. 7 milliards d'aiguilles – tome 2 de Tadano Nobuaki | Fant'asie
Kameyoko 26/07/2010 2

7 milliards d'aiguilles - tome 2 de Tadano Nobuaki

7 milliards d’aiguilles – tome 2 de Tadano Nobuaki

Exaether vs Maelstrom : la revanche

7 milliards d’aiguilles est un titre intéressant mettant en scène des entités extra-terrestres prenant possession du corps d’humains. Ces deux parasites n’existent que pour se battre éternellement. La classique opposition du bien contre le mal.

Le premier tome était une lecture plaisante, sauf que j’ai eu l’impression que l’histoire se finissait déjà. Je me demandais donc comment Tadano Nobuaki allait faire pour justifier les 4 tomes que compte cette série. Le deuxième tome va donc être important pour voir comment le mangaka s’en sort. Que va-t-il trouver pour prolonger son manga ?

7 milliards d’aiguilles – tome 2 est édité par Doki-doki et est disponible à la vente depuis le 12 mai 2010.

Résumé de 7 milliards d’aiguilles 2 chez Doki-Doki

Le Maelstrom est détruit, mais avant de disparaitre, il se demande combien de fois ils répèteront tout ceci.

Par une très chaude journée, Hikaru reçoit une carte postale de son ami d’enfance Masaya. Ce dernier lui demande de revenir sur l’île de son enfance et se recueillir, au moins une fois, sur la tombe de son père.

Après plusieurs années où Hikaru a repoussé ce moment, elle décide d’y aller seule. Mais alors qu’elle s’apprête à prendre le bateau, elle retrouvera sur le quai ses deux amis Nao et Saya. Un autre invité inattendu pointe le bout de son nez, puisque Exaether lui parle. Pourtant elle pensait qu’avec la fin de sa mission, il aurait disparu en même temps que son ennemi de toujours.

Une fois arrivée sur l’île, elle retrouve Masaya qui l’attendait depuis longtemps. Tout le monde sur l’île n’est pas aussi ravi que le jeune homme de ce retour.

Le passé d’Hiraku, et le mystère entourant la mort de son père vont ressurgir sur cette île. Elle sera aussi confrontée à la réapparition du Maelstrom.

Le passé d’Hiraku ressurgit

A la fin du tome 1, je me suis vraiment posé la question de savoir ce que le mangaka pourrait bien raconter pour tenir quatre tomes. Une fois le maelstrom détruit, je ne voyais pas trop ce qu’il pourrait faire de son héroïne un peu fade et de cette histoire.
J’avais bien l’hypothèse que Tadano Nobuaki ferait revenir son maelstrom pour les faire re-combattre. Mais en faisant ainsi, ça risquait de vite devenir redondant et ennuyant. Je n’espérais pas voir ce « retournement de situation » prévisible dans ce tome.

Et pourtant c’est bien le cas. Nous avons bien à faire au retour du maelstrom. Mais là où on pouvait craindre un autre affrontement basique, le mangaka va nous surprendre pour nous proposer un combat plus psychologique que physique. On évite ainsi un certain ennui, et une certaine monotonie.

L’auteur, malgré ce come-back ô combien prévisible, s’en sort pas trop mal en proposant quelque chose de plus original. En effet, le maelstrom, lassé de cette perpétuelle course poursuite avec Exaether et cet affrontement sans fin, propose un deal. Celui qui sortira vainqueur de leur affrontement ne reviendra plus jamais, mettant fin à cet éternel recommencement.

Sauf que le terrain choisi pour le parasite « méchant » sera psychologique, et ne sera pas un affrontement purement physique. D’ailleurs il n’opposera pas directement les deux entités. C’est Hikaru qui décidera du résultat. Mais pour cela, elle devra affronter son passé et ne pas laisser le maelstrom prendre le contrôle de son corps.

La tournure des évènements surprend le lecteur, enfin moi en tout cas, par un traitement de leur opposition plus subtile. J’ai aimé ce choix scénaristique surprenant, qui m’a intéressé, alors que ça aurait été facile d’être barbant.

En plus, en procédant ainsi, cela permet d’en apprendre beaucoup plus sur le passé de l’héroïne. C’est un moyen intelligent de creuser son personnage principal. Car tout en servant l’histoire, on comprend mieux son comportement actuel, et notamment son enfermement et le fait qu’elle ait toujours un casque sur les oreilles. Nobuaki aurait pu se contenter de simples flashbacks. Procéder ainsi est plus créatif et rends la lecture plus plaisante puisque faisant partie intégrante de l’intrigue.

C’est plutôt bien joué de la part du mangaka, qui montre ici qu’il peut être créatif. Ce qui met d’autant plus en parallèle, le classicisme et le facilité de certains passages.

Déjà le retour du Maelstrom est quand même d’une banalité sans nom. Et puis comme par hasard, il échoue sur une plage de l’île où sont Exaether et Hikaru. Et là comme si ce concours de circonstance ne suffisait pas, la première personne qu’il croise est quelqu’un d’important pour l’héroïne. Tous ces passages en sont presque consternants de facilité et de manque d’inspiration. Ca en est presque ridicule. Ce qui choque d’autant plus qu’avec l’affrontement de ce tome et la fin de ce manga, on sait que Nobuaki peut faire preuve d’imagination et arrive à surprendre le lecteur. Donc proposer des faits aussi plats c’est dommage. Tout comme le fait qu’elle devienne si proches de ces deux amis n’est pas, pour moi, crédible.

Avec le retour sur le passé d’Hikaru, on en vient à éprouver un tantinet d’affection pour Hikaru. Même si je ne peux pas dire que c’est un personnage attachant et charismatique, elle parait beaucoup moins fade que dans le premier. Elle gagne en consistance et profondeur.

Pour conclure, ce deuxième opus de 7 milliards d’aiguilles est agréable à lire grâce notamment à des belles trouvailles au niveau du scénario. L’affrontement psychologique est intéressant à suivre, et tout se lit très bien. La fin du tome laisse aussi imaginer quelques développements possibles, qui pourront s’avérer intéressants. Le personnage principal gagne en intérêt même si elle ne demeure pas très attachante.

Le gros souci de ce tome, provient du fait que Tadano Nobuaki a cédé à la tentation de recourir à de grosses ficelles peu crédibles et bien voyantes.

La lecture reste vraiment agréable. J’attends quand même de lire le tome 3. 7 milliards d’aiguilles n’est pas une révolution, mais la lecture est plus que plaisante.

Et vous qu’avez-vous pensez de ce tome et de choix au niveau du scénario? Trouvez-vous aussi facile certains faits? Avez-vous aimez l’affrontement de ce tome?

2 commentaires »

  1. Nemo 26/07/2010 at 13:25 -

    Je suis gloablement d’accord avec toi. 7 milliards d’aiguilles cède beaucoup trop facilement à la … facilité justement. Il y a des bonnes idées un peu partout mais pas le talent derrière qu’il faut pour les exploiter.

    C’est une lecture certes plaisante mais ô combien frustrante. Franchement dommage, auteur à surveiller quand même car mine de rien y a du potentiel.

  2. Kameyoko 26/07/2010 at 18:01 -

    @Nemo : tout à fait d’accord. Même si les grosses ficelles m’ont exaspéré, bizarrement, j’ai bien aimé quand même. Ce titre a un certain potentiel, le mangaka aussi. Déjà on va voir comment il s’en sort dans le tome 3, compte tenu de la fin du 2.

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