. Blood Song, tome 1 : La Voix du Sang d'Anthony Ryan. | Fant'asie
Torospatillo 04/09/2014 2

Blood Song, la voix du sang de Anthony Ryan

Blood Song, tome 1 : La Voix du Sang d’Anthony Ryan.

Premier roman initialement auto-édité.

La Voix du Sang est le premier roman de l’Ecossais Anthony Ryan. Ce dernier avait initialement auto-édité son ouvrage avant que l’éditeur Penguin Books le signe, et lui propose un contrat pour 3 tomes. Il est à noter qu’en parallèle, Anthony Ryan continue d’auto-édité une série de SF.

C’est Bragelonne qui s’est chargé de faire publier ce roman en France, et qui propose un titre étrange. En effet, la future saga en anglais a pour nom Raven’s Shadow, soit l’Ombre du Corbeau, et le premier tome a pour titre Blood Song. En français, la saga porte le nom de Blood Song, et le premier tome celui de la Voix du Sang…  Le roman fait prêt de 600 pages, et il n’est pas spécialement écrit gros.
Le second tome vient de sortir en Angleterre et semble avoir été plutôt bien accueilli par le critique.

Résumé de La Voix du Sang chez Bragelonne.

Vaelin Al Sorna, héros légendaire du Royaume Unifié, accomplit son dernier voyage. Sur le navire qui l’emmène vers sa condamnation, il raconte à un jeune chroniqueur impérial les événements qui l’ont conduit à cette tragique conclusion.

Vaelin aurait dû succéder à son père, le célèbre Seigneur de Guerre, mais il était promis à un autre destin. Confronté dès l’enfance au quotidien rude d’un combattant de la Foi, il n’aura désormais pour seule famille que l’Ordre qui l’a recueilli dans ses rangs. C’est là, entre les maîtres sans pitié et les épreuves initiatiques mortelles, qu’il se liera à vie à ses frères d’armes, et à celle qu’il n’a pas le droit d’approcher. Devenu le fer de lance d’un royaume gouverné par le sang, Vaelin est redouté sur tous les champs de bataille. Mais c’est pourtant son humanité qui fera de lui à la fois un héros et un traître.

Un Futur classique.

Je vais faire un peu mon fainéant, mais je vais reprendre ce que dit Bragelonne sur son site concernant Anthony Ryan, parce que leur présentation est des plus pertinente :

Sur les traces de David Gemmell et Patrick Rothfuss, Ryan nous embarque dans une épopée flamboyante et lyrique, emmenée par un héros inoubliable. Un magnifique roman d’apprentissage, mêlant héroïsme et magie, qui laissera certainement sa marque sur le genre de la Fantasy moderne”.

La Voix du Sang est un roman de fantasy que l’on pourrait qualifier de classique, ce qui n’est en aucun cas un reproche. La parenté avec les ouvrages de Gemmell se fait tout naturellement. L’auteur nous livre un monde vaste avec différentes cultures, les religions ont également une grande importance dans le roman. De plus Anthony Ryan nous livre des combats épiques, alternant entre les passes d’armes entre deux adversaires et des batailles rangées entre plusieurs milliers d’hommes. Enfin de la magie est également présente, et les développements autour de cette dernière et les intrigues qui y sont liées sont des plus intéressantes.

Comme Gemmell, Anthony Ryan laisse son lecteur réfléchir quant à l’utilité de la guerre, avec un héros, qui comme Druss, est le plus grand guerrier de sa génération, mais ne prend aucun plaisir à tuer. Il se sait outil d’hommes plus puissants.
Et pourquoi rapproché cet ouvrage de ceux de Rothfuss me direz-vous, et bien dans sa structure. Le roman est raconté par son protagoniste, Vaelin, à un chroniqueur, comme dans les chroniques du Tueur de Roi.
Contrairement à cette saga, à la fin de la Voix du Sang, le récit conté rejoint la trame du présent, et la narration sera certainement modifié dans le second tome.

En réalité cette forme de narration est ici plus un gimmick voir un piège, dès lors que vers la fin du roman, Vaelin laisse entendre que la version conté dans le roman serait différente de celle qu’il a conté au chroniqueur… Mais en tout état de cause, cette méthode de narration permet d’annoncer certains événements en amont et  d’entretenir le suspens.
En plus de la narration, le chemin de Vaelin est assez proche de celui de Kvothe. Devenu une légende malgré lui, il a commencé sa formation dans une école. Sa formation occupera une bonne moitié du roman. Suite à sa formation il se verra en plus des champs de batailles, être mêlé à  des intrigues de Cour et en découvrira plus sur son passé familial.

Le nombre d’intrigues et de sous intrigues est très important et on sent que le roman a été pensé pour être une longue saga. Les intrigues sont tramées entre la religion, la magie, la Cour, le tout se rejoignant par moment. Evidemment, comme dans tout récit initiatique Vaelin tombera amoureux.
On peut toutefois reprocher à la Voix du Sang ce que l’on peut reprocher à tout ouvrage classique, à savoir des heureux hasards, un héros certainement trop fort, un passé familial douloureux… Mais objectivement qu’est-ce que c’est bon.

Enfin si l’écriture d’Anthony Ryan est plaisante et efficace, elle n’a pas la magie que peut avoir celle de Rothfuss.

Pour conclure, je crois que la Voix du Sang va devenir une nouvelle référence du genre. En tout état de cause, si quelqu’un me demandait un conseil car il souhaiterait commencer à lire de la fantasy, je le dirigerai peut-être vers La Voix du Sang (certainement si la saga se finis aussi bien qu’elle n’a commencé). Ce roman a tout du récit initiatique classique, mais tout est bien maîtrisé et modernisé en s’inspirant de tous les maîtres du genre. Les sous-intrigues sont nombreuses, le monde est riche, la bagarre fonctionne bien. Accessible, riche et ambitieux, je ne peux que vous conseiller cette lecture, même si vous êtes un habitué du genre tant il est bon parfois de se replonger dans le style de lecture qui nous a fait aimer ce genre.

Avez-vous lu ce livre? Qu’en avez-vous pensé?

2 commentaires »

  1. cassie 30/09/2014 at 17:22 -

    Il fut un coup de coeur pour moi 😀

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