. Détroit Métal City – tome 3 par Kiminori Wakasugi | Fant'asie
Bagooor 17/07/2010 2

Détroit Métal City tome 3 par Kiminori Wakasugi

Un festival de gags

Suite de ce manga toujours aussi déjanté.
Le groupe Detroit Metal City continue de se faire connaitre et enchaine malgré tout toujours plus de situations plus cocasses les unes que les autres.
L’auteur continue d’enchainer les situations et approfondit un peu plus ce milieu loufoque du Death Métal à la DMC. Chaque personnage aura son moment de gloire, afin d’être mis en avant.

Malheureusement, ce tome est un petit peu moins fun que les précédents, mais ne tombe pas non plus à plat. L’histoire du Satanic Emperor prévu pour durer semble proposer un humour différent de celui auquel on était habitué.
Espérons que cela finira vite, que l’auteur reprenne son rythme d’une histoire par chapitre, qui lui permet d’être plus efficace et de proposer un humour comme on aime.

Résumé du tome 3

Suite à la victoire de Detroit Metal City sur Jake Ill Dark, la fille de celui ci souhaite passer quelques jours au Japon, afin de visiter la ville. Et pour cela, Jake Ill Dark a demandé à Krauser II de lui servir de guide. Il devra donc être le plus « Métal » possible, pour ne pas entacher l’image du groupe, et se fera entrainer dans une sombre histoire de festival, où les groupes les plus extrêmes se rencontreront (dont les Norvégiens de Helvete, ou les Deazm, créateurs du scato-Métal).

Mais en attendant le lancement de ce festival, Soichi souhaite se concentrer sur sa musique. Et Yuri lui apprendra qu’Amor Amor réalise une audition auprès de jeunes talents, et que ce serait l’occasion pour lui de percer. Direction son parc préféré pour chanter et jouer de la guitare, afin de se préparer à l’audition.
Il recroisera Hideki, qui a laisser tomber son groupe Tetrapod Melon Tea pour se lancer en solo (suite au massacre par Krauser de leur intervention télévisé). Tous les deux vont vouloir se lancer dans un duo en mettant toutes les chances de leurs côtés.

Du côté du groupe, des tensions commencent à naitre entre certains membres et les fans s’imaginent une guerre entre Krauser et Camu. Jagi sera le sauveur du groupe, celui qui réussira à apaiser les tensions, et qui sauvera le monde de la destruction.
Et la boss de Death Record organisera une soirée groupie après un concert pour que le grand Krauser puisse, enfin, perdre son pucelage.

De grands moments de rire et de détresses attendent nos héros, dans des situations toujours plus ridicules.

Une petite perte de vitesse

A la lecture de ce 3ème tome de Detroit Metal City, on ressent une certaine baisse de régime.
En fait on a surtout l’impression que l’humour prend moins, peut être est-ce parce que l’auteur a débuté en étant au top du top. Il est donc normal qu’il y ai des hauts et des bas. Car l’humour présent maintenant sur la série peut plaire à certaines personnes qui ne trouvaient pas l’oeuvre spécialement drôle. Ainsi, chaque personne doit se faire son avis, après lecture des précédents tomes.
La série a vraiment un bon potentiel, elle sortait des sentiers battus, et je trouve dommage qu’elle perde un peu de sa splendeur dès le 3ème volume.

Comme toujours, les choses évoluent malgré des histoires éparses. De nouveaux personnages entrent en jeu, de grandes choses se préparent, et de nombreux groupes de Métal plus déjantés les uns que les autres vont faire leurs apparitions.
Chaque groupe à sa particularité, et l’auteur va chercher très loin pour certains. C’est même plutôt limite pour le groupe de Deazm, groupe de Scato-métal ! Certes jusqu’à maintenant l’humour n’était pas très intellectuel, mais avec ce groupe c’est le pompon.
Malgré ce petit écart, c’est amusant de découvrir ses groupes, et de les voir confrontés à DMC. Le combat de porc capitaliste est bien trouvé, si l’on accepte ce style d’humour.
Avec l’humour plus décalé qui apparait dans Détroit Métal City, il faut bien être réceptif et prendre les thèmes au second degré. Il faut donc, dans ce volume plus que dans les précédents, prendre suffisamment de recule pour apprécier correctement cet humour bien particulier.

On sent toujours très nettement la volonté de Soichi de quitter le groupe, mais l’impossibilité devant laquelle il se retrouve constamment, quand il se laisse guider par ses émotions et qu’il rentre dans le rôle de Krauser. Les quiproquos qui s’enchainent ensuite sont toujours bien trouvés, et mettent Soichi dans l’embarras.

Comme toujours, les chapitres sont complétés par le « Dictionnaire DMC », reprenant et parodiant des mots et des expressions abordés dans le chapitre. Comme pour l’humour, certains sont bien trouvés et plutôt marrant, mais d’autres tombent un peu à plat.
En fin de volume, il y a le chapitre Bonus-track, petite histoire en 3 pages. Il s’agit des fois d’un passage en rapport avec ce qui a été lu dans le manga, ou d’une intervention concernant les fans de DMC ou le groupe. Jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé ses petits bonus intéressants, et j’espère que cela continuera.

Le travail réalisé par l’éditeur 12Bis est toujours très bon, avec des bonnes idées sur certains jeux de mots, et une édition sans censure. Car certains éditeurs auraient peut être tenté de faire des tournures de phrases différents, ou de remplacer certains mots, ce qui aurait rendu le manga bien plus fade. C’est donc un bon travail de l’éditeur, que je tenais à rappeler.

Au final, je trouve donc ce volume un peu en deçà des précédents volumes, mais le plaisir de lecture est toujours présent, toujours à l’affût du moindre élément décalé.
Detroit Métal City est toujours une très bonne lecture, permettant de passer de bons moments en lisant une oeuvre différente des séries auxquelles nous sommes habituées. Après elle peut ne pas plaire à tout le monde, mais elle mérite que les gens y jettent un oeil et s’y intéressent, pour ne pas passer à côté d’un titre fun.

Qu’avez-vous pensez de ce 3ème tome ? Appréciez-vous toujours l’humour présent ?

2 commentaires »

  1. Walpurgis 17/07/2010 at 18:40 -

    Ce tome 3 m’a autant plu que les deux précédents. J’aime beaucoup les quiproquos et le comique très second degré de ce manga. Mon passage préféré est sans nul doute le retour à la pop de Soïchi Negishi. Ce passage est très drôle mais explique aussi en partie son échec vers ses véritables aspirations.
    Pour avoir lu la série jusqu’au 8e tome (le dernier sorti), les hauts et les bas dont tu parles sont en effet impossibles à éviter car comme tu l’as souligné la série était de bonne qualité dès le début.

  2. Bagooor 19/07/2010 at 14:52 -

    @Walpurgis : Oui il y a des hauts et des bas, mais ils n’enlèvent en rien de la qualité global de la série. Il faut vraiment la lire pour se faire un avis, car tout le monde n’aimera pas l’humour spécial de l’oeuvre.
    J’espère que le final de la série sera à la hauteur 🙂

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