. A Certain Magical Index – tomes 1 et 2 | Fant'asie
Kameyoko 08/10/2012 0
A Certain Magical Index – tomes 1 et 2
  • Scénario
  • Graphisme

A Certain Magical Index – tomes 1 et 2 de Kazuma Kamachi et Chuyâ Kogino

Magie et espers !

A Certain Magical Index (To Aru Majutsu no Index en VO) est l’une des dernières nouveautés de Ki-oon. Cet éditeur a une politique éditoriale qualitative et nous a souvent gratifié de belles trouvailles (Bride Stories, Run Day Burst, The Arms Peddler…). Ce qui laisse supposer d’un petit titre. Surtout que le synopsis avec ce garçon pouvant annihiler tout pouvoir, et cette fille connaissant 103 000 grimoires peut être assez alléchant.

Contrairement à cette couverture très shôjô, ce manga est bien catalogué comme un shônen. Espérons simplement que ce ne soit pas ces fameux shônen pour filles, que j’avoue n’apprécier que moyennement.

A Certain Magical Index – tomes 1 et 2 de Kazuma Kamachi et Chuyâ Kogino sont édités par Ki-oon et sont disponibles à la vente, conjointement, depuis le 05 juillet 2012.

Résumé de A Certain Magical Index 1 et 2 chez Ki-oon

Résumé du tome 1, par l’éditeur :

Tôma est victime d’une mauvaise blague jouée par le destin : il dispose d’un don extraordinaire, celui d’annuler tout pouvoir surnaturel. Mais dans la Cité Académique, la ville fourmillante d’étudiants en sciences occultes où il vit, cette capacité pourtant incroyable ne lui attire aucune estime. Comble de l’ironie, à chaque fois qu’il utilise son pouvoir, une terrible malchance s’acharne sur lui !
C’est peut-être cette malédiction qui lui fait croiser le chemin d’Index, une jeune nonne poursuivie par d’inquiétants magiciens. Étrange mélange de courage et de naïveté, Index a mémorisé 103 000 ouvrages de sorcellerie interdits pour le compte de l’Église. Fragilisée sans le savoir par les secrets qu’elle abrite, la jeune fille est sur le point de voir se refermer sur elle un piège mortel. Science ou magie, qui l’emportera ?

Résumé du tome 2 par l’éditeur :

Un des poursuivants d’Index fait son apparition : il s’agit de Stiyl Magnus, un puissant magicien qui maîtrise les runes. Mais grâce à son pouvoir hors du commun, Tôma parvient à le vaincre avant de s’enfuir avec la jeune nonne, grièvement blessée…
Il trouve refuge chez un des ses professeurs, qui accepte d’effectuer le rituel nécessaire pour soigner les blessures de la fillette. Mais les assaillants d’Index n’ont pas dit leur dernier mot…

Une sortie simultanée salvatrice!

Pour le lancement de A Certain Magical Index, Ki-oon a eu la bonne idée d’utiliser une technique commerciale que j’apprécie beaucoup, à savoir faire une sortie simultanée des deux premiers tomes.
Ce choix est plutôt bien vu car, clairement, c’est le deuxième volume qui donnera envie, ou non, de découvrir ce shônen.

Car, seul, le premier opus ne m’aurait probablement pas fait continuer la lecture. En effet, la présentation de ce manga, du monde et des personnage est un peu maladroite et pas toujours maîtrisée.
Je prend par exemple la rencontre entre Index et Tôma. La première tombe quasiment du ciel, sur le balcon du jeune homme. Même si les mangakas tentent d’expliquer pourquoi, on y voit plus une certaine facilité qu’un rebondissement recherché.
Il y a aussi l’introduction assez moyenne de Tôma et de sa capacité, face à un personnage que l’on croisera probablement plus tard.
Au-delà de ça, c’est le synopsis global qui ne me fait pas décollé au plafond. L’histoire d’une jeune fille possédant un savoir inestimable (ici, elle connait 103 000 grimoires interdit), mais relativement inoffensive, poursuivi par une organisation puissante mais aider par un jeune homme, n’est pas ce qu’on peut appeler une trame innovante.
Ensuite, la majorité des péripéties et évènements  qui se déroulent sont souvent mal amenés, et là non plus sans réel brio. De fait, j’ai eu une lecture très passive où j’ai eu de mal à me passionner par ce qui m’était proposé. La faute à une narration un peu plate et parfois confuse, et avec un faux rythme.
Mais il y a de bonnes choses à retenir. Par exemple, le monde où se déroule cette histoire. C’est un univers où les pouvoirs d’ordre psychique sont courant. Il existe même des écoles spéciales, où l’on étudie et développe ces capacités, qui découlent de la science et du cerveau. Ce n’est donc pas de la magie.
A contrario, il existe une autre caste, plus discrète qui s’adonne à la magie. On se doute que la suite de A Certain Magical Index jouera avec ces spécificités et des individus ayant ces deux pouvoirs surgiront.
Autre point intéressant c’est le pouvoir du héros. Celui-ci, considéré comme malchanceux et sans talent, a pourtant une capacité étrange et déroutante : celle d’annuler celle des autres, grâce à son bras droit. J’aime beaucoup ce concept. Mais pour donner la pleine mesure du potentiel de ce dernier, il faut que l’auteur arrive à s’en servir convenablement. Ce qui pour le moment n’est pas trop le cas. Kazuma Kamachi se contentant de l’utiliser basiquement pour l’introduire, à savoir contrer les attaques ennemis et autres sorts. Mais nul doute que par la suite, cette habilité sera un peu plus développée.

Mais, s’agissant d’une introduction, on peut laisser le bénéfice du doute et lire la suite, qui se révélera de meilleure qualité.

En effet le tome 2 casse un peu tout le coté gnan-gnan, bateau du premier opus. Le niveau s’élève grâce à des retournements de situation bien venus, mieux amenés et qui offrent un éclairage nouveau sur les différents évènements. Le ton devient moins simple et gagne en complexité. Clairement, le duo de mangaka à l’oeuvre sur ce titre, a réussi à nous surprendre. Ce dont je doutais au départ.

Mais toutes ces modifications bien venues, font que A Certain Magical Index devient nettement meilleur. Et c’est là qu’on voit que Ki-oon a bien fait de sortir les deux tomes simultanément.

Tout n’est pas parfait pour autant car certaines explications semblent tirées par les cheveux, comme le coup du  cerveau presque assimilé à un disque dur. Mais tous les changements induits permettent d’y voir plus clair sur le potentiel du titre, sa trame principal et ouvrent la voie à des possibilités d’affrontements qui peuvent se révéler sympathiques, mais aussi des interactions entre personnages renforcées et moins linéaires.

 

Graphiquement, le trait de Chûya Kogino est somme toute assez classique. On ne peut pas reprocher grand chose, mais il manque quand même de personnalité. Mais les personnages sont assez charismatiques, les cases sont fournies, la mise en scène correcte, même s’il y a un petit souci de lisibilité sur les scènes d’action.

 

Pour conclure, A Certain Magical Index – tomes 1 et 2 de Kazuma Kamachi et Chuyâ Kogino est à moitié une déception. Le tome 1 n’est pas du tout engageant à cause de certaines facilités, un rythme mal maîtrisé et tout est un peu maladroit. En clair, il ne passionne pas beaucoup. Mais le deuxième volume fait un peu oublier cette entame ratée, en proposant quelque chose de plus développé et surprenant. Même si certains rebondissements sont un peu grossiers, on parvient plus facilement à rentrer dans le récit et à s’y intéresser. On voit mieux ce que ce manga a dans le ventre.

Même si je trouve encore que cela manque de testostérone, même si je n’aime pas ce petite coté dérangeant où on utilise de très jeunes filles (comme la prof qui a l’apparence d’une fille de 8 ans, ou le petit fanservice d’Index), le deuxième volet m’a donné envie de m’intéresser à la suite. On verra si ce manga poursuit son chemin dans le bon sens.
Et vous qu’avez-vous pensé de cette nouvelle série ? Avez-vous aussi trouvé très moyenne l’entame ?

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