. Bus Gamer par Kazuya Minekura | Fant'asie
Bagooor 16/04/2011 4

Bus Gamer par Kazuya Minekura

Par l’auteure de Saiyuki

Kazuya Minekura est bien connue du public français pour son oeuvre Saiyuki, déclinée en plusieurs titres (Saiyuki, Saiyuki Reload et Saiyuki Gaiden).
D’autres de ses oeuvres ont déjà été publiées en France, et c’est maintenant au tour de Tonkam d’éditer le one-shot Bus Gamer.

Je ne connais cette auteure que de nom, et c’est donc l’occasion de découvrir son trait qui semble plaire à la majorité.

L’idée de base de ce one-shot me semblais être du déjà vu. Un jeu, qui n’est pas ce que l’on croit, où les joueurs luttent pour leurs survies… Pas des plus original comme sujet, mais attendons de voir ce qu’il en est vraiment.

La lecture de ce one-shot me fera-t-il aimer cette mangaka déjà très connu en France ?

Résumé du tome

Toki, Kazuo et Nobuto sont 3 jeunes lycéens.
Un jour, ils ont été contactés par un chef d’entreprise qui voulait faire d’eux une équipe. En échange de grosses sommes d’argents, le trio devait participer à un jeu du nom de Bus Gamer.

Le jeu s’organise comme tel : deux entreprises mettent en places une équipe de 3 personnes. Une équipe représentera les Home, tandis que l’autre sera Away. L’équipe Home dispose d’une disquette, qu’elle doit conserver durant le temps du jeu. De l’autre côté, l’équipe Away doit tenter de s’approprier la disquette de l’équipe Home, qui contient des données confidentielles de l’entreprise adverse.

Avant chaque mission, les 3 joueurs reçoivent une disquette qui contient toutes les informations de la prochaine partie.

Or ce qui ne devrait être qu’un jeu censé divertir les grands chefs d’entreprises, Toki, Nobuto et Kazuo se rendront vite compte que cela cache quelque chose de plus gros. Les corps de précédentes équipes commencent à faire surface, alors que Nobuto découvre sur Internet un site avec le classement de toutes les équipes, accompagné d’une côte.

Quels sont les véritables enjeux du Bus Gamer ? Nos 3 lycéens parviendront-ils à retrouver leurs libertés ?

Un jeu dangereux

On pourrait penser que le fait que cette histoire soit un one-shot ne lui permettra pas de se complexifier.
Mais le style d’écriture de Kazuya Minekura fait qu’il se passe énormément de chose dans cet unique volume. Sur près de 250 pages, le lecteur reste aspiré par le récit, souhaitant connaître la suite de cette intrigue.

Un des points positifs de l’histoire est que la mangaka met plus en avant le côté mystère du jeu que l’action en elle-même. Ainsi les parties de Bus Gamer se font très rapidement, ou sont à peine mentionnées. Une grande partie du récit se fait en dehors du jeu, pendant que le trio fait sa vie, se renseigne et s’organise, en cherchant des informations sur ce jeu étrange.
Le titre donne donc la place importante à la recherche et l’évolution de l’histoire, plutôt qu’à l’action. Et c’est une très bonne chose pour l’oeuvre.

L’évolution du scénario est intéressante, bien qu’un peu téléphonée. On sent venir certaines révélations, et ce dès le début du volume. Mais ce n’est pas un souci, car l’avancée est progressive et vraiment bien amenée.
A partir d’un sujet classique, la mangaka parvient donc à intéresser le lecteur, en l’invitant à lire son récit jusqu’à la fin. Durant toute la lecture, on a envie de savoir comment le trio parviendra à se sortir de ce jeu. Le Bus Gamer semble cacher de gros enjeux pour les entreprises qui y participent.

Le dessin de Kazuya Minekura est très bon. L’édition de Tonkam sur un papier de qualité, avec un fort contraste de noir dans l’impression permet d’apprécier grandement le trait de la mangaka. Mais je trouve au final que le contraste blanc / noir est un peu fort. Cela aurait mérité quelques aplats de gris, mais cela aurait réduit l’atmosphère adulte qui se dégage du titre. Le résultat est donc très bon, et convient à l’esprit du titre.

On sent à travers le dessin qu’à la base, il ne devait y avoir qu’un seul chapitre (ou très peu). Car le style des personnages semble être un peu différent entre les premières pages, et le reste du récit.
Elle cherchait peut être à créer correctement ses personnages, mais le fait que le premier chapitre puisse se suffire à lui même pour présenter une histoire met sur la piste.
Cependant, c’est avec plaisir que l’on lit Bus Gamer.

Mais il y a un gros souci : c’est que l’auteure à réalisé ce one-shot comme un numéro pilot (d’où le sous titre : The Pilot Edition). Ainsi, lorsque l’on arrive à la fin de ce tome, nous restons sur notre faim, car l’auteure reste sur une fin ouverte. C’est très dommage, car tout le long de la lecture de ce manga, nous restons captivé par l’intrigue, pour finalement nous retrouver au pied du mur ! L’histoire s’arrête nette, et le lecteur n’a plus qu’à espérer que l’auteure pourra revenir sur son titre pour continuer l’histoire du Bus Gamer.

C’est donc un très mauvais point pour ce manga, qui arrivait pourtant très bien à sortir du lot.

La lecture de ce one-shot permet de passer un très bon moment. L’histoire laisse une bonne part à l’évolution de l’intrigue, en laissant les scènes d’actions de côté. Ce volume aurait pu être complet, si l’auteure n’avait pas souhaité rajouter quelques chapitres, ce qui a pour but de laisser le lecteur sur sa fin. Et sachant qu’il n’y a pour le moment aucune suite à ce one-shot, c’est très frustrant pour le lecteur.

Donc hormis cette fin de tome abrupte, la lecture de ce titre est un bon moment, qui n’est malheureusement pas suffisant à mes yeux pour compenser la frustration du lecteur en refermant ce titre.
Toutefois, la lecture de ce one-shot est intéressante, pour la façon dont l’auteure fait évoluer son récit, sans tomber nécessairement dans des combats à rallonge.

Avez-vous lu ce one-shot ? Aimez-vous les titres de Kazuya Minekura ?

4 commentaires »

  1. Gemini 16/04/2011 at 17:32 -

    Le défaut de ce titre est indiqué sur la couverture : « pilot edition ». Arrivé à la fin, je me suis demandé où était la suite. Or, la suite n’existe pas.
    Donc oui, c’est bien sympa à lire, mais super frustrant.

  2. Yume 16/04/2011 at 23:33 -

    Je suis fan de Kazuya Minekura! Alors oui j’ai lu ce one-shot, et j’attends une suite, l’auteure désire poursuivre mais pour le moment elle est pas mal occupée avec sa série phare Saiyuki et ses problèmes de santé. Tonkam a fait un excellent travail pour cette édition, j’aimerai bien que Tonkam récupère les droits pour Saiyuki mais je peux toujours rêver…

  3. Joranne 17/04/2011 at 19:29 -

    J’ai lu avec attention votre article car le suis une grande fan de Kazuya Minekura. Et je ne suis pas d’accord avec la conclusion de votre article, en effet Bus Gamer, the pilot édition et bel et bien… une édition pilote. Oui le tome 1 est déjà sorti au Japon et reprend l’histoire depuis le début, à savoir comment les personnages se sont rencontrés et comment ils sont entrés dans le jeu.
    Après est-ce que Tonkam va décidé de poursuivre la publication de Bus Gamer en sortant ce fameu tome 1… C’est vrai que la Mangaka est plutôt productive et travaille actuellement sur plusieurs séries (Saiyuki Reload Blast, Saiyuki Ibun, Wild Adapter, plus son travail pour Arcana…) et peut être l’éditeur craint-il que la publication des tomes de Bus Gamer s’étire sur le long terme.

  4. Bagooor 18/04/2011 at 09:04 -

    Disons que ma déception viens du fait que ce volume était plus ou moins vendu comme un one-shot. Je m’attendais donc à ce que l’histoire se termine correctement.
    En se renseignant un peu, j’ai appris l’existence d’une suite, mais il ne reste qu’à espérer la voir sortir en France.
    En tant que tel, ce volume « One-shot » à une conclusion qui refroidit bien, mais si la suite vois le jour, alors ce tome sera l’introduction d’une histoire très passionnante.

Laisser un commentaire »