. Green Mechanic – tome 1 de Yami Shin | Fant'asie
Kameyoko 28/11/2017 0
  • Scénario
  • Graphisme

Green Mechanic - tome 1

Green Mechanic – tome 1 de Yami Shin

Informations générales sur Green Mechanic 1 :
Date de sortie : 08 juin 2017
Scénariste : Yami SHIN
Dessinateur : Yami Shin
Type : Shônen
Editeur : Ki-oon
Résumé :

Les êtres humains ont fait de leur planète un désert recouvert d’ordures. Le seul endroit habitable est la Mégapole, ville géante où s’entassent hommes et robots, ainsi que les mystérieux Ersatz, créatures monstrueuses pourchassées par la Milice. Dans ce monde en perdition survit Misha, jeune orpheline aux dons d’empathie surdéveloppés. Incapable de contrôler sa capacité à lire les émotions des autres, elle se tient à l’écart de ses semblables. C’est pourtant grâce à ce pouvoir qu’elle trouve Reborn, un robot morphing errant sans mémoire au milieu d’une décharge.

Cette merveille technologique est capable d’adopter n’importe quelle apparence. Sans hésiter, la jeune fille lui fait prendre la forme de Mickael, son meilleur ami, dont elle est sans nouvelles depuis qu’il a été enlevé par un groupe d’Ersatz il y a dix ans. D’où viennent ces créatures ? Que deviennent ceux qu’elles capturent ? Nul ne le sait… Pour retrouver son compagnon, Misha rejoint les Renforts, un groupe de guerriers et d’enquêteurs hors pair ! En échange de leur aide, elle met à leur service ses capacités psychiques et son aptitude à faire de Reborn une armure surpuissante. Le combat pour la vérité commence !

Gagnant du tremplin manga Ki-oon

Yami Shin est la grande gagnante du tremplin manga Ki-oon. Elle nous propose donc son shônen typé post-apocalyptique : Green Mechanic. Après le très bon Outlaw Players, l’éditeur continue sa politique de Global Manga avec ce titre plein de promesses.

L’histoire se passe dans un monde où seul la ville de Megalopole est habitable. Là-bas, recluse, vit la jeune Misha, qui se tient à l’écart des autres. Sa capacité extrême d’empathie et la perte d’un être cher expliquent son isolement. Mais un jour, elle va tomber sur un robot morphing qu’elle va appeler Reborn et qui va prendre l’apparence de Michael cet être disparu.

Il sera donc question de recherche de soi, de quelqu’un, mâtinée de science-fiction avec robots, créatures fantastiques (Ersatz) et groupe de défense contre ces créatures. Tout cela constitue un terreau fertile que la mangaka essaie d’exploiter dans ce premier tome. Surtout que rapidement, elle plante le contexte de son récit. Entre des héros introduits en quelques pages, un fil rouge qui se dégage dès les premiers chapitres, des factions qui se dessinent et une héroïne qui évolue déjà, ce tome 1 est une bonne introduction qui permet de bien cerner le manga. En revanche, j’ai trouvé que l’univers manque encore de travail. On ne sait que peu de choses sur le monde, son aspect « apocalyptique », comment il est régi…

L’accent est surtout mis sur les personnages, en l’occurrence Misha et Reborn et dans une moindre mesure Neil et Setsuna. C’est surtout la relation entre la jeune femme et l’androïde qui est mise en avant. Il y a même quelque chose d’un peu malsain et triste avec ce Reborn qui a l’apparence de l’être cher de Misha.

Le titre a un certain potentiel, tant on sent qu’il y a pas mal de choses à découvrir ou approfondir. Je pense notamment aux Ersatz dont on ignore finalement presque, tout mais qui pourraient être plus complexes que de simples méchants. A voir par la suite. Ensuite le concept de fusion entre robots et humains est encore un peu sous-exploité, mais on imagine qu’il va prendre plus d’ampleur par la suite et jouera un rôle déterminant pour les deux protagonistes.

Néanmoins le tout manque parfois d’un peu de dynamisme et d’action pour un shônen, même si ce tome 1 se conclue avec un beau cliffhanger. La faute, peut-être, a des dialogues un peu longs et plats. On sent l’intention de donner de l’épaisseur et faire interagir les personnages, mais ce n’est pas toujours réussi.

Graphiquement, le travail réalisé par Yami Shin est intéressant à plus d’un titre. Déjà ses pages couleurs sont assez magnifiques, avec une vraie personnalité qui transpire des cases, malgré un petit côté numérique un poil trop voyant. Son trait est quant à lui clair, précis et maîtrisé. Il ne tombe pas non plus dans le piège du global manga qui singe un peu le style manga. Ici, l’auteure s’approprie l’univers graphique du manga, et plus particulièrement du shônen mais y appose sa patte. Cela se voit dans le charadesign, la façon de mettre en valeur ses personnages et dans l’aspect « robotisé » de l’univers.

Green Mechanic est un vrai bon petit titre, qui plus est réalisée par une française. Ce qui fait d’autant plus de raison de s’y intéresser. Mais même sans cela, le titre a du potentiel et cette introduction donne envie de découvrir la suite pour voir ce que Yami Shin nous a réservé ! Une belle entrée en matière, avec quelques petites imprécisions néanmoins, notamment dans la fluidité de narration.

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