. Green Arrow – Année Un de Andy Diggle et Jock | Fant'asie
Kameyoko 13/03/2014 3
  • Scénario
  • Graphisme

Green Arrow - Année un

Green Arrow – Année Un (Green Arrow Year One en VO) de Andy Diggle et Jock

L’inspiration de la série télé Arrow

Le personnage de Green Arrow revient un peu sur le devant de la scène avec la série Arrow (qui en est à sa deuxième saison), même si encore inédite en France. Il est logique qu’Urban Comics colle à cette actu, et mette un peu plus en avant ce personnage qui a peu l’occasion d’être sous les projecteurs. Et quoi de mieux pour commencer qu’un récit qui a inspiré la série ?

Green Arrow – Année Un de Andy Diggle et Jock est édité par Urban Comics et est disponible à la vente depuis le 22 novembre 2013

Résumé de Gree Arrow – Année Un chez Urban Comics

Résumé de l’éditeur :

Oliver Queen était un millionnaire débauché qui ne s’intéressait qu’à lui-même, jusqu’au jour où il se retrouva naufragé sur une île. La quête pour sa survie l’amènera à découvrir sa véritable vocation : justicier. Les origines du héros par le tandem artistique des Losers, reprises récemment par la série TV ARROW.

Ainsi naquit Green Arrow !

Avec le succès de la série télé Arrow, on risque bien de revoir sur le devant de la scène cet archer made in DC. Ce n’est pas forcément un mal car c’est un personnage un peu méconnu, mésestimé et qui flirte un peu avec le kitsch.
Il est logique qu’Urban Comics surfe sur la vague de popularité (même si limitée) du personnage pour nous proposer de nouveaux ouvrages. Mais malheureusement, à ma connaissance, rares sont les bons titres de Green Arrow.

Ce Green Arrow : Année un, est, à vrai dire, le seul que je connaisse de nom. Il a plusieurs bons points d’emblée pour lui : c’est un retour sur les origines, il y a Jock et Diggle sur la couverture, et la série Arrow s’en est plus ou moins inspirée.

L’histoire est celle d’Oliver Queen, un jeune homme fortuné, en recherche de sensation de fortes, pour se trouver. Il parcourt le monde avec son garde du corps et ami Hackett. Mais au cours d’un virée, il est trahi par cet homme qui le vole et le laisse pour mort en le jetant à la mer.
Oliver s’échoue sur une île tropicale, et va se construire une nouvelle vie. Mais cette île est loin d’être inhabitée. Et les événements vont le faire devenir Green Arrow.

Ce récit, qui reprend les origines de Green Arrow, est une belle revisite. C’est moderne, rythmé et efficace. Le seul vrai défaut que l’on peut trouver à ce titre c’est le sentiment que tout va trop vite. On a vraiment l’impression que tout le récit devait être contenu dans un nombre limité de numéros. On peut donc trouver que tout est un peu vite expédié.
Ce Green Arrow : Année Un est un comic qui s’adresse à tout le monde, aussi bien les néophytes, peu connaisseur de Green Arrow, que les lecteurs plus aguerris. On ne s’ennuie pas une seconde grâce à un rythme soutenu, alternant les phases d’actions, avec les questionnements du héros et des passages plus thriller, ainsi que ce souffle d’aventure qui se dégage des pages. Même s’il y a un petit côté classique, ça fonctionne vraiment bien.

Les éléments scénaristiques sont bien mis en place par Andy Diggle qui bâtit une histoire intéressante autour de China White, de Hackett et de l’importance de cette île.

Il est également très fort pour construire son personnage. L’évolution d’un Oliver Queen narcissique et égoïste en un Robin des bois des temps modernes est bien gérée. Sa transformation parait crédible, et l’on comprend bien pourquoi il revêt la capuche verte et comment il devient petit à petit ce super-héros sans super-pouvoir : Green Arrow. Cette revisite moderne de ce héros sous-estimé permet de redorer le blason de ce personnage et de l’ancrer dans son époque. Si l’image de l’Archer que l’on peut avoir à l’esprit parait ringarde, à la lecture, cette image disparaîtra.

 

Le charme se dégageant doit aussi beaucoup à la patte graphique d’un Jock au sommet de sa forme. Le dessinateur britannique apporte un brin de sauvagerie, de noirceur qui sied bien au récit.  Son encrage est appuyé, et il aime beaucoup jouer avec les ombres. Ce qui rend très bien, notamment quand Oliver Queen met sa capuche.

Son découpage est très dynamique, et sa mise en scène offre de superbes planches à la composition recherchée. Il donne ainsi beaucoup de vie à la plume de Diggle, notamment dans les scènes d’action très réussies.

A noter que la colorisation est aussi réussie avec ces tons de verts, de jaune, qui donnent cette ambiance tropicale, chaude et moite. Ça complète parfaitement le décor de jungle luxuriante.

 

Pour conclure, un peu à la manière d’un Frank Miller et David Mazzuchelli sur Batman Year One, le duo Andy Diggle et Jock nous livre une superbe modernisation des origines de Green Arrow. Il y a pas mal de points communs entre les deux oeuvres, dans leur approche de la mutation du personnage, dans le réalisme et la modernité, mais aussi un peu dans un graphisme qui joue beaucoup avec les aplats et ombres. Si Green Arrow : Année Un n’atteint pas le niveau d’un Batman Year One, ça reste une excellente lecture. Il peut servir de socle pour une vision plus contemporaine de l’archer vert.
Car ce comic est très plaisant à lire, très rythmé et bien en phase avec son temps. Même si on peut avoir l’impression que tout va trop vite, l’immersion est forte et on suit avec délectation le changement d’Oliver Queen pour devenir le Green Arrow.

Surtout que le trait de Jock convient vraiment bien à ce récit et s’avère particulièrement efficace. Le tout renforcé par une colorisation qui apporte sa pierre à l’édifice, en recréant cette atmosphère d’île naturelle tropicale.

Bref, Green Arrow : Année Un est une excellente oeuvre pour s’intéresser de plus près à l’Archer. Et avec le succès de la série Arrow, qui reste dans l’esprit de ce comic, c’est le moment où jamais de le lire.

 

Et vous que pensez-vous de ce comic ? Le recommanderiez-vous pour ceux voulant découvrir Green Arrow ?

3 commentaires »

  1. Dionysos89 13/03/2014 at 11:51 -

    Tout à fait d’accord. Et surtout une lecture qui motivera même les réticents aux aventures super-héroïques habituelles. 🙂

  2. Kameyoko 14/03/2014 at 16:17 -

    @Dionysos89 : C’est vrai. Et ça c’est la patte Diggle, qui en fait un récit presque thriller et moderne. ca sent moins le costume moulant^^

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