. Detroit Metal City – tome 5 par Kiminori Wakasugi | Fant'asie
Bagooor 21/09/2010 1

Detroit Metal City tome 5 par Kiminori Wakasugi

Retour aux origines

L’une des faiblesses de Detroit Metal City est de proposer à l’origine des histoires par chapitres indépendantes. Cela a permis au titre de se faire connaître avec son humour très spécial, mais très vite l’auteur a commencé à rallonger les histoires pour les rendre plus importantes. Malheureusement, les intrigues perdaient de leur humour, et il en résultait une qualité moindre, en comparaison des premiers volumes.
Or dans ce tome, l’auteur revient sur le format d’une histoire par chapitre, pour le plus grand plaisir du lecteur.

Avec ce 5ème tome, nous nous retrouvons à la moitié des aventures du groupe de Detroit Metal City. Beaucoup de choses se sont déjà passées, mais encore plus vont se produire.

Go to DMC !

Résumé du tome 5

Detroit Metal City devient de plus en plus connu, et donc le groupe se fait de plus en plus d’ennemis.

Pour se détacher de toute cette violence, Soichi souhaite prendre un peu de recul :
Il revoit des amis, refait de la musique qu’il aime, et rencontre même une jeune talent, originaire de la même région que lui. Des liens font se faire très rapidement entre eux, et il aura l’opportunité de pouvoir passer à la radio pour parler musique.

Mais avec sa malchance légendaire, ce sera un nouvel échec. Mais ce n’est pas grave, car Soichi va retourner chez ses parents pour le mariage de sa petite soeur. Un très grand évènement pour toute la famille, qui sera l’occasion pour lui de tous les revoir, et leurs montrer ses progrès musicaux.

Afin de redorer le blason du groupe, la manager de Death Record organise un concert commun avec les Deazm et les Painpanic Chainsaw. A l’origine rivaux, les 3 groupes vont mettre le feu, avec DMC en conclusion. Mais un élément imprévu viendra mettre fin à cette représentation, ne laissant pas l’occasion à DMC de montrer leurs talents.
Cet imprévu semble avoir déjà posé des problèmes à Death Record, car il semblerait que cet homme fasse partie de l’histoire sombre du label. Encore de gros problèmes pour Soichi et Krauser

Une hausse de qualité

Detroit Metal City continu d’être cette série sympathique, qui nous permet de passer un bon moment de détente sans prise de tête.

Le retour vers un découpage en petites histoires est pour beaucoup dans l’impression de hausse de qualité de ce volume. Presque à chaque fois, l’auteur parvient ainsi à aborder un sujet de manière rapide, en le rendant amusant, sans piétiner sur des éléments peu intéressants. Cela donne un petit regain d’intérêt à la série, qui commençait un petit peu à devenir constante. En effet, la qualité du titre ne faiblissait pas, mais stagnait, ce qui rendait les précédents tomes trop classiques par rapport aux précédents.
Ce tome se concentre principalement sur les individus, plutôt que sur le groupe. Cela permet de se rapprocher encore plus de Soichi, mais aussi des plus grands fans de DMC. La confrontation des meilleurs fans, qui ont pour objectif de retirer le plastron de Krauser afin de se faire frapper est assez marrant, mais c’est le combat entre les 2 porcs capitalistes de Krauser que j’ai le plus apprécié.

Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont toujours très tirées par les cheveux, mais cela fait partie de la qualité du titre : placer les personnages dans de gros quiproquos, à la limite de l’humiliation. Soichi se place toujours dans des situations grotesques, le plus souvent dues à sa volonté de faire la musique qu’il aime. Mais Krauser prend toujours le dessus.
Cette pseudo-schizophrénie du personnage semble d’ailleurs très utilisée par l’auteur, qui ne se sert plus que de Krauser pour se venger des personnes se moquant de Soichi. C’est un petit peu dommage, car en utilisant cette schizophrénie, Kiminori Wakasugi aurait pu créer des situations encore plus folles.
Un autre point qui semble être moins présent qu’avant, c’est la volonté de Soichi de constamment vouloir quitter le groupe, mais de ne jamais avoir le courage de l’annoncer à la responsable du label. Je ne sais pas s’il faut voir cela comme une évolution du personnage, ou comme un choix par l’auteur pour réaliser d’autres gags, mais cela montre tout de même une évolution dans l’histoire.

Les 2 derniers chapitres de ce tome laisse présager une histoire avec beaucoup de potentiel pour la suite. L’auteur prend tout de même la solution de facilité, en abordant l’histoire du label Death Record, et en faisant entrer un nouveau personnage en scène. De violentes confrontations sont à prévoir, mais j’espère que cela ne trainera pas sur trop de chapitre.

Une autre particularité de ce manga est d’avoir un style graphique assez particulier : lorsque l’on ouvre le 1er volume de Detroit Metal City pour la première fois, on ne peut que constater que les dessins semblent être moches. Mais si l’on passe outre le style lors de la lecture, on s’habitue assez rapidement à ce trait particulier. A la lecture de ce cinquième tome, on ne peut que constater que le dessin n’est vraiment plus un obstacle : lorsque l’on commence à apprécier le titre, on se rend compte que le style de Kiminori Wakasugi fait partie intégrante de l’oeuvre, et que c’est ce qui fait le charme du manga.
Outre l’habitude du lecteur, la façon de dessiner de l’auteur s’est sans doute grandement améliorée depuis le début du manga, et il réalise maintenant un style moins brutal qu’à ses débuts. Une très bonne chose pour les lecteurs, mais qui retrouve tout de même le style qui a fait le succès de la série.

Globalement, le titre conserve une bonne moyenne générale. C’est toujours un plaisir de lire un volume de Detroit Metal City, car même si l’on est conscient que certains tomes étaient plus faibles que d’autres, on est certain de passer un très bon moment. Quelque soit la qualité que l’on recherche et l’humour que l’on apprécie, toute personne lisant ce manga rigolera/sourira à de nombreuses reprises.

Que pensez-vous de ce 5ème volume de Detroit Metal City ? Appréciez-vous toujours l’humour de Kiminori Wakasugi ?

Un commentaire »

  1. Walpurgis 22/09/2010 at 16:02 -

    Fan que je suis de cette série, je sis particulièrement d’accord avec tes propos. Malheureusment, les gags se font répétitifs (même dans ce tome-ci) mais grâce à l’humour, cela passe assez bien. Ce tome met aussi en vant l’apparition d’un nouveau personnage qui permet de s’intéresser à ce que va être le tome 6.

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