. Chronique du Tueur de Roi, La Peur du Sage (tomes 1 et 2) de Patrick Rothfuss. | Fant'asie
Torospatillo 12/09/2013 0

Chronique du Tueur de Roi, La Peur du Sage (tomes 1 et 2) de Patrick Rothfuss.

Succès commercial.

Le Nom du Vent avait été un énorme coup de cœur l’année dernière.

C’est donc avec plaisir que je me suis lancé dans sa suite, La Peur du Sage, édité chez Bragelonne sous la forme de deux tomes. Cette sortie en deux tomes avait fait polémique à l’époque, bon objectivement, je crois que je suis aujourd’hui complètement accroc aux textes de Rothfuss et ces ouvrages pourraient sortir page par page que je ne m’en formaliserais pas…

Par contre, la sortie de ces deux tomes s’est faite dans la douleur chez Bragelonne, il a été rapidement impossible de trouver ces ouvrages… Leur prix est rapidement monté en flèche sur le net (plus de 80 euros le tome), bref, une situation des plus étranges. Personnellement j’ai eu la chance de me procurer les deux tomes en édition reliée au prix normal alors qu’ils étaient sortis depuis un petit moment, comme quoi les librairies physiques ont du bon. Mais rassurez-vous depuis ces deux tomes sont ressortis en versions brochée, et sont aujourd’hui facilement accessibles…

A noter qu’il semblerait que la Fox ait acheté les droits pour adapter cette saga en série!

Résumé de la Peur des Sages chez Bragelonne.

J’ai dormi des milliers de nuits et parcouru des milliers de kilomètres. Je m’imaginais que tout serait très facile, une fois que je serais à l’Université. J’y apprendrais la magie et trouverais les réponses à toutes les questions que je me posais. Je croyais que tout se passerait aussi simplement que dans les livres de contes. Et il aurait pu en être ainsi, si je n’avais pas eu le don de me faire des ennemis et de m’attirer les ennuis. Cette histoire n’a rien d’une romance enlevée. Ce n’est pas une fable, où l’on revient d’entre les morts. Ce n’est pas un récit épique destiné à galvaniser les esprits. Non. Nous savons tous de quel genre d’histoire il s’agit. Quand quelqu’un vous raconte une partie de sa vie, c’est un cadeau qu’il vous fait.

Continuité et transition.

Tout le bien que j’ai pu penser du Nom du Vent, je le pense également de sa suite, Rothfuss est un fabuleux conteur.

Nous suivons donc la suite des aventures de Kvothe, lequel va rapidement partir de l’Université.

Ces nouvelles aventures ont un petit peu la même incidence sur le lecteur que sur Kvothe, à savoir le sortir de sa zone de confort, et par conséquent entraîner une certaine perte de repères.

Aussi, Kvothe va suivre différentes aventures, et la lecture devient quelque peu linéaire et épisodique : nouveau lieu, nouveaux personnages, nouvelle aventure à ajouter à la légende de Kvothe. Mais cette linéarité n’est pas forcément un défaut, dès lors qu’elle résulte de la forme du récit, et la construction de la légende de Kvothe s’y prête tout à fait.

Toutefois, on peut regretter que certains passages soient plus longs que ce qui aurait été nécessaire, et inversement certains semblent passer trop vite, de plus par rapport au temps passé à l’Université, il est parfois difficile de saisir l’échelle temporelle interne au récit. Enfin, j’ai trouvé regrettable que certaines aventures ne soient pas contées (peut être des nouvelles à venir ?).

On sent bien que ce tome est un tome de transition, la légende de est en marche, il rencontre divers personnages dont certains seront certainement importants par la suite, il acquiert différents pouvoirs… Lui-même crée sa légende, par ses actes, mais surtout par ses récits. Toutefois, si Kvothe commence à entrevoir des pistes pour démasquer les assassins de ses parents, il est encore loin de pouvoir s’y confronter.

A la sortie de ces deux romans, je n’ai eu qu’une envie c’est de pouvoir mettre la main sur sa suite, ou bien de me relancer dans le premier tome. En effet, il semble que Rothfuss ait dissimulé pas mal de clefs de lecture tout au long de son récit que l’on ne peut comprendre qu’à la lecture des tomes suivants (qui était donc la mère de Kvothe ?).

Objectivement, si j’attends la suite de cette histoire avec impatience, j’ai peur du dernier tome, en effet, il reste encore tellement de chose à raconter sur Kvothe que j’ai peur d’être déçu par la fin. A mon sens, à la fin de la trilogie si on connaîtra la quasi intégralité du passé de Kvothe , son histoire présente ne sera pas finie. En lisant des interview de Rothfuss j’ai eu l’impression qu’il sous-entendait de possible autres sagas dans ce monde, et la vengeance de Kvothe me semble pouvoir être l’objet d’une saga à part entière.

Pour conclure, La Peur du Sage est certainement un peu moins percutant que Le Nom du Vent, dès lors qu’il est plus linéaire, plus épisodique, et que l’effet de surprise lié à la lecture du premier tome a disparu. Mais peu importe, il faut bien comprendre qu’il s’agit d’un tome de transition et que la légende de Kvothe est en marche. Rothfuss est un conteur d’histoire magique, et je crois être devenu accroc à ses écrits. Bref, malgré ses quelques faiblesses (par rapport au tome initial), Le Peur du Sage est un plaisir de lecture absolu que je vous recommande absolument.

Avez-vous lu ces romans? Qu’attendez-vous du troisième opus de la saga?

 

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