. Deadpool – tome 1 de Gerry Duggan, Brian Posehn et Tony Moore | Fant'asie
Kameyoko 07/05/2015 2
  • Scénario
  • Graphisme

Deadpool - tome 1

Deadpool – tome 1 de Gerry Duggan, Brian Posehn et Tony Moore

Deadpool version Marvel Now !

La vague du Marvel Now se poursuit en France. Après avoir sorti les principales séries d’équipes ou des principales têtes d’affiche, Panini Comics continue avec un personnage n’impactant que peu le Marvelverse mais pourtant très populaire : Deadpool.

Un titre qui se veut un peu à part, dans l’esprit, de ce qui se fait chez Marvel.
Vu le côté barré du personnage espérons que le récit en tire parti. Est-ce le cas ?

Deadpool – tome 1 de Gerry Duggan, Brian Posehn et Tony Moore est édité par Panini Comics et est disponible à la vente depuis le 05 novembre 2014.

Résumé de Deadpool 1 chez Panini Comics

Résumé de l’éditeur :

Une armée de zombies déferle sur New York… mais ces morts-vivants sont en réalité les anciens présidents des États-Unis ! Un seul héros Marvel a les compétences nécessaires pour les arrêter : Deadpool. Le mercenaire disert va notamment affronter Richard Nixon et Abraham Lincoln puis se mesurer à Ronald Reagan… dans l’espace !

Deadpool vs les présidents américains morts !

Bien que datant du début des années 90 (1991 pour être plus précis), Deadpool jouit actuellement d’une grande popularité parmi les héros Marvel. Au point qu’il va même avoir droit à son film solo prochainement (le Deadpool version X-Men origins : Wolverine n’existe pas !).
Pourtant, ça reste un personnage un peu secondaire qui n’a pas beaucoup d’incidence sur le Marvelverse. Mais il reste apprécié par une large frange du lectorat comic.

Il n’est donc pas illogique qu’il ait aussi le droit à sa version Marvel Now ! Et pour cela, la Maison des idées à confier le bébé aux deux scénaristes Gerry Duggan et Brian Posehn. Ces derniers nous proposent une histoire très axée sur le WTF (acronyme de what the fuck) et sur l’humour. Rien que l’idée de base est un délice : faire revenir les présidents américains morts à la vie avec pour seule ambition de détruire l’Amérique pour mieux la rebâtir.

Ce choix de beaucoup miser sur l’humour a un côté assez universel qui plaira aisément à tous (même si ce n’est pas conseillé au plus jeune) et contribue grandement à faire de Deadpool un personnage ô combien badass et charismatique.
Le lecteur s’amusera de punchlines insicives souvent référencées, même s’il y a cet arrière-goût d’artifice. Je veux dire par là qu’on sent qu’il y a une recherche de phrases chocs, de répliques mordantes juste pour en mettre. Comme si les scénaristes se forçaient à en placer pour affirmer cette caractérisation au personnage.

Mais fort heureusement, la majorité du temps, ça fait mouche, parce que les dialogues sont ciselés et bien écrits. Cet humour irrévérencieux, pas franchement politiquement correct sied bien aux spécificités de Deadpool et son pouvoir régénérant. Les scénaristes contribuent grandement à faire de cet anti-héros un personnage vraiment à part dans le Marvelverse et qui casse un peu les codes narratifs. On s’amusera beaucoup d’un passage où Deadpool s’adresse directement au lecteur faisant tomber ainsi la barrière oeuvre/ lecteur. C’est tout con, mais ça fonctionne bien !

En revanche l’humour est peut-être un peu trop référencé pour le lecteur lambda français. Entre des références à la culture mainstream des dernières décennies et la présence de présidents américains, il faut avoir une certaine culture générale pour bien apprécier. Je pense surtout à certains blagues autour de présidents morts et de leur caractéristiques propres, et de leur histoire. Ainsi, voir Reagan dans l’espace, voir Théodore Roosvelt chasser ou encore William Taft dans une baignoire prend sens quand on connait même rapidement ces présidents.

L’histoire en soi est assez linéaire avec une succession de morts de présidents revenus à la vie. Mais c’est quand même hyper divertissant, et ce, même si les rebondissements sont minimes. C’est juste un bon gros défouloir sur fond d’histoires improbables mais jouissives ! Deadpool est à prendre pour ce qu’il est : du pop corn comic débridé et assumé.

Pour la partie graphique c’est Tony Moore qui se charge des dessins. Celui qui a dessiné les premiers numéros de Walking Dead nous propose un travail de qualité avec des planches soignées et à la mise en scène impeccable. Avec ses faits d’armes sur Walking Dead, inutile de dire qu’il arrive à bien donner vie à ces présidents morts revenus à la vie (pas sous forme de zombies, mais ça reste des morts-vivants^^) ou à un Deadpool et ses petits problèmes épidermiques.

Pour conclure, Deadpool – tome 1 de Gerry Duggan, Brian Posehn et Tony Moore n’est pas d’une grande finesse d’écriture, ne propose un récit savamment élaboré avec des cliffs de partout. Mais en même temps ce n’est pas forcément ce que l’on attend de ce personnage. Quand on connait le Deadpool on veut de l’humour, un personnage barré, des situations un peu rocambolesques, de l’action, un tantinet de viscères et des punchlines incisives. Et c’est bien ce que nous avons ! Et de ce point de vue là c’est une réussite, même si c’est un poil trop référencé pour le lecteur français lambda.
Ce Deadpool Marvel Now est un bon gros WTF, un bric-à-brac de délires, de dialogues savoureux et d’idées farfelues. Et pour moi ça marche. Evidemment c’est un style un peu à part, mais personnellement j’ai bien accroché à ce style. Un peu de WTF ne fait pas de mal.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Aimez-vous ce mélange particulier d’humour, de grand n’importe quoi et d’action ?

2 commentaires »

  1. Neurazic 12/05/2015 at 17:21 -

    J’ai adoré ce tome 1. Par le passé j’avais été vite lassé par les Deadpool Corps par exemple, mais là j’ai trouvé ça top à tous les niveaux 😀

  2. Kameyoko 13/05/2015 at 09:56 -

    @Neurazic : Je ne suis pas un grand lecteur de Deadpool, mais celui-là est un petit plaisir coupable ^^ Mais ça tient à l’histoire déjantée. Curieux de voir ce que ça peut donner avec un autre pitch

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