La légende de Rei – tome 2 de Yasuyuki Nekoi
La suite du spin-off d’Hokuto no Ken
Hokuto no Ken est un manga culte pour beaucoup, notamment pour de jeunes mangakas. Les spin-off sont nombreux entre Raoh, Toki, Julia... Là c’est Rei qui a le droit au sien.
Après un premier tome plutôt engageant, malgré quelques défauts agaçants, je suis curieux de voir si ce 2ème volet va confirmer cette impression globalement positive.
J’espère que cette série va se montrer à la hauteur du charisme du guerrier du Nanto.
Hokuto no Ken, la légende de Rei – tome 2 est édité par Kazé Manga et est disponible à la vente depuis le 12 août 2010
Résumé de la Légende de Rei 2 chez Kazé Manga
Le flashback sur l’entrainement de Rei continue. Rei entame son sixième jour debout sur un bâton pour son épreuve du « gouffre des ténèbres ». Son amie Karin va le retrouver pour voir s’il va bien. Sur place, elle constatera qu’elle n’est pas la seule à observer le guerrier du Nanto. Yuda et Amiba sont aussi présents.
Rei, perché sur son bâton, aperçoit des oiseaux voler autour de lui. Soudain ces oiseaux, qui s’avèrent être des vautours, plongent sur lui. Il arrive à les éviter et les tue en sautant avec grâce au-dessus.
Mais il n’a même pas le temps de se poser sur son bâton qu’Amiba en profite pour brandir son arbalète et décocher un carreau.
Rei parvient à l’éviter mais perd son équilibre et tombe dans le gouffre.
Il sera secouru par Linlei, épouse du maitre du Nanto Suichôken qui va lui enseigner une autre façon de pratiquer le Nanto.
Rei enquête sur la mort d’Eva
Le premier tiers du volume conclue le flashback sur Rei entamé dans le tome 1. On y découvre ainsi comment Rei est devenu l’héritier du Nanto Suichôken. D’ailleurs on voit notamment comme Yuda en est venu à le jalouser et admirer sa grâce (ceux qui ont lu Hokuto no Ken comprendront ce que ça signifie).
On croise également Shû, qui ne nous est pas inconnu.
Lors de ce passage on y apprend que le Suichôken possède une face féminine incarnée par Linlei. C’est cette dernière qui apprend à Rei à utiliser pleinement l’art du Nanto. C’est de là que lui vient son style aérien, fluide et gracieux.
Avec ce flashback, je me suis demandé si le trait si androgyne du mangaka n’avait pas pour but de souligner le coté féminin du Nanto et donc de son héritier.
Dans cette partie, nous allons voir un Rei encore approximatif et moins impressionnant. On le croirait presque inoffensif. Néanmoins, il est toujours intéressant de le voir plus humain, plus vulnérable avec notamment des amis.
Après ce retour sur la jeunesse de notre héros, l’histoire repart dans le présent, dans Asgarzul. Les évènements s’accélèrent depuis la mort d’Eva. Rei et Yû sont traqués par les Eva’s Valkyries pendant que les hommes du quartier ouest préparent la prise de la ville.
Rei va devoir utiliser le Nanto pour s’en sortir. Et ce d’autant plus qu’il croisera des adversaires maitrisant aussi cet art.
Même si spin-off n’a pas le souffle épique d’Hokuto no Ken, ce titre demeure une lecture agréable. Dans ce volume le scénario prend doucement forme. Il est très classique, manque de finesse et de rebondissements, mais le rythme est suffisamment élevé pour que l’on ne s’ennuie pas.
Pourtant, La légende de Rei souffre de nombreux défauts. Le premier est le coté simple des situation et du scénario. Ça ne révolutionnera ni l’univers ni le shônen. Ensuite, j’ai toujours autant de mal avec le charadesign.
Outre un coté androgyne, certains personnages masculins sont presque ridicules. Entre l’homme à la moustache fine, l’autre avec sa coupe de moine, Yû le travesti, l’autre avec des bigoudis et un méchant très année 80, on dirait plus une « YMCA party » qu’un shônen sanglant.
Personnellement, je n’aime pas l’aspect trop présent du fanservice. Alors oui c’est agréable de voir des femmes nues, de voir des scènes plus ou moins explicites, mais trop c’est trop. J’ai du mal à associer ce coté là à l’univers d’Hokuto no Ken.
Graphiquement le style de Yasuyuki Nekoi ne me convainc pas encore. Son style est très paradoxal. Je le trouve très moyen pour les hommes (surtout comparé à Tetsuo Hara) qui sont assez brutes de décoffrage, plutôt efféminés et moins détaillés.
Par contre dès qu’il s’agit de représenter les femmes, le mangaka n’hésite pas à être plus fin, avec de belles courbes et un soin particulier à les rendre sexy.
Pour conclure, la Légende de Rei tome 2 est à l’image du Nanto Suichokên. Il mélange douceur et brutalité, qualités et défauts, finesse et grossièreté. La violence est toujours présente et les coups pleuvent de partout, avec un coté testostérone bien visible. Mais d’un autre coté nous avons des femmes nues régulièrement, très à leur avantage, des personnages masculins androgynes et d’autres presque clichés gays.
Le scénario n’est pas extraordinaire non plus.
Ce spin-off est très loin d’égaler l’original, mais se laisse lire facilement, si on n’est pas trop exigeant. Mais le titre a de trop gros défauts pour faire de ce manga une lecture incontournable. Décevant sans être mauvais. Dispensable.
Et vous qu’en pensez-vous? Aimez-vous ce coté fanservice, et femmes à fortes poitrines et peu farouches?



















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