. Amatsuki – tome 2 de Shinobu Takayama | Fant'asie
Kameyoko 28/09/2011 3
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  • Graphisme

Amatsuki - tome 2 de Shinobu TakayamaAmatsuki – tome 2 de Shinobu Takayama

Un titre qui s’améliore ?

Amatsuki – tome 1 avait été plutôt décevant. Ce manga, qui oscille entre le shônen et le shôjô, peinait à trouver ses marques et sa place. Sa narration était aussi un peu hésitante. On ne comprenait pas bien où le titre voulait nous emmener.

Mais il y avait un lueur d’espoir avec un fin que j’avais sensiblement préférée. Même si je n’ai pas spécialement apprécié Amatsuki, j’ai pour principe de toujours lire le deuxième volet avant de condamner. Et bien m’en a pris, puisque celui-ci se montre bien meilleur.

Amatsuki – tome 2 de Shinobu Takayama est édité par Kazé Manga et est disponible à la vente depuis le 16 juin 2011.

Résumé d’Amatsuki 2 chez Kazé Manga

Suite à sa rencontre avec l’énigmatique Bonten, Tokidoki s’éveille dans le sanctuaire Sakagami, siège des chasseurs de yôkai. Ses amis et lui sont amicalement accueillis par Shinshu, la jeune sœur de la mystérieuse princesse, mais les défenseurs du sanctuaire, plus méfiants, s’en prennent à eux. Confrontés à leurs démons, les trois voyageurs ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la maîtresse des lieux… “Parallèlement”, des journalistes poursuivent leurs recherches sur le fantomatique Midori Sensai.

Un regain d’intérêt

Amatsuki – tome 2 enchaine directement après les évènements de la fin du premier opus et l’annonce de la mort de la prêtresse.
Sans trop savoir pourquoi, nos héros se font attaquer par les Gardiennes du Temple. Dès lors, certaines révélations vont être dévoilées notamment sur Tokidoki et son oeil gauche. Kuchiha sera aussi mise à l’honneur avec la matérialisation du « démon » qui la ronge.

S’en suit quelques explications notamment sur l’être immaculé et sur la lutte qui oppose la prêtresse et son ordre aux yokais et au Tenbu.
Tokidoki se retrouve au centre des attentions car il possèderait un don rare et particulier.

Toute cette partie est riche en rebondissements avec l’apparition d’un personnage important, mais aussi en information. Le monde d’Amatsuki prend un peu plus forme et on comprend mieux certains aspects.

De même, cela nous permet de dégager une certaine trame globale autour de Tokidoki, son pouvoir, son destin et son oeil gauche. L’univers s’étoffe et tout parait moins confus.

De plus, il faut reconnaitre que c’est assez rythmé avec pas mal d’actions. On retrouve également, de façon plus claire et plus « crédible », des éléments fantastiques, basés sur la mythologie et la religion.
On ne s’ennuie pas, d’autant plus que les surprises et informations se succèdent.

Grâce à cette première moitié du manga, on reprend espoir et on commence à entrevoir le potentiel du titre. Amatsuki pourrait être plus sympathique que je ne me l’imaginais sans pour autant être transcendant.

Cette impression vient surtout de la dernière moitié du manga. En effet, elle se montre moins intéressante avec une narration moins soutenue. Autant la première partie louchait plus sur du shônen, autant là, il y a un coté plus shôjô.

L’accent est mis sur les différentes relations entre personnages, avec pas mal de dialogues. Mais cette fois-ci, le tout semble plus posé que pour le premier volume. On digère plus facilement les informations, et on a vraiment l’impression que c’est moins fouillis et que cette série sait plus où elle va.

Les personnages gagnent en intérêt et en charisme. L’univers et l’intrigue se construisent petit à petit.

Shinobu Takayama joue, un peu moins dans ce volume, entre cette période de l’ère Edo et le présent. Sauf que les pages consacrées au présent n’apportent, pour le moment pas grand chose. Elles sont certes assez mystérieuses et ouvrent la voie à de probables révélations, mais pour le moment elles sont dispensables.

Graphiquement le trait de Shinobu Takayama est assez correct, même s’il s’en dégage un coté brouillon parfois, comme manquant de finition. De même, elle utilise peut-être un peu de trop de trames qui assombrissent visuellement. Mais j’ai l’impression que c’est moins le cas qu’avec le premier tome. Elle manque aussi de constance. Certaines planches sont très belles, d’autres moins. Mais globalement, ça reste agréable et avec une touche très personnel.

Pour sa représentation des personnages, il y a du progrès, mais on a toujours un peu de mal à les reconnaitre.

Pour conclure, Amatsuki – tome 2 redresse la barre avec un volume plus intéressant et mieux géré. la première partie nous offre pas mal de rebondissement et vient donner un peu plus de consistance à l’univers. Il aura fallu une longue introduction pour qu’on puisse enfin entrapercevoir le potentiel du titre.
Ce n’est, certes, toujours pas une œuvre incontournable, ni même que je recommanderais chaudement, mais ça se lit plutôt bien. Graphiquement, le style de Takayama est particulier et manque de régularité, mais elle rend bien l’aspect fantastique.

Amatsuki s’améliore sensiblement mais est encore loin d’être exceptionnel.

Et vous qu’en avez-vous pensé? Avez-vous vu aussi une nette amélioration?

3 commentaires »

  1. Morlorc 28/09/2011 at 13:22 -

    C’est pas un manga qui m’attire vraiment 🙁

  2. Portgas 28/09/2011 at 14:05 -

    En fait plus les volumes sortent (3 pour l’instant) plus l’histoire devient intéressante. Le seul soucis, c’est que par moment ce n’est pas très clair. Je me suis vue relire des passage plusieurs pour être sûre de tout avoir compris. Je n’arrive pas à savoir où le mangaka cherche à nous emmener, le présent, le passé et le lien qu’il y a entre les actions se déroulant à ces deux époques. Il n’empêche que j’attends le 4 avec impatience. 🙂

  3. Kameyoko 29/09/2011 at 10:44 -

    @Morloc : Je peux comprendre. Ce manga est quand même un peu spécial. C’est un mélange shôjô/ Shônen qui débute pas très bien.

    @Portgas : Je n’ai pas encore lu le 3 pour le moment, mais c’est clair que le 2 est sensiblement meilleur que le 1. Mais c’est encore pas assez pour me rassurer. Car comme tu le dis, on n’arrive pas à voir vers quoi va s’orienter le titre et ce que veut en faire l’auteur. C’est perturbant un peu.

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