. Assassin's Creed Awakening – tome 1 de Takashi Yano et Kenji Ôiwa | Fant'asie
Kameyoko 29/09/2014 2
Assassin’s Creed Awakening – tome 1 de Takashi Yano et Kenji Ôiwa
  • Scénario
  • Graphisme

Assassin's Creed Awakening - tome 1

Assassin’s Creed Awakening – tome 1 de Takashi Yano et Kenji Ôiwa

L’adaptation du jeu vidéo Assassin’s Creed IV : Black Flag

Assassin’s Creed est, à la base, un jeu vidéo d’aventure bourré d’action, de grands espaces et de morts spectaculaires. Bref la base est parfaite pour une adaptation en manga.
C’est ce que nous propose ce Assassin’s Creed Awakening (Assassin’s Creed 4 – black flag – kakusei en VO). Mais le pari est-il réussi pour autant ?

Assassin’s Creed Awakening – tome 1 de Takashi Yano et Kenji Ôiwa est édité par Ki-oon et est disponible à la vente depuis le 12 juin 2014

Résumé d’Assassin’s Creed Awakening 1 chez Ki-oon

Résumé de l’éditeur :

1715. Les Pirates règnent en maîtres sur les Caraïbes et viennent d’y fonder leur propre république où corruption, avarice et cruauté sont désormais monnaie courante.

Capitaine sans foi ni loi engagé dans une quête perpétuelle de richesses, Edward Kenway écume sans relâche les mers. Considéré comme l’un des Pirates les plus redoutables de son temps, ce combattant féroce et aguerri va se retrouver malgré lui projeté au cœur du conflit millénaire qui oppose les Assassins aux Templiers…

Assassins vs Templiers

On retrouve depuis quelques temps de nombreuses adaptations manga tirées de jeux vidéo : les Tales of, Dragon Quest, Resident Evil : Marawa Desire, Zelda, Kingdom Hearts… Un petit nouveau vient rallonger la liste. Assassin’s Creed Awakening est tiré du jeu Assassin’s Creed IV : Black Flag et en reprend donc la trame et l’esprit.

Ainsi, nous suivons les pas d’Edward Kenway, redoutable pirate à la recherche perpétuelle d’or, qui va, par un concours de circonstances, endosser la tunique d’Assassin et prendre part au conflit les opposant aux templiers. Dans le même temps, on s’attarde aussi sur le personnage de Masato, au 21ème siècle, qui a été choisi pour tester la dernière innovation d’Abstergo, lui permettant ainsi de devenir Edward Kenway dans ce qu’il croit être un jeu très réaliste.

Le récit s’axe autour de ces deux personnages, ces deux époques et ces deux enjeux. Et contrairement au jeu vidéo, la partie moderne est pas mal développé. Elle permet de mieux comprendre les enjeux globaux et de donner une dimension supérieure à ce que vit Kenway. Malheureusement, je n’ai pas trouvé cette partie spécialement réussie. La faute au personnage de Masato auquel on a du mal à s’attacher et frôle parfois l’antipathie. De plus, j’ai trouvé que ces parties venaient un peu casser le rythme, avec des passages plus lents et pas toujours indispensables. Surtout quand le lecteur s’attend plus à voir des pirates et des assassins.

D’ailleurs l’aspect « pirates » n’est pas assez développé à mon sens. Nous avons, certes, une première scène spectaculaire de Kenway se déroulant sur des navires et qui fleure bon la piraterie, mais après ça on oublie cet aspect. Je m’attendais à trouver plus d’actes de piraterie, plus de navires voguant sur cette mer des Caraïbes. Et de ce point de vue c’est un peu décevant, surtout quand on connait un peu Assassin’s Creed Black Flag. Je trouve également que le fait que Kenway soit un pirate n’est peut-être pas assez exploité. Certes c’est sa filouterie qui l’amène à revêtir la tenue d’Assassin et à se retrouver embrigader dans cette aventure, mais, pour le moment, ce « métier » particulier n’apporte pas grand chose au final.

Pour ce qui est du rythme, comme nous venons de le voir, la partie dans le présent casse un peu la narration avec des passages un peu mous et sans grand intérêt. Cela s’oppose donc à la partie avec Kenway beaucoup plus dynamique, où l’action est de mise. Les évènements, combats, et tout simplement l’intrigue avancent à grands pas. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Le lecteur reçoit une dose d’information conséquente, et de façon trop abrupte. Le mangaka laisse peu le temps de digérer toutes ces infos, voir même tout simplement de préparer leurs venues. Du coup, les enjeux tombent à l’eau car ils sont amenés par à-coup, sans trop de préparation. Cela donne l’impression d’un condensé du jeu, d’une densification du récit pour rester dans les deux tomes prévus.

Tout cela empêche une immersion du lecteur, qui éprouve des difficultés à se projeter, tournant les pages sans cette flamme que l’on peut trouver dans certains titres.

 

Graphiquement, Kenji Ôiwa parvient bien à donner une ambiance aux deux époques, permettant ainsi de les différencier aisément. Mais personnellement, j’ai eu un peu de mal avec le trait du mangaka qui manque de finesse. On ne peut pas le qualifier de moche, car il est plus que correct, mais il y a un côté parfois grossier dans le dessin qui me gêne. Comme si le mangaka manquait de confiance en lui ou bien comme s’il était pris par le temps. Surtout que sur certaines planches, le manque de détail, ou le manque d’arrière-plans fait cruellement défaut. Il y aussi parfois quelques soucis dans la lisibilité des scènes d’action. Pour le reste c’est plutôt bien, avec des personnages au bon charadesign, des visages expressifs…

 

Pour conclure, Assassin’s Creed Awakening – tome 1 de Takashi Yano et Kenji Ôiwa est une petite déception. Compte-tenu du matériel de base, on était en droit d’attendre quelque chose de plus abouti que ne l’est ce manga. Il est difficile de dire que ce shônen est mauvais car ce n’est pas le cas. Mais il semble presque inabouti, sans que le mangaka est pu réellement exploiter ce titre. L’histoire est paradoxalement rythmée, mais parfois lourde, avec des passages où la masse d’information est importante et d’autres où ça n’avance pas.

Pourtant, il y a du potentiel avec un Kenway qui pourrait vivre de sacrés aventures et un Masato qui pourrait nous surprendre avec cette intrigue aux temps présents. Un premier tome qui se lit bien mais qui reste mitigé. Surtout que graphiquement ce n’est pas la panacée. Il manque clairement de détails et de soin, empêchant de s’immerger dans le récit et d’avoir l’impression d’être un pirate. Ce qui est dommageable pour un titre tournant sur le principe d’immersion !

Espérons que le tome 2 relève le niveau et corrige ces défauts gênants!

Et vous qu’avez-vous pensé de cette adaptation de jeu vidéo ? Avez-vous replongé dans Assassin’s Creed IV : Black Flag ?

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