. Civilization Blaster – tome 1 de Ren Saizaki, Arihide Sano et Kyo Shirodaira | Fant'asie
Kameyoko 05/10/2011 5
  • Scénario
  • Graphisme

Civilization Blaster - tome 1

Civilization Blaster – tome 1 de Ren Saizaki, Arihide Sano et Kyo Shirodaira

Vous prendrez bien un peu de magie ?

Civilization Blaster (Zetsuen no Tempest en VO) est l’une des dernières nouveautés de Kurokawa. L’éditeur met d’ailleurs beaucoup ce titre en avant.
C’est un shônen qui mélange action et magie. Ce dernier point est au cœur même de l’histoire, même s’il est aussi question de destruction du monde, d’amitié et de vengeance.
De prime abord, ce manga semble assez prometteur, mais est-ce réellement le cas, une fois la dernière page tournée ?

Civilization Blaster – tome 1 de Ren Saizaki, Kyo Shirodaira et Arihide Sano est édité par Kurokawa et est disponible à la vente depuis le 08 septembre 2011.

Résumé de Civilization Blaster 1 chez Kurokawa

Cela fait un mois que Yoshino n’a plus de nouvelles de son ami Mahiro. Le jeune lycéen se demande où est passé son ami. Il décide de se recueillir sur la tombe de la famille de Mahiro.
En effet, il y a un an, la famille de Mahiro (ses parents et sa soeur) a été assassinée, sans que le coupable ne soit arrêté. Depuis, le jeune homme est obnubilé par l’envie de retrouver le meurtrier.

Alors qu’il se recueille, Yoshino se fait aborder par une femme louche : Evangeline « Fraulein » Yamamoto. Cette dernière est à la recherche de Mahiro et commence à lui poser des questions. Devant le manque de réponse, la jeune femme braque le lycéen.
Alors que des papillons se mettent à voler partout, ce qui est rare vu la saison, Mahiro fait son apparition et parvient à sauver son ami grâce à de « nouveaux pouvoirs » liés à la magie.
Il explique alors à son vieil ami qu’il a obtenu ses pouvoirs en s’alliant à une sorcière extrêmement puissante, isolée sur une île et qui se retrouve incapable d’utiliser sa magie. En échange de l’aide du garçon, qui doit arrêter un clan de sorcier, qui est la cause de destruction de villes et de personnes transformées en métal, elle lui a promis de mettre ses pouvoirs à disposition pour traquer le meurtrier de sa famille.

Un début sympathique mais qui ne convainc pas totalement

Civilization Blaster, aux vues de la communication faite autour de ce titre, semble être une grosse sortie pour l’éditeur Kurokawa. On peut comprendre pourquoi, car il y a vraiment des bonnes choses, des choses prometteuses.

Mais malheureusement, le résultat n’est pas forcément au rendez-vous des espoirs placés.

Le synopsis de base est intéressant avec ces deux héros, aidés par une sorcière puissante, qui cherchent à contrecarrer une organisation de sorciers puissants, qui projette de ramener à la vie l’Arbre de la Destruction. Tout ça dans le but de sauver des vies, mais surtout de retrouver l’assassin de la famille de Mahiro.

Cela parait prometteur avec cette magie dans un monde actuel, cette organisation de magiciens, cette sorcière Hakaze, cet étrange phénomène transformant les gens en métal et un coté shônen.
Pourtant, dans les faits, il y a plusieurs ombres à ce tableau aguicheur.

Le premier point réside dans le rythme du manga. Ce dernier est très rapide et tout s’enchaine à vitesse grand V. Ce qui est normalement un point positif, révélateur d’une certaine maitrise des évènements, est ici plutôt pénalisant. Pénalisant dans le sens où beaucoup d’informations et d’évévènements sont présentés, mais sans laissé le tant au lecteur de les digérer et de les intégrer. De fait, j’ai comme eu l’impression de passer à coté de faits importants. De même, tout cela fait que Civilization Blaster semble manquer de background. Certains points mériteraient d’être plus développés, ce qui donnerait plus de consistance à l’univers. Que se soit la magie, l’univers en général, le clan de magicien, Hakaze et même les personnages auraient mérités plus d’approfondissement.

Parmi les autres points dérangeants, il y a quelques facilités un peu trop grosses ou des bizarreries. Ainsi le fonctionnement de la magie est étrange et interpelle. On s’interroge aussi sur cette princesse sorcière, sensée être très puissante et qui se retrouve un peu facilement dans un tonneau sur une île déserte. Après il y a aussi quelques heureux hasards comme les amulettes qui sortent de nul part et qu’Hakaze avait mis de coté (par contre pour se faire kidnapper, elle a rien vu venir ?), des fusils à pompe qui apparaissent brusquement ou encore sur le comment Hakaze a pris contact avec Mahiro. Et puis il y a aussi les motivations des « vilains ». Leurs actions sont quasiment vouées à l’échec mais ils les font quand même ?
On peut aussi parler des personnages qui manquent parfois de crédibilité. Qui citerait Hamlet par exemple ?

Il y a donc plein de petits points qui font que je reste assez dubitatif ce titre. Pourtant, il y a d’autres aspects qui sont intéressants. Il y a un coté thriller fantastique qui peut donner de bonne surprise et les deux héros ont des motivations qui leurs sont propres. Ils ont déjà un caractère bien affirmé et ils ont l’air d’avoir encore beaucoup de choses à nous révéler.
J’ai également bien aimé le double enjeu présenté d’office à savoir sauver le monde et venger la mort de la soeur de Mahiro. D’ailleurs ces enjeux vont un peu se complexifier quand on en apprendra plus sur Yoshino et ses motivations. La relation entre les deux amis est assez centrale dans le récit. Mais on se doute qu’elle va être mise à mal par certains secrets.

Les quelques personnages secondaires comme Fraulein Yamamoto et Hakaze manquent de développement, mais elles demeurent mystérieuses. On ne sait pas grand chose sur Yamamoto et son organisation, et on sent que Hakaze ne nous a pas encore tout révelé.
Le tout se finit par un cliffhanger surprenant et qui donne envie de lire la suite.

Graphiquement, Ren Saizaki est plutôt convaincant dans un style assez classique. Le découpage est bon, les arrières-plans et décors suffisamment détaillés et les personnages sont bien reconnaissables (en même temps il y en a peu) et expressifs. A noter que les protagonistes ont un coté fashion victime.
Donc pour le moment, le dessin est plutôt agréable, avec de belles planches.

Pour conclure, Civilization Blaster – tome 1 est une entrée en matière contrastée. Si ça se lit sans déplaisir, et même s’il semble y avoir du potentiel, ce premier volume est plombé par quelques approximations, facilités et étrangetés; mais aussi par un manque de développement de plusieurs aspects. De fait, on perd en ambiance et background. Il aurait mérité plus de temps, de finesse et d’explication. Au final, on a du mal à complètement rentrer dans le récit parce qu’on y croit pas trop.
Avant de me prononcer, je vais quand même lire la suite et voir si le récit s’améliore par la suite.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous trouvé aussi que ça manquait de profondeur et que trop de choses étaient présentées et survolées.

5 commentaires »

  1. Morlorc 06/10/2011 at 13:28 -

    Merci pour l’avis, je l’attendais avec impatience, maintenant je vais attendre l’avis sur le 2ème tome pour savoir si je doit me lancer ^^

  2. Kameyoko 07/10/2011 at 10:05 -

    @Morloc : Je pense que tu as raison. Car même s’il y a plein de trucs qui m’ont gêné, j’ai quand même senti que ça pouvait être pas mal. Donc j’ai été déçu mais en même temps, je veux lui laisser sa chance et voir ce que ça pourra donner ensuite.

    Et après, ce n’est que mon avis. Certains pourront adorer, d’autres détester. C’est forcément subjectif

  3. Morlorc 07/10/2011 at 20:30 -

    Oui je sais bien, ce serai pas le premier bon manga qui à un premier tome pas terrible, et je compte aussi sur kurokawa pour nous mettre en ligne des extraits et me faire un premier avis 🙂

Laisser un commentaire »