Là-Haut, le dernier Pixar
[Critique]Là-Haut (Up en VO), le dernier né des studios Pixar
Pixar a encore frappé!
Chaque sortie d’un film d’animation des studios Pixar est maintenant un évènement. Il faut dire que ce studio ne déçoit rarement. Il est à l’origine d’un bon nombre de bijoux et a une filmographie impressionnante :Ratatouille, Wall-E, Cars, Le monde de Nemo, Monstre et Compagnie, les Indestructibles, ….
Pourtant quand on regarde le synopsis de ce Là-Haut il n’a pas de quoi déchaîner les foules : un petit vieux qui s’envole avec sa maison avec un scout!
On est donc loin de ce qu’on a vu avant, avec un film plus terre à terre (contradictoire quand on se nomme là-haut!?), et des personnages du quotidien. Fini les jouets, les rats, les voitures, et l’océan, place au troisième âge et au scoutisme.
Mais voilà, Pixar est vraiment un studio à part, encore au-dessus des autres. Même avec un sujet qui ne m’attire pas du tout, je me suis rendu au cinéma voir de quoi il retourne.
Commençons déjà par un synopsis.
Résumé de “Là-Haut”
Carl, est un vieux grincheux qui vit seul dans sa maison depuis que sa femme Ellie est morte. Cette maison est la dernière du quartier où ne pousse plus que des grattes-ciel. Mais un jour, il frappe, avec sa canne, un homme. Il est traduit en justice. Le jugement est rendu, il devra abandonner sa maison et partir en maison de retraite le lendemain.
Les personnes de la maison de retraite viennent pour le chercher. Mais c’est à ce moment là qu’il décide d’accomplir son rêve. Sa maison s’envole dans les cieux grâce à des ballons gonflés à l’hélium. Son but : rejoindre les chutes du paradis en Amérique du Sud et s’y installer, comme sa défunte femme le voulait.
Tout ce passe comme prévu jusqu’au moment où il entend, en vol, toquer à la porte. Il s’agit du petit et obèse Russel, le petit scout qui se retrouve embarqué malgré lui. Carl n’a pas d’autres choix que de “recueillir” le jeune garçon bavard.
Un improbable duo naitra. Ils atterriront en Amérique du sud et feront la rencontre de Doug, un chien qui parle grâce à un collier électronique et de Kevin, un oiseau rare objet de beaucoup de convoitise.
L’oiseau est très recherché par le “méchant” qui, avec son armée de chiens parlant, veut l’attraper vivant.

Encore une petite merveille signée Pixar
Comme toujours avec Pixar, ils sont passés maître en la matière dans la réalisation d’un film à double sens de lecture. Les enfants seront conquis par des passages drôles, de l’action…. les adultes seront peut être plus enclin à apprécier la relation entre le vieux grincheux et le jeune scout ainsi que tous les thèmes développés (deuil, réalisation des rêves, l’acceptation de soi, la solitude, le besoin de l’autre…). Je reviendrai plus tard sur ces thèmes qui sont assez originaux pour un Pixar et qui sont traités avec une très grande finesse.
Techniquement, il n’y rien à dire. Personnellement, le coté SD des personnages me gênent un peu. Même si tout ne se voit pas, les décors, les personnages, les objets regorgent de détails. C’est vraiment impressionnant.
Au niveau du scénario, il mélange le très réel, terre à terre, à l’irréalisme. Pour le “terre à terre” c’est vraiment les deux personnages et leur histoire. Pour le coté irréel, c’est bien évidemment la maison qui s’envole avec les ballons et le chien qui parle. Pourtant au final les deux se marient bien, tant le coté surréaliste dessert le scénario et est aussi là pour mettre en exergue les sentiments et thèmes du film.
Le scénario mixe un coté léger, gag, très plaisant et bien fichu avec des cotés plus durs comme le deuil et la solitude. C’est ça la marque de fabrique de Pixar : arriver à être sombre tout en privilégiant le divertissement.
La première partie du film est très bonne. On apprend à connaître les personnages, le coté voyage initiatique et réalisation des rêves prend une place importante.
Une des toutes premières scènes est juste magistrale. Je crois que c’est une des plus belles scènes que j’ai vu pour un film d’animation. Dans ce passage est raconté toute une vie d’amour entre Carl et Ellie. C’est tout simplement magnifique, le tout servi par une bande son qui colle parfaitement. Sans tomber dans l’esbroufe et le pathos, la réalisation arrive à susciter chez le spectateur des émotions fortes et tout ça très facilement, sans avoir la désagréable impression d’en rajouter des caisses. Pour moi le meilleur moment de Là-Haut.
Dans une seconde partie de film, en gros une fois arrivé en Amérique du Sud, je trouve que le rythme tombe un peu. Certes c’est toujours autant divertissant mais il manque une petite touche de folie, de décalage, de dépaysement… Je trouve aussi qu’on perd un peu en complexité et en profondeur. Il n’y a plus qu’un niveau de visionnage, et il manque un petit quelque chose dans l’évolution des sentiments des deux protagonistes.
Néanmoins, c’est quand même très plaisant et très bon. Mais en étant tatillon, j’aurais aimé la même profondeur dans la seconde partie du film que dans la première.
Ce qui fait la force de ce film est sans conteste ses personnages et les thèmes abordés. Le vieux Carl est un anti-héros : vieux, grincheux, seul et acariâtre. Russel, lui aussi, n’est pas un héros ordinaire : petit, obèse, bavard, maladroit et envahissant. Pourtant c’est deux personnages sont très attachants car ils ont de profondes blessures.
Carl souffre de sa solitutde et d’avoir perdu sa femme. Il ne sait pas comment faire son deuil, ni comment se reconstruire une vie sans sa moitié. Il ne sait pas quel sens donné à sa vie. Le seul moyen qui trouve est de réaliser le rêve de sa femme et par la même occasion tenir sa promesse. De fait, avec ces meurtrissures, il nous est de suite plus attachant.
Russel, quant à lui, a des parents divorcés et souffre de l’absence de son père. Pour passer des moments avec lui, il fait tout pour obtenir son dernier badge. Au final ces deux personnages blessés et seuls vont se rapprocher et combler leur vide respectif. C’est donc une relation émouvante qui se noue devant nos yeux.
Les autres personnages comme Kevin, la femelle oiseau et Doug le chien sont marquants pour leur anthropomorphisme. Il est toujours marrant d’attribuer des expressions et actions humaines à des animaux. De plus, ces deux animaux apportent la touche d’extravagance à la seconde partie du film. Il est aussi intéressant de voir comment les sentiments de Carl évoluent au fil de l’aventure vis-à-vis des ces bêtes.
Ces personnages sont vraiment haut en couleur, et je me répète mais ils sont attachants. On ne peut qu’éprouver une certaines tendresse envers eux.
Pour conclure, ce Pixar est très bon avec des personnages envoûtants et des thèmes abordés forts. Le deuil, la solitude et se refaire une vie sont des thématiques émouvantes, sous-jacentes durant tout le film conférant une profondeur à ce récit. Je reproche quand même une seconde partie plus classique, là où on attend toujours plus d’un Pixar.
Un autre très bon Pixar à aller voir les yeux fermés! Peut être pas le meilleur, mais très bon quand même. A aller voir rien que pour Carl Fredericksen. J’en profite pour saluer le doublage d’Aznavour qui s’en sort avec les honneurs.
Ils en ont parlé aussi :
- Cinéblog
- Damonx
- Vie de Geek
- Buzz My Geek
Et vous qu’en avez-vous pensé? Pensez-vous qu’il s’agit du meilleur Pixar? D’ailleurs quel est le meilleur selon vous?
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moi je suis désolé mais j’ai trouvé que c’était le dessin animé le plus triste que j’ai jamais vu j’ia pleuré 2 fois (ok je suis hyper sensible mais quand même !!!)
Je voulais le voir juste à voir la bande annonce et tu me donnes encore plus envie de le voir … justement parce que la relation entre les deux personnages et la situation promet beaucoup (ca se sent fort dans la bande annonce) … je n’ai donc qu’une chose à dire : vite qu’il arrive en Belgique!
Un bon cru mais peut-être pas le meilleur Pixar. Toute la partie avant l’Amérique du Sud est vraiment très bonne, tu l’as d’ailleurs mentionné (le passage retraçant la vie du couple est très émouvant et bien fichu). C’est tendre sans être misérabiliste, même si on joue légèrement sur le pathos. La suite tient la route grâce aux personnages secondaires Kevin & Doug qui apportent un souffle comique dont le film a bien besoin à ce moment-là parce que le scénario commence légèrement à se casser la gueule (maintenant que le but de toute une vie est atteint, que faire ?). Et j’ai trouvé la partie avec l’explorateur disparu assez inintéressante.
Un bon Pixar mais quand même assez loin derrière Wall-E et Ratatouille qui m’avaient bien plus marqué par une inventivité de tous les instants et également une histoire qui parvenait à se renouveler habilement tout au long des métrages. Peut-être que le souci, c’est, comme tu l’as précisé également, que le studio a apporté de tels gages de qualité et de génie par le passé, que certaines “erreurs” sont plus difficiles à pardonner comme la deuxième partie de Là-Haut qui souffre réellement d’un problème de rythme et d’intérêt.
@Jayer : C’est pas un dessin animé! Pour moi le plus triste DA est Le Tombeau des Lucioles.
Dans Là-Haut, je vois bien le premier passage sujet aux larmes, mais le deuxième c’est quand?
@Thalia : Je ne savais pas qu’il y avait des décallages de sorties avec la Belgique. C’est exceptionnel ou tout le temps comme ça?
@Fenriyl : Dire que la seconde partie avec l’explorateur est inintéressante c’est dur. C’est certes moins inventif que la première et moins bon qu’un Wall-E ou Ratatouille, mais ça reste du bon divertissement. Sinon je partage ton analyse.
Ça dépend les films et ça dépend des fois. Jusqu’au 4ème ou 5ème HP : ils sortaient en avance d’une semaine chez nous. Certains films sortent une semaine avant chez nous … et d’autres sortent plus tard chez nous comme celui-ci.
Sinon le dernier HP est sorti le même jour … et honnêtement, je préfère quand c’est comme ça! lol
Ça dépend peut-être de la libération des salles et des succès connus par les films qui sont déjà sortis …
j’ai passé un bon moment, presque petite larme en 1ère partie et ensuite on se laisse prendre au jeu, même si on s’attend effectivement à un peu plus en 2ème partie… car effectivement le grand père arrive bien vite à poser sa maison où il le souhaitait donc on se demande et donc?? que va-t-il se passer maintenant pour la suite du film?
mon seul regret: je ne savais pas qu’on pouvait le voir en 3D!! vous le saviez vous?
Pourtant vu tout ce qu’on nous bassine avec la 3D à longueur des journées. Il y a même des salles où il était impossible de voir le film en VF sans avoir payer deux euros pour les lunettes >.>. Enfin bon, pour ce qu’apporte l’option 3D en général (2-3 pauvres scènes par-ci par-là qui sont étudiées pour), je pense qu’il faudra attendre Avatar pour voir ce que cette fonctionnalité a dans le ventre.
@Thalia : Je ne m’étais jamais posé la question sur les films sortant en Belgique. Merci pour ces précisions.
@Emipieu (j’adore ce surnom :p ) Je savais qu’il était en 3D. je voulais aller le voir (car ça revenait au même niveau prix dans mon cas). Mais l’horaire ne nous arrangeait pas et ma chère et tendre ne voulait pas le voir en 3D car ça fait mal au crâne.
@Fenriyl : Pour avoir vu Volt en 3D, ç’est quand même pas mal. Effectivement ce n’était pas exploité à fond, et je ne suis pas sûr que ça vaille les 2-3 e en plus, mais ça reste appréciable quand même.
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Cela dit, ma critique est bien plus courte que la tienne… T’en as des choses à raconter quand un film te plait ! Tu arriverais à faire la même chose quand c’est l’inverse ?
@Azariel : de rien :). J’arrive à peu près à faire quelque chose quand je n’aime pas. Regardes ce que j’ai écrit sur Transformers 2 ou Twilight :
http://www.fant-asie.com/transformers-2-la-revanche/
Marrant, de mon côté j’ai toujours plus à développer sur un film hautement perfectible que sur un film hautement prodigieux.
Je doit dire que j’était septique, je n’avais pas du tout envie d’aller voir le film et puis ma meilleure amie m’as tellement saoulée pour que j’y aille que je l’ai fait
Et j’ai été conquise, je l’ai vraiment adoré, et j’ai passé la moitié du film a pleurer.. il est vrai que le milieu du film est un peu lent mais la fin ratrape quand mème le tout, le livre d’aventure m’a fait fondre en larme (une einième foie dans le film)
Je ne dirais pas que c’est le meilleur, j’ai un gros coup de coeur pour wall-E mais il n’est pas loin dèrière a mes yeux
@Mili-Chan : Comment tu as fait pour pleurer la moitié du film?
Je vois bien 2-3 passages où on peut pleurer mais pas plus.
C’est vrai que le livre d’aventure est un belle trouvaille très poignante qui rappelle sans cesse la relations Ellie-Carl
@kameyoko: ben en fait de base je pleure facillement devant un film. Et la je ne m’y attendais pas du tout du coup quand j’était partie je pouvais plus m’arrété.
Je suis retourné le voir et rebellote j’ai encore pleuré mais moin pasque je m’était préparé psychologiquement…
les passage c’est le début bien sur au moment ou carl découvre la suite du livre d’aventure et puis a la fin le coup du badge d’ellie (l première foie j’avais aussi les larmes aux yeux a peut près a chaque foie qu’il parlai a ellie XD
mais bon je suis vraiment une sensible… la première foie que j’ai vu le tombeau des luciaule j’ai commencé pleurer au bout et 30 seconde quand la boite d bonbon tombe a terre (maintenant rien que lansser le DVD et je commence déja a sentir les larmes)
ouai je sais je suis pathétique
@Mili-chan : Pour le début, je comprend bien, c’est super émouvant. Pour la fin, je le conçois aussi.
J’avoue moi aussi j’ai pleuré devant une scène du Tombeau des Lucioles (film que j’adore). Et sur pas mal de scène, j’avais la larme à l’oeil.
J’ai jamais dit que c’était pathétique d’être sensible, loin de là. Au contraire, chez une femme c’est bien, surtout quand tu es l’épaule qui est là dans ces cas.
Et puis quand quelqu’un pleure c’est que le film réussit à susciter des émotions, et c’est ça qu’on lui demande.