. Blazer Drive – tome 1 de Seishi Kishimoto | Fant'asie
Kameyoko 03/05/2010 11

Blazer Drive – tome 1 de Seishi Kishimoto

Un shonen basé sur des autocollants spéciaux

Blazer Drive est le nouveau titre de Seishi Kishimoto, l’auteur de Satan 666, et accessoirement le frère jumeau de Masashi Kishimoto, créateur de Naruto.

Blazer Drive est un shonen dans la plus pure tradition. C’est un bon nekketsu des familles dans un univers futuriste.

Les combats ici se feront à base de……. d’autocollants : des Mystickers. Ce sont des stickers remplis d’énergie ou permettant de faire apparaitre des objets. Normalement ils sont destinés à être collé sur des objets pour être utilisé comme source d’énergie (électricité, feu, glace….). Mais certains hommes sont capable de se les coller sur la peau et de maîtriser leur pouvoir : les Blazers.

Blazer Drive est disponible chez Kurokawa depuis le 11 mars 2010.

Résumé de Blazer Drive 1 chez Kurokawa

Dans un futur proche la Terre connait des bouleversement énergétiques et écologiques. Une nouvelle source d’énergie est apparue et s’est généralisée : les Mystickers. Ils sont commercialisés par une société dont on ne sait rien et on ne sait pas comment ils sont fabriqués. Il s’agit d’autocollants capable de générer de l’électricité, du feu, de la glace ou de faire apparaitre certains objets. Pour les utiliser il faut les coller sur un objet et les toucher pour les activer.

Néanmoins, on ne peut pas les mettre sur le corps au risque de se blesser.

Daichi vit à Tokyo et fait partie d’une bande. Un jour une bande rivale apparait dans ce quartier et course un homme pour le voler.

Daichi se rue sur eux, accompagné de sa bande, pour aider la victime. S’en suit une confrontation. Après divers évènements Daichi se retrouve isolé face à son adversaire.

Ce dernier réussit à le mettre au sol, et lui colle un mysticker de glace directement sur la peau pour se venger. Mais cette glace n’apparait pas  sur sa peau mais bien devant lui.

Il ne le sait pas encore mais Daichi est un Blazer et est capable de se coller, sur la peau, ces mystickers et de les contrôler.

Un nouveau monde rempli de danger s’ouvre devant lui. Surtout lorsqu’un un autre étrange Blazer se présente devant lui pour l’enlever. Il ne doit son salut qu’à l’intervention de son grand frère, puissant blazer, qui va disparaitre au cours de son combat.

Un début classique d’un shônen

Toute l’originalité du titre tient dans ces fameux mystickers. Ils font partie intégrante de la vie de tous les jours pour ces habitants de ce monde futuriste. Sauf que le lecteur ne sait rien de ces stickers, hormis leur utilisation. Que sont-ils réellement. Qui les fabrique? Comment sont-ils fabriqués? Pourquoi existe-t-il des mystickers rares? Pourquoi certains sont élémentaires (comprendre par là basé sur les éléments feu, glace, vent…) et pourquoi d’autres permettent de faire apparaitre des objets?

Cet élément déterminant pour ce titre est présenté brièvement, mais le flou qui l’entoure est un peu trop important pour qu’on le prenne comme postulat.

Pour le reste, c’est vraiment du shônen classique de chez classique. Il n’y a pas de grandes surprises dans les rebondissements. C’est convenu.

Tous les clichés (ou ingrédients pour paraitre moins négatif) du genre sont de la partie. On a bien le héros, grande gueule, qui possède un pouvoir caché que tout le monde connait sauf lui. Il a un grand frère très puissant même s’il l’ignore.

Il va tomber sur un mec super fort qui lui fait prendre conscience qu’il n’est pas si doué que ce qu’il pensait et qui surtout va le faire rentrer dans une nouvelle voie. Il possède un artefact puissant qui va le suivre durant toute son aventure. Il a, évidement, une copine, un peu cruche, qui va l’accompagner, lui servir de conscience et qui risque de ne pas servir à grand chose. Il apprendra l’existence de méchants qui le recherchent, il va donc rejoindre un groupe de gentils avec le même type de pouvoir que lui…

Ces poncifs se retrouvent aussi bien dans le scénario prévisible que dans les personnages vus et revus. De fait le début est un peu poussif, et on peine à rentrer dans le truc.

Néanmoins, le mangaka commence à distiller quelques pistes de développement potentielles qui pourront se révéler passionnantes (… ou pas si Seishi Kishimoto persiste dans ce classicisme). De même ces Mystickers ouvrent des possibilités intéressantes.

Même si on ne saisit pas trop ce qu’ils sont, ils offrent des opportunités de combats presque illimitées. En effet au-delà de proposer de simples stickers énergétiques, Kishimoto introduit des autocollants de type armes, et un peu plus mystique (comme la disparition). En plus, il est possible de les cumuler, donc les combats risquent d’être plus tactiques que ce que l’on pouvait imaginer initialement.

Le hic, c’est qu’on l’impression d’être plus dans un trip de celui qui « a la plus grosse » que celui qui est le plus fort. Posséder un mysticker puissant semble être le clé. On a donc un peu de mal à voir ce qui différencie un bon blazer d’un mauvais.

Concernant l’humour, il manque de finesse aussi. Il est basique pour ce type de manga, parfois bien senti, parfois lourd et parfois ridicule.

Même si je suis assez critique depuis le départ, surtout parce que ça manque cruellement d’originalité, c’est quand même relativement sympathique. Ça ne marquera pas l’histoire du manga, mais la lecture demeure sympathique. C’est du shonen pur et dur qui s’écarte pas trop de cette ligne directrice. Néanmoins, ce type de scénario et d’œuvre a déjà fait ses preuves. Donc là aussi ça marche. En plus, il y a quand même quelques éléments qui laissent penser que ce titre a le potentiel pour s’enrichir ensuite. A voir

Si on sait à quoi s’attendre, si on veut lire un bon petit shonen, alors ce titre répondra aux attentes. En revanche, si on recherche un peu d’originalité ou un shonen qui quitte le chemin balisé, alors il faudra repasser.

Concernant le graphisme, il est bon, avec pas mal de dynamisme, des personnage stylisés, même si leur chara-design est très « Kishimotiens ». Je veux dire par là qu’on trouvera plein de ressemblance avec des persos de Satan 666 et Naruto (par exemple Daichi me fait beaucoup penser à Sasuke).

Pour conclure, Blazer Drive est un shonen comme on en voit beaucoup, qui ne se démarque pas par son originalité. Néanmoins, ça reste un bon titre pour ce type de manga. J’ai été déçu parce que je m’attendais à plus de fantaisie, mais au final c’est un titre qui reprend tous les poncifs.

Pour ceux qui sauront à quoi s’attendre, la lecture se fera rapidement, et sera sympathique. Pour les autres, la déception risque de l’emporter.

Pourtant, il y a quelques petites chose qui font penser que Blazer Drive peut se singulariser. Reste à voir les choix qu’opérera Seishi Kishimoto. Mais pour être honnête, vu le caractère très « blockbuster » de la famille, j’ai quand même peur que le titre se cantonne à ce que la famille fait de mieux : du commercial.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Trouvez Blazer Drive trop classique? Qu’avez-vous pensé des Mystickers? Daïchi est-il trop ressemblant à Sasuke?

11 commentaires »

  1. jayer 03/05/2010 at 17:37 -

    En toute honnêteté j’ai poussé jusqu’au volume 6 et ça ne décolle pas, on retrouve les même clichés, les personnages ne sont pas charismatiques pour deux sous et l’intrigue ne casse pas trois pattes à un canard.

  2. Kameyoko 04/05/2010 at 09:52 -

    @Jayer : Je n’ai lu que les deux premiers et c’est vraiment les peurs que j’avais.

    Mais bon, on va dire que la lecture est plaisante quand même. C’est juste que c’est pas excellent et que ça ne révolutionnera pas le genre.

    PS : le scantrad c’est tabou, on en viendra tous à bout :mrgreen:

  3. jayer 04/05/2010 at 10:29 -

    et inversement grace au scan j’ai acheté Pluto dés qu’il est sortit, fairytail et d’autres… (t’as vu ma collection ^^)

    mais pour blazer drive vraiment trop classique sans « valeur ajoutée »

  4. Kameyoko 04/05/2010 at 10:41 -

    @Jayer : C’était plus pour chambrer le PS. Je sais très bien que tu es un acheteur compulsif 😎

  5. Lu-sama 06/05/2010 at 18:47 -

    Tiens cet article m’était passé sous le nez. ^^
    Pas déçue (puisque je n’en attendais rien) mais pas convaincu non plus de ce nouveau shonen.
    L’idée des stickers est sympa ouais, mais c’est tout. Le héros est transparent, la cruche est bien là, le rival aussi et finalement les pouvoirs restent des plus basiques. Quant à l’histoire no comment, c’est d’un cliché…
    Le dessin est agréable en revanche, mais bon, ayant lu 666 Satan, Daichi ressemble d’avantage à Jio qu’à Sasuke (physiquement).
    Je continuerai à lire si quelqu’un me prête la suite, mais hors de question d’acheter les tomes (et j’ai même pas envie de lire les scans).

  6. Kameyoko 07/05/2010 at 09:53 -

    @Lu-Sama : Je ne connais pas Satan 666. Je l’avais feuilleté à l’époque mais ça me branchait pas.

    Sinon c’est sûr que ça révolutionnera pas le genre, mais j’attends de voir les autres tomes. Parce que ça reste un manga « de gare » qui se lit bien.

  7. zabou 11/09/2011 at 19:17 -

    j’adore 😉 😉 c trop cool j’en suis o 8ème
    blazer drive. il y a pas mieu!!!!!!!!!!!!!!!!!
    je kiff grave 😀 😀 😀

  8. Yuiko 19/06/2012 at 15:06 -

    C’est vrai que le debut est tres classique, mais j’ai trouvé la fin super 🙂

  9. Santiago 01/10/2013 at 21:13 -

    Je trouve le manga super

  10. Mélodie Fleury 27/01/2021 at 14:28 -

    « Blazer Drive est un manga plutôt original, créé par le frère de l’auteur de Naruto.
    Original par son scénario, car celui-ci présente un monde où des « autocollants » confèrent des capacités particulières aux objets. Cependant, certaines personnes ont la capacité spéciale de se les coller sur le corps leur offrant ainsi des pouvoirs impressionnants, ils sont les Blazer Drive. »

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