. Dragon Quest, Emblem of Roto – tomes 1 et 2 | Fant'asie
Kameyoko 08/09/2014 1
  • Scénario
  • Graphisme

Dragon Quest, Emblem of Roto – tomes 1 et 2 de Kamui Fujiwara et Chiaki Kawamata

Amateurs de Dragon Quest soyez ravis

Les fans de Dragon Quest vont être aux anges avec l’arrivée de ce nouveau titre. Bien qu’un peu daté, il ne faut pas bouder son plaisir à l’idée d’avoir du Dragon Quest en manga, en plus de La Quête de Dai, paru il y a quelques années chez Tonkam.
Dragon Quest, Emblem of Roto (Dragon Quest – Roto no Monshô en VO) vous fera plonger dans cette fantasy un peu old school avec son bestiaire si particulier. Vous prendre bien un peu de nostalgie ?
Dragon Quest, Emblem of Roto – tome 1 de Kamui Fujiwara et Chiaki Kawamata sont édités par Ki-oon et sont sortis simultanément le 14 mai 2014.

Résumé de Dragon Quest, Emblem of Roto 1 et 2 chez Ki-oon

Résumé du tome 1 par l’éditeur :

De nombreuses années se sont écoulées depuis que Loran et Carmen, les héritiers du légendaire héros Roto, ont triomphé des forces du mal. Emportant avec eux un fragment du mythique emblème de leur aïeul, les deux frères ont chacun fondé leur propre royaume : celui de Loran au nord et celui de Carmen au sud. Mais après cent ans de paix et de prospérité, le monde est de nouveau menacé… Les armées maléfiques font le siège des derniers bastions humains, qui tombent les uns après les autres. Possédé par un démon, le roi de Carmen entraîne son royaume à sa perte. Seuls survivants de cette tragédie : le prince Arus, héritier du héros Roto, et Lunafrea, fille du général en chef des armées de Carmen. Pendant dix ans, la jeune femme élève le petit Arus dans le plus grand secret, à l’abri de ses ennemis. Mais, débusqués par une troupe de monstres, nos deux héros et leurs compagnons décident de prendre la route pour contrer la montée des ténèbres. D’autant que dans le royaume jumeau de Loran, l’héritier du trône est né à son tour. Baptisé Jagan, il s’est allié aux forces du mal et a juré la perte des humains…

Résumé du tome 2 :

Attaqués par un dragon rouge au beau milieu du désert, Arus et ses compagnons ignorent encore que leur adversaire n’a rien d’ordinaire : il s’agit en réalité de Kadal, ancien frère d’armes du héros Roto lui-même, préservé de la vieillesse par la magie des Sables du Temps !
Le grand sage, inquiet de l’avancée des puissances des ténèbres, propose au jeune garçon de lui apprendre à renforcer son pouvoir. Commence alors un entraînement draconien au sein de la mythique tour des Mirages…

Un Dragon Quest de 1991

Dragon Quest est une institution au Japon. A la base, il s’agit d’une série de RPG culte, avec la patte d’Akira Toriyama sur la charadesign et le bestiaire. Au pays du Soleil Levant, Dragon Quest est un monument vidéoludique, au même titre que Final Fantasy, même si en France, c’est moins le cas. Et face à un tel succès de nombreuses déclinaisons sont nées. C’est le cas avec des adaptations manga. En France, nous connaissons déjà Dragon Quest – la Quête de Daï (aussi connu sous le nom de Fly), que l’on a aussi vu en anim’ à l’époque du Club Dorothée.
Je dois avouer que j’étais archi-fan du dessin animé Fly. Du coup, la licence Dragon Quest m’a toujours un peu intrigué. L’arrivée de ce titre inédit en France m’a dnoc ravi, surtout quand c’est Ki-oon qui l’édite (le sérieux de l’éditeur n’est plus à prouver).

Mais avant de commencer la lecture, il faut savoir que ce titre, qui comporte 21 tomes, a été initialement publié de 1991 à 1997 ! Oui, il y a plus de 20 ans. Et on verra par la suite que ça a son importance.

Pas de doutes non plus, on reste bien en terrain connu. Tout débute par une présentation d’un monde en paix grâce au héros Roto, ses acolytes et ses héritiers. Mais voilà, cette paix va être remise en cause par un mal qui refait surface et essaie d’attirer dans ses griffes les descendants de Roto. C’est ce qui se trame au royaume de Carmen où le roi est tombé sous la coupe du mal et tente de s’en prendre à son fils Arus. Mais le tout jeune garçon est sauvé par Lunafrea, qui le cachera pendant des années. Mais l’autre héritier de Roto a lui été corrompu.
Mais quelques années plus tard, Arus verra sa quiétude troublée lorsque les forces du mal attaqueront son village. Commence ainsi la quête d’Arus pour s’ériger en héros prêt à s’opposer au mal avec ses compagnons.

Dragon quest- Emblem of Roto - tome 2Au vue du synopsis, on voit clairement qu’on est dans un chemin très balisé « Dragon Quest« . Que vous ayez déjà joué au jeu ou que vous connaissiez Fly, vous ne serez pas dérouté. C’est même presque le principal reproche de ce Emblem of Roto. Nous sommes en terrain connu, et il y aura peu de surprises, que ce soit dans les événements, la patte graphique, le bestiaire et l’identité du titre. Mais d’un autre côté il ne faut pas oublier que ce titre a plus de 20 ans. Et c’est peut-être ce côté nostalgique et cette identité Dragon Quest, qui fait qu’on le feuillette.

De plus, on sent que ces deux premiers opus sont très introductifs. Déjà, dans un bon premiers tiers du tome 1, le scénariste nous plante le décor du monde, les événements qui vont marquer le futur de Arus. Puis ensuite, on retrouve le cheminement assez classique : découverte du héros, de ses proches, de son village plein de quiétude. Puis le tout va être perturbé par les actions du mal, avec ses différentes têtes d’affiche, la fuite, la rencontre avec un « sage » et enfin l’entrainement. Désolé, je spoile un peu, mais en même temps, ça ne surprendra guère. A cet effet, les parallèles avec Fly/ la quête de Daï sautent aux yeux.

Même si tout va un peu vite, sans réel surprise, le lecteur sait, au moins, pertinemment où il met les pieds. Il comprend les enjeux, la trame globale, avec une présentation des forces en présence. Nul doute que le titre devrait décollé par la suite. Surtout que, déjà, plusieurs éléments, en fin de deuxième volume, comme de probables futurs ennemis/ alliés, sont introduits, en attente de développement.

Graphiquement, le style de Kamui Fujiwara colle bien à l’esprit de Dragon Quest et n’accuse pas trop son âge. Néanmoins, les décors restent un peu épurés, sans une réelle grosse attention sur les détails. En plus, personnellement, je ne suis pas convaincu par le charadesign d’Arus et encore nettement celui de Kira, que je trouve loupé. Mais pour le reste, on retrouve ce qui fait le charme des Dragon Quest, avec la patte Toriyama. Ça se ressent notamment, dans les charadesign, les vêtements et surtout le bestiaire et les « méchants ».

Pour conclure, Dragon Quest, Emblem of Roto – tomes 1 et 2 de Kamui Fujiwara et Chiaki Kawamata n’est pas forcément la bonne surprise que j’espérais. Mais ça reste du Dragon Quest, comme j’aime et presque comme j’attends. Mais c’est là, pour le moment, sa principale faiblesse, c’est que tout est prévisible, connu et déjà vu. Le manga date du début des années 90 et ça se voit, même si ça a bien vieillit. Mais l’opposition mal/ bien est assez tranchée, avec des rebondissements, événèments déjà exploités maintes et maintes fois, et avec un dessin un peu oldschool, fleurant bon la nostalgie. En 20 ans, le manga et le shônen en particulier ont évolué, et ce qui marchait bien à cette époque fait un peu daté actuellement. Mais en même temps, le lecteur un peu averti s’attendait à trouver ça.
Pourtant, je trouve que le titre fonctionne bien pour ceux qui recherche de la bonne vieille aventure fantastique typé RPG, avec des héros bien braves, de la magie et de la quête initiatique. Surtout que l’univers est riche visuellement. Mais ne nous mentons pas, ce titre parlera surtout aux plus nostalgiques. Et dans mon cas, ce Emblem of Roto a su faire fibrer cette corde sensible, et j’en redemande. Je veux lire la suite, et voir comment Arus et Kira vont s’opposer aux forces du mal. Attendons la suite, qui, je suis sûr, va réellement lancer le titre.

Et vous qu’avez-vous pensé de ce titre ? Vous replonge-t-il en enfance ? Ou bien trouvez-vous qu’il est trop daté ou avec une histoire trop convenue ?

Un commentaire »

Laisser un commentaire »