. Critique : Le Trône de Fer, tome 13 – Le Bûcher d'un Roi de George R.R. Martin. | Fant'asie
Torospatillo 19/04/2012 4
Critique : Le Trône de Fer, tome 13 – Le Bûcher d’un Roi de George R.R. Martin.

Le trône de fer - tome 13 : le Bûcher d'un roi

Le Trône de Fer, tome 13 – Le Bûcher d’un Roi de George R.R. Martin.

Le premier tiers du 5ème tome.

En moins d’un an, le Trône de Fer est passé du stade d’ouvrage bien aimé des amateurs de fantasy, au statut d’oeuvre culte pour un large public depuis sa brillante déclinaison télévisuelle que l’on doit à HBO. Or le 5ème tome de la saga, intitulé A Dance with Dragon dans la langue de Shakespeare était attendu depuis plus de 6 ans par les amateurs de la saga. Sa sortie en Juillet 2011 outre-atlantique a été un véritable évènement dans le microcosme des amateurs de fantasy épaulé par la popularité grandissante de la sortie.
Après de long mois d’attentes, c’est enfin  le 14 mars 2012 que se présente cet ouvrage dans sa traduction française, édité chez Pygmalion. Toutefois, ce tome intitulé Le Bûcher d’un Roi, ne reprendre que le premier tiers du roman proposé par George R.R. Martin. Il s’agit ainsi du tome 13 dans le découpage de la saga voulu par l’éditeur.
Je ne rentrerai pas dans la polémique lié à ce découpage, mais préciserai qu’il faudra certainement attendre 2014 pour pouvoir bénéficier d’une édition intégrale du tome 5.
Avant de poser par écrit ce que j’ai pensé de ce tome, je tiens à rappeler que j’ai eu l’occasion de lire le tome 5 en anglais à sa sortie, aussi je ne peux que vous renvoyer à ma première chronique.

Résumé du Bûcher du Roi chez Pygmalion.

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l’Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d’ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d’autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l’or depuis qu’il s’est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l’immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées.

Une introduction de qualité.

Si vous avez lu ma chronique dédiée au tome 5 dans son intégralité, vous savez déjà qu’il m’a énormément déçu. Toutefois, son premier tiers, très introductif, était plutôt plaisant, or c’est bien cette partie du récit qui est ici proposée.
Nous suivrons ici principalement les pérégrinations de Tyrion, Daenerys, Jon, Bran, Davos ainsi que Quentyn Martell. En plus de ces personnages déjà connus, nous découvriront un certain Schlingue ainsi qu’un autre personnage dont je tairai ici le nom… Le personnage de Schlingue étant certainement le point fort de ce nouvel opus.
Les aventures de nos différents héros sont dans l’ensemble agréables à suivre, Tyrion fait preuve de sa verve habituelle malgré le fait qu’il soit quelque peu troublé par ses dernières aventures. La quête initiatique de Bran arrive enfin à son dénouement, et Jon voit son autorité contestée par la présence du Roi Stannis sur le Mur.
Finalement, et c’est ce qui fera le principal défaut du tome 5, le situation de Daenerys s’enlise entre les murs de Meereen. George R.R. Martin y enchaîne les sous-intrigues sans aucun intérêt pour la conquête du Trone de Fer. Si cette situation est supportable sur la longueur de ce tome, elle deviendra beaucoup plus déplaisante lors des deux tomes à venir.
Finalement ce tome 13 bien qu’introductif apporte  quelques éléments importants pour le futur de la saga, et propose ainsi un contenu plutôt marquant.
L’autre point fort de cet opus est que l’on en apprend beaucoup sur le monde mis en place par George R.R. Martin. A travers certains dialogues ou la visite de certains lieux, on découvrira de nombreux éléments importants sur les sauvageons, les Cités Libres, l’Antique Valyria, où même sur Westeros (notamment sur la maison Bolton). Tout ces détails sont évidement les bienvenus et s’intègrent parfaitement à la mythologie mise en place par George R.R. Martin.
Le découpage opéré par Pygmalion est plutôt bien choisit laissant le lecteur avec suffisamment d’informations pertinentes pour fantasmer sur la suite, sans pour autant être laissé abandonné en pleine intrigue sans en comprendre les tenants et les aboutissants.
L’autre nouveauté apporté par ce tome, est qu’il bénéficie d’une nouvelle traduction. Patrick Marcel livre une traduction plus proche du texte original que son prédécesseur, de plus sa traduction se montre intelligente dans les parties consacrées à Schlingue où une traduction littérale aurait manqué de subtilité. Toutefois, je dois avouer que j’ai un petit faible pour les traductions de Jean Sola  sur les précédents tomes, peu être parce que j’ai découvert le Trone de Fer à travers ses mots, mais toutefois une traduction plus fidèle ne peut être qu’un plus.
Pour conclure, le découpage opéré par Pygmalion peut déplaire à certains qui n’y voit qu’un moyen de se faire plus d’argent, toutefois pour moi il s’avère presque salvateur quand on connaît déjà l’intégralité du tome 5. Certains dirons que ce tome est trop court, mais là encore, sachant à quoi m’attendre par la suite, je trouve le contenu de ce tome très bien dosé. Le nouveau traducteur de la série apporte beaucoup plus de respect aux textes de George R.R. Martin sans pour autant s’éloigner trop rapidement des traductions de son prédécesseur. Enfin, bien qu’il s’agit d’un tome introductif, George R.R. Martin y dénoue quelques intrigues et intègre de nouveaux personnages qui auront leur importance dans la guerre des trônes.
Avez-vous lu ce tome? Qu’en avez-vous pensé? Aviez-vous le tome 5 en anglais?

4 commentaires »

  1. Thom 13/06/2012 at 21:43 -

    Pour commencer… Je te hais ! De tout âme :mrgreen: . Enfin, dirons plutôt que je suis jaloux. J’aurai bien aimé avoir une connaissance suffisante en anglais pour pouvoir lire dans son entier té le tome 5.

    Pour toi qui connait la suite, l’introduction de Schlingue est peut-être un point fort mais pour moi, je ne vois pas trop ce qu’il apporte de plus dans l’histoire. ( Mais je suis sur que ça va venir après ).

    Je suis assez déçu par la nouvelle traduction. Je préférais le premier traducteur. Tout à fait subjectif, c’est juste que je n’aime pas le changement. Et aussi, j’ai l’impression que les expressions moyennageuses se sont quelque peu taries.

    Malgré tout, je suis content de retrouver le nord ! La situations de Daenerys avec ses dragons et sa façon de diriger me chiffone beaucoup ! Je me demande comment va-t-elle sortir de ce mer**** :p dans laquelle elle se retrouve.

  2. Torospatillo 14/06/2012 at 13:23 -

    Merci pour ton commentaire…
    Il a été difficile pour moi de critiquer ce tome en ayant lu l’intégralité du Tome 5…
    Et effectivement pour mes avis sur certains personnages c’est clairement influencé par le reste du roman…

  3. DroZo 05/10/2012 at 14:36 -

    Je n’ai pas lu le tome 5 en anglais, mais je vais quand même me lancer dans une critique du tome 13. J’ai d’abord été agréablement surpris par le découpage: malgré le fait qu’on soit à 1/3 du livre, le T13 montre une unité dans ses actions. On a affaire a de vrais cliffengers pour chacuns des cycles narratifs abordés (excepté pour Jon, où on a l’impression qu’on nous laisse un peu en plan). Le principal défaut du livre selon moi viens de George R R Martin lui-même, avec son idée de faire deux tomes simultanés (le tome 4 et le tome 5) et de vouloir rédiger ce qui se déroulait entre le tome 3 et son tome 4 original (pour rappel, Martin voulait que les tomes 4,5,6 se déroulent cinq ans après les 1, 2, 3. Ce n’est qu’après qu’il a décidé d’écrire ce qui se passait entre ce volumes et de l’intégrer dans le série. Concéquent, on a l’impression à travers le tome 4 et le début du 5 qu’il nous livre une série e nouvelles se déroulant entre les deux cycles, et cela viens casser l’unité. Dans le cas de Daenerys (qui, on dirais, possède également une « histoire rajouté pour combler 5 ans de vide ») la fin nous paraît tellement prévisible qu’on en perd du plaisir (je n’ai pas lu la fin, mais je suis sûr de la connaître). Quand à la nouvelle traduction… Je reconnais avoir un faible pour les écritures complexes, ce qui fait que j’adhère moins. Cela n’engage que moi, bien sûr

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