Ultimates – tome 1 : Super Soldat
Les vengeurs vus par Mark Millar
Après les Ultimate Spiderman et Ultimate X-Men, Marvel se penche sur les Vengeurs (Avengers en VO) avec ce Ultimates.
Pour rappel, les « Ultimate » consiste à remettre certains super-héros au goût du jour, en plaçant l’histoire à notre époque (certains des personnages datant des années 60). Le but était de permettre à de nouveaux lecteurs de se mettre aux Marvel (je suis un peu dans ce cas d’ailleurs).
L’avantage c’est que cet univers n’est pas celui des héros classiques. Ici les « capés » vivent sur la Terre 1610, alors que dans les autres publications, les super-héros vivent sur la Terre 616.
Les Vengeurs sont les membres d’une équipé formée par Nick Fury et est composée de : Thor, Iron Man, Captain America, Giant man, La Guêpe, et d’autres personnes.
Résumé d’Ultimates 1 en Marvel Deluxe
En 1945, dans l’atlantique nord, des soldats américains sautent sur une base islandaise. L’un d’eux est Captain America, un super-soldat, amélioré grâce au super-sérum mis au point par des scientifiques américains.
Leur mission est d’empêcher les nazis d’envoyer une fusée sur le sol américain. Accompagné de son ami Buck, Captain America arrive à s’accrocher dessus lors du lancement. Il parvient à la faire exploser en vol. Mais inconscient, il sombre dans l’océan.
A New-York, Nick Fury explique au docteur Banner qu’il veut mettre en place une équipe de super-héros pour faire face aux menaces actuelles.
L’équipe sera composée d’Iron Man, de Giant Man, la guêpe et de Thor.
Quelques jours plus tard le corps de Captain America est retrouvé en vie après 57 ans. Forcément ce dernier est un peu déboussolé de se retrouver à cet époque lorsqu’il se réveille. Mais il accepte de rejoindre les Vengeurs.
Alors que les « Ultimates » tournent en rond, Bruce Banner s’injecte un mélange du sang de Captain America et de la formule de Hulk, afin de donner une raison d’exister aux Vengeurs.
Bruce Banner se transforme en Hulk. Il fait d’énormes dégâts et nombreuses sont les victimes. Les Vengeurs n’ont d’autres choix que d’intervenir et de travailler en équipe pour neutraliser Hulk.
Les supers-héros sont d’abord des hommes
Je rappelle que j’ai quand même des connaissances très limitées concernant l’univers Marvel. Et pourtant, je n’ai pas trop eu le sentiment de louper des choses et de ne rien comprendre. Certes c’est quand même beaucoup mieux de connaitre les personnages, mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas réellement handicapant. Il suffit juste de savoir que Bruce Banner est Hulk, que Tony Stark est Iron-Man, et c’est suffisant.
En effet, on apprend vite à découvrir les personnages. Par exemple, alors que je ne connaissais presque rien de Captain America, là j’ai pu découvrir qui il est, son passé et ses capacités. Les autres personnages sont également présentés.
La première partie de cet Ultimates – tome 1 se concentre surtout autour des personnages et c’est ce qui fait la force de ce comic. Ils sont originaux, bien travaillés et surtout ils montrent leur faiblesse.
Captain America arrive dans une époque qui lui est complétement étrangère. Il perd tout ses repères. Tony Stark est alcoolique, bling-bling et beau parleur. Bruce Banner ronge son frein et sombre dans la frustration permanente. Quant au couple Janet et Hank Pym, ils ont vie de couple mouvementée et destructrice. Thor lui est une sorte de hippie, alter-mondialiste.
Clairement ces profils sont assez atypiques pour ce style de comic où c’est assez lisse. Mark Millar casse un peu les codes des super-héros. Et c’est d’autant plus passionnant lorsque toutes ces personnalités, se croisent, interagissent et discutent. Toutes les interactions avec ces personnages donnent vie à ce groupe et approfondissent le récit qui se focalise plus sur les « héros ».
Il y a notamment un passage mémorable de dispute entre Hank et Janet, superbement mise en scène.
Le scénariste semble se plaire à nous montrer leur coté humain plus que celui des « super-pouvoirs ». Ils paraissent moins manichéens et plus complexes. On est définitivement dans un récit plus adulte, moins tape à l’œil (bien qu’il y ait quand même de grosses scènes d’actions),plus sombre et avec des personnages fouillés. Et ça, ça me plait!
Un vent frais et nouveau souffle sur nos super-héros! C’est rafraichissant
D’un autre coté cette première partie qui s’attarde sur les personnages composant les Vengeurs peut paraitre un peu longue (personnellement ça n’a pas été du tout le cas). Mais après, on rentre dans une phase plus classique pour des comics Marvel.
Le premier gros moment d’action, et pas des moindres, est lorsque Hulk est lâché dans New York. Et là c’est le carnage, surtout quand les Vengeurs interviennent. C’est spectaculaire et rythmé avec une mise en scène et un découpage cinématographiques.
D’ailleurs le cinéma est au cœur même de ce titre. On sent l’inspiration des différents films Marvel (Nick Fury avec les traits de Samuel L. Jackson, ou encore Stark avec ceux de Robert Downey Jr), mais on perçoit aussi la volonté d’être très visuel et avec un travail presque mâché pour une future adaptation.
La dernière partie de Ce Ultimates – tome 1 nous montre bien le talent de scénariste de Mark Millar, en nous narrant l’élimination d’agents extra-terrestres en sommeil, ayant la faculté de métamorphose : les Chitauris (aussi appelés Skrulls). Évidement, tout ne se passera pas comme prévu.
Les rebondissements sont nombreux, et l’action est bien présente. Cette partie là s’enchaine à 100 km/h, sans temps morts. Le lecteur est captivé par la succession d’évènements, surtout quand tout cela permet à nos héros de nous faire étalages de leurs pouvoirs et/ ou capacités.
Le scénariste arrive pleinement à conjuguer action, super-pouvoirs et retournements de situation pour nous livrer une récit captivant. Et ce d’autant plus qu’il permet de lier les évènements du passé de Captain America.
Le travail de Brian Hitch est bon. Les personnages bénéficient d’un graphisme détaillé, réaliste et plein de personnalité. J’ai beaucoup aimé les passages lors de la seconde guerre mondiale avec ces couleurs défraichies. Le choix de cadrage est judicieux et dynamise bien le récit.
Il est également très bon lors des scènes d’actions et d’explosions qui sont très efficaces.
Je ferais quelques petits reproches concernant le charadesign de Hulk, que j’ai pas du tout apprécié et le marteau de Thor. Sinon le reste c’est du bon.
Au final ce Ultimates 1 : Super Soldat, est très contemporain. Les super-héros nous apparaissent plus humains, plus fragiles et plus sombres. Ils ont une vraie psychologie travaillée. L’histoire démarre lentement mais pour finir en apothéose. Ce tome est très cinématographique dans sa narration et dans la mise en case.
Bref, j’ai adoré. J’ai pris énormément de plaisir à la lecture, sans être gêné par mon manque de connaissance du Marvelverse. Le tout est servi par des dessins magnifiques de Brian Hitch.
Un comic à posséder et à lire d’urgence! Pour l’instant le meilleur Marvel que j’ai lu, devant même Civil War.
Et vous que pensez-vous de ce titre? Le trouvez-plus mature?




















Ultimates 1 a été pour moi l’un des premiers comics lorsque j’ai commencé à en lire !
Il s’agit pour moi d’un très bon point d’entré pour découvrir les comics de super-héros : on est dans un univers qui débute (l’univers Ultimate), et il s’agit du premier volume sur cette équipe. Il y a donc la présentation de tous les membres de l’équipe, et le cadre est posé.
C’est très frais et moderne, et c’est un réel plaisir de lire ce premier volume.
Les dessins sont vraiment de toute beauté et le style très réaliste ajoute beaucoup dans l’idée de modernisation des équipes de super héros.
Je conseille donc très fortement la lecture de ce comics (et de sa suite, que certains considèrent comme moins bien, mais que j’apprécie tout autant)
Un volume qui m’interesse. Civil War m’a donné envie d’en savoir plus sur Captain America (et sur ce connard de Iron Man XD)
@Seraf : Civil War et Ultimates ne se passent pas dans le même univers, et n’auront donc pas la même histoire ou le même caractère.
Mais cela permet tout de même de se faire une idée des origines
« On sent l’inspiration des différents films Marvel (Nick Fury avec les traits de Samuel L. Jackson, ou encore Stark avec ceux de Robert Downey Jr) » : Iron Man est sorti au cinéma bien après la série Ultimates, c’est pour le coup le ciné qui s’est inspiré du comic et pas l’inverse…
@Bagoor : Effectivement je pense aussi que ce Ultimates est un bon point d’entrée dans l’univers Marvel. Il est plus facile d’accès que bon nombre de leurs titres
@Seraf : Tu seras servi. Captain America, je le connaissais juste de nom et je ne l’aimais pas (le coté patriote exacerbé). mais là on en apprend plus sur lui, et il m’est devenu plus sympathique.
Pour Iron-Man, il est intéressant dans cet Ultimates. Il a toujours un coté tête à claque, mais il est intéressant quand même.
@Ginie : C’est bien possible. Mais ces deux personnages sont trop ressemblant aux acteurs du film pour que se soit une coincidence.
Je crois que normalement Nick Fury n’est pas noir et qu’il y a qu’à la fin du film Iron Man qu’on le voit ainsi.
Pour moi il est clair qu’il y a eu interaction entre ces deux oeuvres. Cette ressemblance n’est pas le fruit du hasard
j’ai pas dit que c’était le fruit du hasard, j’ai dit que Jon Favreau c’est inspiré du comic Ultimates et que ce n’est pas le comic qui s’est inspiré du film comme tu le dit.
Le fait que des dessinateurs de comics prennent des acteurs comme source d’inspiration n’est d’ailleurs par nouveau…
Ils ont repris Samuel Jackson pour lui rendre hommage (et oui le Nick Fury de l’univers classique est bien blanc) et ensuite Favreau a naturellement demandé a Jackson s’il voulait bien faire le rôle, ce qu’il a forcement accepté.
@Ginie : ah d’accord
. Balèze donc les Millar et les Hitch pour avoir été si inspirés pour leur charadesign. Parce que dans ce cas penser à Jackson en Fury et derrière faire en sorte qu’il accepté réellement le rôle c’est beau
En fait, lors de la création des Ultimates, Millar souhaitait que la série se veuillent réaliste, et a donc choisit les acteurs qui pourraient interprété ses personnages dans un film.
Et Samuel L. Jackson a été le modèle pour Nick Fury. Ce n’est qu’à partir du film Iron Man que les scénaristes ont souhaités se baser sur l’univers Ultimate (plus récent et donc plus simple à mettre à l’écran), que sur l’univers classique.
D’ailleurs, Ultimate Spider-Man a été lancé en 2001, en même temps que la sortie du premier film, afin de profiter de la notoriété du film pour gagner de nouveaux lecteurs. Depuis, on parle souvent du lien entre les séries Ultimate(s) avec les derniers films Marvel.