. Flash – tome 1 de Brian Buccellato et Francis Manapul | Fant'asie
Kameyoko 28/07/2015 0
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Flash - tome 1

Flash – tome 1 de Brian Buccellato et Francis Manapul

Enfin du Flash chez Urban !

Flash était jusqu’à maintenant l’un des plus grands et des plus illustres absents du catalogue d’Urban Comics. Malgré les nombreuses demandes de fans, l’éditeur n’avait encore jamais publié du Flash en librairie. Mais le succès de la série The Flash sur CW a chamboulé tout ça.
Nous avons donc le droit au Flash du New52.

Flash – tome 1 : de l’avant ! de Brian Buccellato et Francis Manapul est édité par Urban Comics et est disponible à la vente depuis le 20 mars 2015

Résumé de Flash 1 chez Urban Comics

Résumé de l’éditeur :

Frappé par la foudre et aspergé de divers produits chimiques, l’agent de police scientifique Barry Allen devient subitement l’homme le plus rapide du monde. Il décide alors de mettre ses pouvoirs extraordinaires au service de la justice, sous l’identité du Flash. Et l’occasion d’éprouver ses nouveaux talents ne se fait pas attendre : le criminel Mob Rule vient tout juste de plonger la ville de Central City dans l’obscurité…
Infos complémentaires :
(contenu : Flash #1-8)

Les nouvelles capacités de Flash

Réclamé à cor et à cri depuis leur arrivée, Urban Comics s’est enfin décidé à proposer du Flash en librairie. Ne nous voilons pas la face, ce revirement éditorial est très probablement du fait de la diffusion de la série sur CW : The Flash. Mais ne boudons pas notre plaisir ! C’est agréable d’avoir du Bolide Écarlate en librairie !

Cet opus reprend donc les premiers numéros du Flash version New 52. On y suit les pas de Barry Allen qui se familiarise avec ses nouveaux pouvoirs. Outre les capacités classiques liées à la Force Véloce, Flash développe de nouvelles spécificités : celle d’utiliser son cerveau en mode super-vitesse. ce qui ouvre pas mal de possibilités en terme de réflexe, mais aussi d’analyse d’une situation. Cet ajout paraît finalement presque logique pour accompagner la super-vitesse. Je trouve cet idée vraiment intéressante et assez bien exploitée, notamment graphiquement.

Au-delà de la découverte et l’appropriation de nouveaux pouvoirs, notre héros va retrouver un ancien ami Manuel Lago qui cache plein de chose. Il y aura aussi une coupure de courant générale, le retour de Captain Cold et à la toute fin, la préparation d’un nouvel arc avec un méchant emblématique de l’univers du Flash.

Le duo de scénaristes prennent leur temps pour lancer ce nouveau titre. Le premier arc narratif introduit un nouveau méchant Mob Rule, qui aurait pu être intéressant mais finalement n’est pas très charismatique et manque un peu de punch. Surtout que le rythme est assez lent. En effet, Brian Buccellato et Francis Manapul s’attardent beaucoup sur le personnage de Manuel Lago. Pour cela, ils s’appuient sur de nombreux flashbacks visant à expliquer la relation qui l’unit à Barry Allen et expliquer le pourquoi de sa situation actuelle. Mais sa caractérisation ne convainc pas tellement, car il y a quelques clichés.
Le ton n’est pas forcément à l’action effrénée mais à quelque chose de plus intimiste, centré sur les personnages

Captain Cold subit, quant à lui, un petit relifting graphique mais aussi au niveau de son background. Maintenant, il est capable de générer du froid. Oui, il n’a plus besoin de son pistolet refrigérant. Mais ce vilain, ce lascar, n’intervient que sur peu de pages. On hâte de le voir de nouveau à l’oeuvre.

Ce premier tome offre de bons moments de divertissement, un bel étalage des capacités et du potentiel de Flash. Il y a vraiment des idées intéressantes qui sont introduites comme les nouveaux pouvoirs, les failles dans l’espace-temps, la matérialisation du monde de la force véloce… On sent le potentiel du titre, du personnage et des méchants. Mais malheureusement, ce premier volume ne convainc pas totalement. La faute à une première intrigue un peu maladroite, lente et à un choix étrange. Ce choix est celui de développer plus les méchants que le personnage principal.
Barry Allen/ Flash manque de caractérisation. Avec le relaunch, il aurait été bien de s’attarder plus sur lui. Ce qui n’est pas le cas. Et au final, cela pèse sur le titre, puisqu’il manque singulièrement de charisme et d’intérêt. De plus, compte-tenu de la vitesse de Flash, on peut s’attendre à un rythme effréné, beaucoup d’action et de scènes marquantes. Mais le récit en manque et peine parfois dans son rythme. On a presque l’impression qu’il y a un manque d’ambition dans les intrigues, alors que paradoxalement, il y a un vrai choix en amenant de nouveaux pouvoirs.

Le gros point positif de ce Flash, c’est indéniablement le graphisme. Le style de Francis Manapul est incroyable. Il offre des pages de toute beauté, avec des compositions innovantes, intelligentes et très efficaces. Il arrive parfaitement à jouer avec la vitesse de Flash, à donner une impression tantôt de vitesse, tantôt d’immobilisme.
Il est également très bon dans l’expressivité des personnages. Son trait est très agréable et maîtrisé. J’ai également apprécié comment il distingue le présent, des flashbacks.
Mais ses planches sont aussi magnifiées par une colorisation excellente, qui met bien en valeur le trait de l’artiste. La palette de couleurs chaudes, douces et enivrantes apporte beaucoup de personnalité et de fraîcheur au tout. Une réussite !

Pour conclure, Flash – tome 1 de Brian Buccellato et Francis Manapul n’est pas un incontournable, ni même peut-être la locomotive qui pourrait tirer Flash, pour plus de présence en librairie, il n’en demeure pas moins un titre plus que correct. Si le début est un poussif, avec un manque de travail sur le héros, il offre néanmoins des bons moments de lecture et donne quand même envie de lire la suite et d’en découvrir plus sur Flash.
Le scénario a été trop timide dans ses intrigues, avec un certain manque de panache, mais en corrigeant ce défaut, on sent que le titre a du potentiel. Sous réserve qu’on s’attarde vraiment sur Barry.
Il ne faut non plus bouder son plaisir, surtout quand on a un graphisme de cette qualité, avec son découpage et sa mise en scène inventifs et ce trait si singulier rehaussé par une colorisation aux petits oignons.

Dans tous les cas, je suis heureux d’avoir du Flash en librairie, donc je soutiendrais ce titre !

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