Le Berceau des Esprits – tome 2 de Kei Sanbe

Kameyoko 13/01/2012 1
  • Scénario
  • Graphisme

Le Berceau des Esprits - tome 2 de Kei Sanbe

Le Berceau des esprits – tome 2 de Kei Sanbe

Moins de zombie dans cet opus

Le Berceau des Esprits est le dernier manga de Kei Sanbe, connu pour son titre l’Île de Hozuki. D’ailleurs la parenté entre les deux oeuvres est assez frappante.
Ce seinen plus ou moins de zombies est une vraie série B, qui, même s’il ne brille pas l’originalité de son scénario, propose un divertissement plaisant. Ce deuxième volet, va confirmer cette impression avec un tome, moins axé sur les zombies, mais qui joue la carte du plaisir simple. C’est aussi ce qu’on peut lui reprocher.

Le Berceau des Esprits – tome 2 de Kei Sanbe est édité par Ki-oon et est disponible à la vente depuis le 08 décembre 2011.

Résumé de Le Berceau des Esprits 2 chez Ki-oon

Résumé de l’éditeur :

Après une longue marche semée d’embûches, les cinq adolescents tombent nez à nez avec une de leurs camarades de classe, Yayoi, qui tente de les éliminer !
Cette fois, le doute n’est plus permis : la folie meurtrière qui semble avoir gagné certains passagers est contagieuse…

Une série B efficace

On retrouve notre petit groupe de survivants essayant de survivre et de s’échapper de cet enfer. Ils continuent leur progression dans les couloirs et autres pièces du paquebot renversé.

Mais la peur et l’angoisse est omniprésente avec ce psychopathe rôdant aux alentours, et tous ces cadavres jonchant le sol.

Dans le premier tome, ce groupe ne comprenait pas ce qui se passait alors que le lecteur lui a compris que le danger était des zombies. Mais dans cet opus, les protagonistes vont commencer à mieux appréhender la situation. Ils vont notamment croiser une camarade de classe devenue hyper agressive comme leur professeur et comme le psychopathe.

De là, ils vont faire la déduction que c’est contagieux. Je serai tenté de dire enfin ! Ils avancent un peu dans l’explication du phénomène. Mais pour le moment ils n’en sont qu’au stade des suppositions. Cette lenteur à essayer de comprendre ce qui se passe est d’autant plus visible que dans le même temps, on nous présente d’autres personnages plus vifs d’esprits.

Ce groupe, plus direct et plus sans pitié, a déjà compris le principe de propagation et a déjà mis un système en place pour s’en prémunir. Pour cela, à l’aide d’une croix chauffée à blanc, ils se brûlent le bras. Si cette blessure disparait c’est que la personne est contaminée et doit donc être neutralisée.

Mais en plus de cela, le meneur, un certain Serizawa s’interroge déjà sur la façon de les tuer et sur le fait qu’il faille s’en prendre à la tête.

De fait, le groupe que l’on suit depuis le départ, nous apparait bien candide. Surtout que les autres n’hésitent pas à prendre des mesures extrêmes. Ce qui me parait peut-être plus crédible.

Mais heureusement Kei Sanbe fait évoluer ce groupe en développant les personnages et leurs réactions. Ainsi on en apprend plus sur Takigawa, son enfance, et pourquoi il ne souhaite pas s’attacher aux gens, tout en voulant les sauver. Ainsi, il gagne en profondeur et se montre plus intéressant. Il gagne un peu en charisme.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce tome c’est les relations entre membres qui commencent à évoluer. On quitte un peu le mode « bisounours » pour quelque chose jouant plus sur la tension.

Ainsi suite à la rencontre avec leur camarade infectée, qui a mordu à sang Kana, la méfiance s’est installée. Kana devient paranoiaque et suspecte tout le monde de vouloir s’en prendre à elle. Elle fait tout pour cacher son infection. Shimada quant à lui se montre suspicieux concernant le comportement de Kana. Un jeu dangereux s’installe entre les deux et on sent que chacun des deux peut être menacés.

Le scénariste adopte tour à tour leur point de vue pour montrer dans quel état d’esprit ils sont.

Rajouter une menace interne à ce groupe est plutôt une bonne idée, même si c’est du déjà-vu. Ca va exacerber les réactions et devenir plus tendu. Surtout que le scénariste introduit un nouveau groupe plus extrêmes et un peu plus « fous ».

Le suspense est présent et de nombreux rebondissements viennent ponctuer ler récit. La plupart du temps c’est assez convenu mais ça fonctionne quand même. Il y a encore des pistes à développer comme tout ce qui tourne autour de Yume, la jeune aveugle et du petit garçon livré à lui-même.

Le rythme est assez rapide comme le laissait supposer le premier tome. On entre dans le vif du sujet, même s’il manque un peu plus de tension et d’horreur. De plus, je trouve que l’utilisation d’un paquebot entrain de couler n’est pas assez exploité.

Le Berceau des Esprits est donc un manga de série B , qui ne joue pas la carte de la nouveauté. Les rebondissements et les situations sont un peu classiques, mais ça fonctionne assez bien. Le tout se lit plutôt bien, rapidement et avec plaisir. En revanche, les personnages sont peut-être un peu trop gentillets et ça manque encore d’un peu de tension et d’horreur.

Graphiquement, le trait de Kei Sanbe rend bien. Même si le charadesign fait trop penser l’Ile de Hozuki, ça fonctionne bien. Pour le moment, ses petites touches de fanservice et de gore passent bien et viennent pimenter le récit.

Pour conclure, Le berceau des Esprits est un bon divertissement, qui répond aux attentes. Il ne surprendra pas, ne sera probablement pas le manga de l’année, mais le plaisir de lecture est là. Et c’est ce qu’on lui demande. C’est du manga de série B qui est là pour faire plaisir aux lecteurs et non pas pour le surprendre. C’est donc un huis-clos un peu horrifique classique mais efficace.

Je lirai la suite avec plaisir. Peut-être que l’intrigue sera plus surprenante ensuite.

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Trouvez-vous aussi que c’est divertissant mais pas forcément indispensable ?


Un commentaire »

  1. Morlorc 13/01/2012 at 18:11 -

    Merci pour cette avis, ça me rappelle qu’il faudra que je me l’acheter aussi :)

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