. Gewalt – tome 1 de Kôji Kôno | Fant'asie
Kameyoko 04/12/2013 0
  • Scénario
  • Graphisme

Gewalt - tome 1 de Kôji Kôno

Gewalt – tome 1 de Kôji Kôno

Vous prendrez bien un petit furyo ?

Gewalt (Gewalt – Aoiro Terror x Seishun Graffiti!! en VO) est l’une des dernières nouveautés de Doki-doki. L’éditeur a mis la main sur un titre qui se classerait dans les furyo manga, ces manga de baston entre voyous.
Même si c’est assez convenu comme sujet, ce seinen a deux avantages pour lui. Tout d’abord, il ne fait que 3 tomes. Ensuite, le personnage principal diffère un peu de ce que l’on peut lire, même s’il n’a rien d’un héros.

Voyons voir ce que vaut ce manga !

Gewalt – tome 1 de Kôji Kôno est édité par Doki-doki et est disponible à la vente depuis le 09 octobre 2013.

Résumé de Gewalt 1 chez Doki-doki

Résumé de l’éditeur :

Ruito est un lycéen ordinaire. Trop ordinaire… presque transparent. Mais lorsqu’un jour, des voyous s’en prennent à lui devant ses prétendus « amis », il est humilié, mis à nu : sa vraie nature dévoilée, il réalise que toute vie sociale lui sera dorénavant impossible. Alors, perdu pour perdu, Ruito décide de passer « de l’autre côté », celui des durs, des violents. Mais durant son parcours initiatique, entre satisfactions et doutes, rencontres et faux-pas, Ruito va bien malgré lui réveiller de vieilles rivalités… et déclencher ce qui pourrait bien devenir une guerre ouverte !

Comment un élève banal bascule du côté des voyous

Gewalt est un seinen que l’on classerait dans la catégorie des furyos manga, ces mangas mettant en scène des lycéens voyous se mettant sur la tronche. Mais à la différence des références du genre, ce titre là a la particularité de ne faire que 3 tomes. Le mangaka ne va donc pas y aller par 4 chemin. Ainsi, dans ce premier les bases sont solidement posées.

On apprend à connaître le personnage principale : Ruito. A la base il s’agit d’un garçon ordinaire, banal voir presque invisible. En cela, il se différencie un peu du jeune qui se rebelle. D’ordinaire ces derniers sont souvent les victimes de brimades. Lui, pas spécialement. Mais un événement va changer son comportement.
En effet, le jeune homme adopte l’attitude attendue pour rester dans le moule, pour rester dans la classe de la section générale et pas celle de la section technique (celle des voyous, celle des yankees). Mais dès le départ, on sent qu’il est proche du point de rupture. Et le déclencheur va arriver quand lui et ses prétendus amis, vont se faire humilier par des voyous. Ces derniers vont mettre au grand jour ses passions d’otaku et le mettre à l’écart aux yeux des ses amis. Il ne doit son salut qu’à Gurio. Ce dernier, bien qu’en section général, a tout du voyou.
Cet élément sera le déclencheur du changement du héros. Dès lors on va assister, petit à petit au passage chez les loubards.

Dès cet instant, le récit s’emballe, et les événements vont se succéder à un rythme élevé, sans pour autant ne pas développer le héros. Car le risque de ce parti pris aurait été de faire du héros, un peu lopette, un gros dur à cuire en peu de pages. Pour le moment, ce n’est pas encore le cas. Même à la toute fin, il fait encore un peu pitié, sauf qu’il a trouvé le courage de passer le pas, et de trouver une certaine passion pour la castagne.

On va suivre Ruito découvrir un monde qu’il lui est inconnu avec ses règles, son fonctionnement, ses gangs et cette violence inhérente à ces individus. Il va donc se confronter à de vraies brutes, lui qui est si frêle et avec si peu de charisme (contrairement à Gurio). Ces nouvelles expériences, vont lui faire voir sa vie autrement. Mais sans s’en rendre compte, il va faire exploser quelques statu quo et mettre le feu aux poudres.

Gewalt voit son intérêt dans le traitement du personnage de Ruito. Ce dernier a un côté tête à claque, sans charisme, sans intérêt. Pourtant, le voir se déchirer intérieurement entre le poids du comportement sociétal à adopter et ses pulsions plus violentes est assez intéressant. Il en résulte quelques scènes marquantes comme celle où Ruito pête un plomb dans sa classe, mais de manière assez froide. Mais cette bascule a un côté assez jouissif.

L’autre intérêt réside dans un Gurio énigmatique. Ce garçon, qui semble être très fort, est en marge des « deux mondes ». Pourtant il dégage une aura de mystère et de puissance, qui fait que ce personnage est et sera central dans l’intrigue.

Même si pour le moment, je trouve le héros peu empathique, Kôji Kôno arrive suffisamment à nous intéresser avec une intrigue simple mais travaillée. Les choses se mettent bien en place et on a envie de découvrir comment le héros va tourner et s’il parviendra à être respecté. Car pour le moment il n’inspire pas la crainte. Le tout renforcé par une narration qui va droit au but.

Attaquons maintenant le point noir du titre : le graphisme. Très franchement, personnellement, je le trouve assez laid. Même si on sent la volonté de proposer quelque chose de brut, les charadesign sont loupés, le trait passant de banal à laid. Je n’accroche, par exemple, pas du tout aux traits déformés de certains visages, dans le but de mettre en évidence la peur ou tout autre sentiment fort. De même, les décors sont assez légers. Heureusement, les scènes sont claires et lisibles. Mais personnellement, je ne suis pas un fervent admirateur du trait de l’auteur.

Pour conclure, si on fait fi du dessin que l’on qualifiera, pour être gentil, de particulier, Gewalt – tome 1 de Kôji Kôno a les ingrédients pour être une bonne série dynamique. Le traitement rapide de l’intrigue, les questionnements du héros font que ça se lit avec beaucoup de plaisir et de facilité. Il manque encore le petit quelque chose qui donne une envie furieuse de voir la suite, mais on sent que ce seinen de combats de rue a les cartes en main pour nous distraire. Et vu qu’il a l’énorme avantage de n’être qu’en trois tomes, on aurait tort de se priver de lire la suite.

Et vous qu’avez-vous pensé de ce premier tome ? Cela vous donne-t-il envie de découvrir la suite de ce furyo manga ?

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