. Batgirl, année un de Scott Beatty, Chuck Dixon et Marcos Martin | Fant'asie
Kameyoko 14/04/2015 0
  • Scénario
  • Graphisme

Batgirl Année Un

Batgirl, année un de Scott Beatty, Chuck Dixon et Marcos Martin

Quand Barbara Gordon devient Batgirl

Batgirl est un personnage récurrent et important de la Batfamily. Il n’est donc pas illogique de la voir avoir droit à son album narrant ses origines et ses premiers pas en tant que justicière. Robin y a bien eu droit, pourquoi pas elle ?

L’occasion pour le lecteur de (re)découvrir cette adolescente dans sa lutte contre le crime et notamment contre sa némésis, un brin loser !

Batgirl, année un de Scott Beatty, Chuck Dixon et Marcos Martin est édité par Urban Comics et est disponible à la vente depuis le 06 février 2015.

Résumé de Batgirl, année un chez Urban Comics

Résumé de l’éditeur :

Après avoir sauvé Bruce Wayne d’un braquage commis par le gang de Killer Moth, Barbara Gordon, jeune bibliothécaire et fille du commissaire de police de Gotham City, décide d’endosser le costume de Batgirl, la justicière nocturne. Mais le Chevalier Noir laissera-t-il une héroïne inexpérimentée arpenter les ruelles de la plus dangereuse des cités ?

Batgirl a aussi le droit à son année un

Tout amateur de comic se doit de connaitre Batman Year One. Mais le Chevalier Noir n’est pas le seul personnage du Batmanverse a avoir eu le droit à son année un. Ainsi, il n’y a pas si longtemps, nous avions pu découvrir Robin, année un. Cette fois-ci, c’est un personnage féminin qui y a le droit : Batgirl !

Le concept reste identique et nous invite à lire les premiers pas du personnage en question en tant que super-héros. On va donc suivre le parcours de Barbara Gordon, de sa décision de devenir une super-héroïne, à son intégration à la famille Batman, en passant par la conception de son costume et sa première intervention.

Tout débute avec une Barbara Gordon bien décidée à aider les siens, notamment en essayant de devenir enquêtrice. Mais elle va se confronter à l’attitude de son père, le Commissaire Gordon et la contrainte de la taille. Et c’est ainsi qu’elle commence à songer à se masquer pour combattre la criminalité. Et c’est pour asticoter son père qu’elle choisit elle aussi l’emblème de la chauve-souris.

Scott Beatty et Chuck Dixon ont choisi de faire apparaître Barbara Gordon dans son costume de Batgirl pour la première, face au méchant Killer Moth. Ce choix est osé et presque décevant tant ce méchant ne fait clairement pas parti des plus illustres ennemis du Batman. Pourtant, c’est pertinent et plutôt bien pensé. Cela fait directement référence à la première apparition de la super-héroïne dans le Detective Comic #359.
Mais les scénaristes vont plus loin qu’un simple caméo en le propulsant en némésis de Batgirl. Bien qu’il soit à la limite du ridicule, et ne représente pas une énorme menace, sa relation avec Batgirl n’est pas dénué d’intérêt. Son coté loser, un brin rétro est plaisant à lire.
Il devient une véritable menace à partir du moment où il s’associe au pyromane Firefly.

L’attrait principal n’est évidemment pas dans le méchant mais bien dans Barbara Gordon. Elle est décrite comme un peu rebelle, voulant trouver sa propre voie, mais également comme une battante. Malgré les portes qui lui sont apparemment fermées, elle veut quand même se battre. Elle devient rapidement attachante avec ce côté fonceur toujours prête à défier son père ou Batman et Robin. C’est une vision assez moderne de l’héroïne qui, notamment, maîtrise déjà l’informatique et les nouvelles technologies.
Il y a aussi des interactions intéressantes entre la fille et son père, mais aussi dans l’amourette entre Barbara et un officier de police ou avec Robin.

Cet attachement à ce personnage doit également beaucoup à la narration choisie. Les événements sont décrit par Barbara elle-même, installant ainsi une proximité et une complicité avec le lecteur. Ce dernier a presque l’impression de lire son journal intime. Encore plus quand on voit les difficultés qu’elle peut rencontrer, étant donné que personne ne la prend au sérieux.

Bien que l’intrigue soit finalement assez bateau, Batgirl, année un reste un titre dynamique, plaisant et fun. Au final, le lecteur prend du plaisir à suivre les pas de cette héroine, de cette battante, attachante et charismatique.

Graphiquement, le trait de Marcos Martin est un petit rayon de lumière. Son style simple, lisible mêlant réalisme et un côté cartoon arrive à donner un petit côté rétro à ce comic, mais tout en étant moderne. cette dualité donne une vraie personnalité à ce Batgirl.

Grâce à son découpage et à son trait simple mais efficace, les scènes d’actions sont bien lisibles et fluides. Ses personnages sont bien expressifs. Tout en apportant de la légèreté et de la simplicité, son style est très efficace et pertinent. Il arrive à jouer aussi bien la corde de l’émotion, de l’action et d’un côté rétro..

 

Pour conclure, Batgirl, année un de Scott Beatty, Chuck Dixon et Marcos Martin est une lecture plaisante, voir même rafraîchissante, présentant les origines de cette super-héroïne. Barbara Gordon/ Batgirl est bien développée et ses côtés fonceuses et rebelles font d’elle un personnage attachant. L’action est de mise et l’histoire est  assez légère avec un méchant rétro un peu ridicule. C’est léger, fun et divertissant. On est loin de l’aspect plus sombre d’un Batman Year One ou d’un Robin Year One.

L’aspect léger et vieillot, faisant presque penser à la série animée Batman doit beaucoup au travail graphique de Marcos Martin. Son style simple, épuré et efficace donne tout de suite de la personnalité à ce comic.

Ça serait mentir que de dire que c’est récit est un classique ou un indispensable, mais ça reste de qualité et ça permet de passer un bon moment de lecture.

Et vous qu’avez-vous pensé de cette revisite des origines de la bat justicière ?

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