussi du bon temps avec sa passion pour le roller derby ou encore des escapades avec Poison Ivy. Sans oublier de venir en aide à un certain Sy Borgman, vieux en chaise roulante, ancien espion, bien décidé à tuer 4 espions russes.
Vous l’aurez compris, même si ce n’est guère une surprise, ce Harley Quinn c’est du fun en barre, des histoires improbables, drôles et dont il se dégage un niveau de badass attitude élevé. L’humour est omniprésent et se permet même d’aller dans l’humour noir, avec un peu de violence (voir même un peu trash). Les scénaristes ne se prennent jamais au sérieux, et tout est prétexte pour du grand n’importe quoi, assumé, mais surtout réussi. Comme par exemple sa relation avec son castor mort et légèrement brûlé ! Certes, cela permet de masquer le mince scénario servant plus de prétexte à toutes ces péripéties, mais c’est diablement efficace.

Néanmoins il faut reconnaître que ça tombe dans la succession d’aventures plus ou moins folles, sans véritable fil rouge (à part le contrat sur sa tête). La plupart des histoires jouent à fond le décalage entre une vie normale et un certain contexte avec la façon de penser toute particulière d’Harley. On s’amusera beaucoup de son match de Roller Derby, de ses relations de voisinage, de son retour au métier de psychiatre, voir même de son bref statut d’héroïne. A cet effet, les auteurs jouent bien avec les codes d’Harley et son passé. Elle à la fois dérangée, sexy, violente, drôle et inventive.

Graphiquement, le trait de Chad Hardin est plaisant, bizarrement un peu réaliste, là où un style cartoony aurait probablement bien marché. Mais, au final, ça fonctionne bien avec le récit. Il apporte un touche de modernité au personnage, la rendant encore plus actuelle et girly. Mais le pendant, c’est qu’elle fait moins clownesque. Il se montre très expressif avec son personnage déjanté. Je lui reprocherais peut-être juste un côté trop sage dans son découpage et sa mise en scène. Harley Quinn est un personnage qui se prête bien à un peu d’inventivité dans la composition et la mise en page.

 

Pour conclure, Harley Quinn – tome 1 de Jimmy Palmiotti, Amanda Conner et Chad Hardin répond aux attentes placées en ce titre. C’est fun, barré et ça ne se prend pas au sérieux. Surtout que Harley Quinn est terriblement badass. On prend plaisir à lire les délires, parfois surréalistes, de ce personnage. De fait, elle en devient presque attachante, bien que dérangée. Surtout que cette volonté de la placer dans un « quotidien » apporte beaucoup de décalages intéressants et introduit aussi toute une galerie de personnages secondaires qui valent le détour. C’est un comic de pur divertissement. ce qui signifie concrètement, qu’il n’y a que peu d’histoire et qu’il est difficile de dégager une trame sur le long fil.

Graphiquement, Chad Hardin réalise de belles planches, mettant bien en valeur l’héroïne. Mais vu le personnage, il est presque trop sage.

Bref un titre atypique, particulier, mais fun pour peu que l’on rentre dans le délire. Mais quand on y arrive ça offre une lecture bien divertissante avec une entrée en matière des plus remarquables avec l’épisode #0.

Et vous qu’avez-vous pensé de ce nouveau titre . Trouvez-vous le tout aussi fun que moi ?

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