
- Scénario

- Graphisme

Lenore – tome 1 : Noogies de Roman Dirge
Un comic à l’humour très noir
Lenore ressort dans nos contrées avec une nouvelle édition signée Milady Graphics. En effet, ce comic undergound est déjà sorti en France aux éditions Semic.
Mais cette réédition profite de la colorisation effectuée par son auteur Roman Dirge. C’est en quelque sorte, sa version définitive.
Lenore : Noogies nous est présenté comme une sorte d‘Emily the Strange en plus drôle et comme un mélange entre Tim Burton et le Dr Seuss. Vous l’aurez compris c’est un comic gothique et macabre, à l’humour très noir.
Lenore – tome 1 : Noogies de Roman Dirge est édité par Milady Graphics et est disponible à la vente depuis septembre 2011.
Résumé de Lenore 1 chez Milady Graphics
Résumé de l’éditeur :
Mignonne à en mourir !
Embarquez pour un sombre voyage avec Lenore, la plus adorable des petites filles mortes. N’ayez pas peur : vous serez en bonne compagnie. Poupées vampires, nounours possédés, enfants-troncs cannibales et mignons petits chatons à serrer dans ses bras (mais pas trop fort…) peuplent son extraordinaire univers.Roman Dirge revisite avec brio les thèmes de l’enfance, alternant nostalgie et humour (très) noir. C’est toujours bien vu, souvent touchant et incroyablement drôle. Un phénomène culte des deux côtés de l’Atlantique, dans une édition entièrement revue et mise en couleur par l’auteur.
Des strips tendance gothiques
Noogies est le premier recueil des aventures de Lenore; 3 étant prévus. Lenore c’est un comic à l’humour très noir, qui se décompose en strip, généralement d’une page mais parfois un peu plus.
Il n’y a donc pas de réel fil conducteur qui se dégage. Il s’agit d’histoires, le plus souvent indépendantes, autour de la petite fille morte-vivante Lenore.
Cette dernière a la particularité d’être morte, d’aimer tout ce qui est macabre et faire des bêtises un peu plus gores que les « vivantes ».
Cette petite zombie s’entoure de créatures gothiques, de monstres et autres étrangetés qu’on pourrait croire sorties de l’imaginaire de Tim Burton.
Comme ce prestigieux réalisateur, Roman Dirge a créé un univers gothique, morbide à l’humour grinçant et noir. Il partage une certaine même vision du gothique et de l’esthétique de la mort. Même si pour Lenore c’est moins « charmant » et plus violent. Violent dans le sens où il y a des morts, même si c’est fait avec humour, et parfois avec une certaine méchanceté mais drôle.
Ce qui fait qu’il se dégage de ce comic, de la mouvance underground, une atmosphère gothique, bizarre et corrosive. En effet, la demoiselle aime régulièrement tuer des gens comme son petit ami Gosh. Elle le tond avec une tondeuse, le brule, le poignarde … Il lui arrive aussi de tuer des hamsters en appuyant dessus ou de parler à des Muffins.
Du fait de son format, sous formes de strips, on trouvera le tout inégal. Certains scenettes sont drôles, acides, d’autres sont faciles et quelconques.
Il y a quelques belles trouvailles à l’humour bien noir et d’autres qui sont banales et déjà vues.
Pour être honnête ce Lenore : Noogies m’a laissé de marbre. Pourtant, j’aime l’univers de Tim Burton, l’humour sordide et noir, mais là je n’ai pas accroché.
Je n’ai pas réussi à m’attacher à Lenore que je trouve fade. Très peu de strips ont réussi à me faire décocher un sourire. J’ai trouvé que ça manquait de finesse et que c’était surtout facile.
Pourtant Roman Dirge a réussi à créer un univers narratif et visuel, avec la présence de créatures étranges et un ton gothique. Mais c’est dans la construction des blagues que je n’ai pas accroché.
Clairement, Lenore est le genre de titre qui divise. Certains vont être charmés par cet univers, parfois cynique, parfois attendrissant mais surtout décalé et morbide. D’autres vont rester de marbre. C’est mon cas.
Il faut dire que le lecteur n’est pas aidé par un graphisme, certes plein de personnalité, mais avouons le : moche. Dans un texte introductif, Roman Dirge explique que suite à divers imprévus il a dû travailler à partir de scans pour effectuer la colorisation. Et ça se voit parfois. Certains passent mal.
Le style particulier de l’auteur n’est pas des plus agréable à l’oeil. C’est parfois brouillon, trop épuré et simpliste, avec un manque de finition et de détails. Bref, je trouve ça vraiment pas beau.
Mais, il est vrai que ce genre de titre permet d’oublier un peu le graphisme si l’ambiance et l’humour le rattrapent.
Dans mon cas, je n’ai pas réussi à passer outre. Ce fut un handicap majeur pour moi.
Pour conclure, Lenore : Noogies est vraiment un titre à part, loin du mainstream, qui s’adresse qu’à une certain frange du lectorat. C’est typiquement le genre qui divisera. Dans mon cas, je n’ai pas apprécié, je n’ai pas réussi à rentrer dans le délire et faire fi du graphisme peu esthétique. L’humour qui se veut méchant, corrosif et morbide ne m’a pas touché. Je suis resté hermétique à ce titre.
Pourtant, je reste persuadé que si l’on rentre dedans, il peut petre sympa. En effet, Roman Dirge a réussi à créer un certain univers gothique, avec des créatures étranges qui peuvent se montrer méchamment attachantes. Mais faut rentrer dedans.
Et vous qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous réussi à rentrer dedans? Aimez-vous ce genre d’humour noir et macabre ?



















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