. Cosplay de Laurent Ladouari | Fant'asie
Torospatillo 03/04/2014 2

Cosplay de Laurent Ladouari

Cosplay de Laurent Ladouari.

Monde virtuel.

Après ma lecture de l’excellent Ready Player One de Ernest Cline, je suis rentré en mode mono-maniaque et j’ai voulu lire d’autres livres parlant de réalité virtuelle. Le hasard faisant bien les choses j’ai entendu parler du roman qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir Cosplay de Laurent Ladouari.

Ce dernier venait de sortir et je pense qu’il devait faire partie d’une opération MassCritique sur Babelio car j’en ai beaucoup entendu parler sur la toile.

Cosplay est le premier roman d’un auteur Français, Laurent Ladouari. Le parcours de ce Monsieur est pour le moins atypique dès lors que son éditeur indique qu’il est ingénieur de formation, et a travaillé pour des groupes de médias et de télécommunication puis au service du Gouvernement sur des sujets relatifs à l’économie numérique.

Le roman est édité chez une maison d’édition que je ne connaissais pas, HC Editions que je dois féliciter pour son travail, la version papier est de très bonne facture, et la couverture très réussie.
A noter, que ce roman est censé être le premier d’une trilogie intitulée Volution.

Résumé de Cospaly chez HC Editions.

Adamas, milliardaire cynique et haï de tous, rachète une ancienne gloire de l’industrie au bord de la faillite : 1T. Le redoutable prédateur déclare vouloir la détruire. Cela n’a aucun sens.

Le même jour, par un invraisemblable concours de circonstances, Katie Dûma parvient à se faire recruter par 1T. Comme les trois mille autres employés, Katier est invitée à plonger dans l’univers virtuel du Cosplay : un jeu de masques où chacun agit et communique sous le couvert de l’anonymat.

Le Cosplay n’a pas de règles : ce jeu de simulation prône une liberté totale. Protégé par son masque, chacun révèle sa véritable humanité : calomnies, délations et règlements de compte se déchaînent dans une explosion de violence sans précédent. Le Cospaly est la bombe envoyée par Adamas pour anéantir 1T. Mais depuis l’intérieur du jeu, Katie organise la résistance.

 

Roman d’entreprise.

Une fois de plus, je ne sais pas comment commencer cette critique.
Je vais vous citer ici ce que l’éditeur en dit : 

“Situé dans un avenir indéterminé, l’univers de Volution hérite de toutes nos références culturelles, depuis les auteurs antiques jusqu’à Madonna.
La narration s’inscrit dans la lignée des romans populaires du XIXe siècle français, comme ceux d’Alexandre Dumas et de Jules Verne : par-delà leur postérité littéraire, ils ont inspiré au XXe le cinéma d’aventure, les comic books, la science-fiction et au XXIe les sagas littéraires et les séries télévisées. Leur influence a parfois contaminé la réalité historique : on oublie souvent que Les Mystères de Paris d’Eugène Sue ont contribué au déclenchement de la révolution de 1848.
(…) Roman d’aventure et roman d’anticipation, Cosplay parle de démocratie sous l’angle des rapports de force qui s’établissent dans le monde du travail. Il met à l’honneur le courage, la générosité, l’innovation, la transmission entre les personnes et les générations”.

Pourquoi faire mon feignant et vous coller ici ce que l’éditeur revendique pour ce livre, et bien tout simplement car ce sont bien toutes ces références et prétentions qui me posent problème.
En effet, je me demande si l’auteur n’a pas voulu faire passer un message avant de nous raconter une histoire. Alors évidemment ça ne serait pas le premier auteur à le faire, mais j’ai l’impression que Laurent Ladouari n’est pas des plus délicats.
Commençons par le monde mis en place ici, il est plein de références historiques, mais objectivement je n’ai absolument rien compris au monde dans lequel se déroule l’histoire, ni du point de vue social, ni politique, ni économique, ni technologique. Quelques éléments sont donnés mais vraiment tout est ici très survolé, et j’en suis à me demander quel est l’intérêt de ne pas avoir fait se dérouler l’histoire à notre époque actuelle… Etant donné que ce roman n’est qu’un premier tome le monde sera peut-être développé plus tard.
D’ailleurs, la trilogie dont Cosplay est le premier opus, est intitulé Volution, soit le nom que donne Alain Damasio au mouvement révolutionnaire dans sa Zone du Dehors, je ne sais pas si c’est un hommage ou le hasard.

Bref, passons au second problème de ce roman, ses personnages. Alors, là encore je pense que la création des personnages résulte du message qu’a voulu faire passer son auteur. L’ensemble des personnages est très stéréotypé, et ils répondent tous à des archétypes… De plus, la présentation des personnages, et par conséquent le début du roman est très longue et peu passionnante, mais là encore, je comprends la nécessité d’un tel procédé dès lors qu’il faut que les personnages soient déjà bien présentés avant de rencontrer leurs alias virtuels.
Le roman alterne deux types de scènes, les scènes se déroulant dans le Cosplay, monde virtuel, censé permettre la restructuration d’une entreprise. Durant ces scènes, chaque personnage se choisit un avatar, et le lecteur ne connais les identités que de très rares personnages.
Les autres scènes se déroulent hors du Cosplay, pour une partie dans l’entreprise où se déroule le Cosplay, pour le surplus, dans le milieu des puissants de ce monde, des grands décideurs.

Voyez-vous malgré toutes les critiques que j’ai pu émettre plus haut, et bien j’ai apprécié cette lecture. Cosplay est une lecture agréable, et malgré les défauts que j’ai pu lui trouver,  elle est finalement pleine de bonnes idées, et même si elle peut tourner par moment à la démonstration, le tout se tient, et surtout ce roman a le mérite d’être original, et ça s’est déjà pas mal !

Pour conclure, quand je repense à ce roman, j’ai plein de chose à lui reprocher : des personnages caricaturaux, un début très lent, plein de heureux hasard, des ambitions affichées un peu prétentieuses, un monde pas très compréhensible… Mais finalement, je vous recommande quand même de lire ce livre. Je l’ai apprécié, il est original et fourmille de bonnes idées. A une moindre échelle, il m’a fait penser aux premiers tomes de Fondation de Asimov, où il était flagrant qu’il avait plein de bonnes idées à défendre mais que sa narration n’était pas forcément à la hauteur. Bref, Laurent Ladouari est certainement un auteur à suivre, et je lirai la suite de cette saga!

Avez-vous lu se livre? Qu’en avez-vous pensé.

2 commentaires »

  1. Dionysos89 03/04/2014 at 20:44 -

    Même note et à peu près même ressenti pour moi. Un peu dur avec la narration façon Asimov. 😉

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