Hokuto no Ken, Fist of the North Star – tome 14

Kameyoko 06/12/2010 3

Hokuto no Ken - tome 14

Hokuto no Ken – tome 14 de T. Hara et Buronson

L’ultime combat Kenshirô vs Raoh

Plus je lis Hokuto no Ken, Fist of the North Star et plus je tombe sous le charme de ce classique. Il se révèle bien plus profond, travaillé que ce que l’on peut croire. Ceci est dû à l’incroyable destin des frères du Hokuto.

Pourtant cet arc se termine très prochainement. Avec le tome 13 on sentait que c’était le début de la fin. Ce volume-ci confirme qu’on est très, très proche de la conclusion de cet arc avec l’affrontement final et tant attendu : Raoh vs Kenshirô.

Ce 14ème opus va rendre hommage à ces deux légendes.

Hokuto no Ken – tome 14 est édité par Kazé Manga et est disponible à la vente depuis le 20 mai 2010

Résumé d’Hokuto no Ken 14 chez Kazé Manga

A cause d’un piège de Rihaku, Kenshirô et Raoh se retrouve séparés. Sauf que ce dernier tombe nez à nez avec Julia. Il l’enlève et s’enfuit avec elle.

Le véritable héritier du Hokuto Shinken se lance à sa poursuite après avoir confié Rihaku à ses hommes. Pourtant, il s’est blessé aux yeux. Mais il décide d’aller de l’avant comme Shû le faisait malgré sa cécité.

De son coté Raoh est traumatisé par le sentiment qu’il a ressenti lors de son affrontement avec son frère : de la peur. Pour surmonter ce sentiment quasiment inconnu, il décide d’affronter le seul autre homme a lui avoir fait ressentir la peur : Fudô! Le géant était, à l’époque, un homme bien différent.

Raoh souhaite aussi maitriser l’arcane ultime du Hokuto. Mais pour cela il doit connaitre la tristesse.

Un affrontement légendaire

On sent que l’on approche de la fin d’un arc ô combien mythique. Le combat attendu et plein de promesse de Kenshirô vs Raoh prend une majeure partie de ce volume. Mais au-delà de ça, ce volume est la synthèse de ce que j’aime et de ce que j’ai redécouvert dans Hokuto no Ken : des combats de folie, des personnages charismatiques, des morts emblématiques, une dramaturgie entre les persos principaux, du gore, de beaux dessins et mine de rien un certain scénario.

Tout est condensé dans ce volume qui marque l’apogée de la série.

On commence avec Raoh qui est confronté à la peur. Et connaissant le personnage, on devine que c’est loin de lui plaire. Dans sa recherche de la puissance absolue, éprouver de la peur lui est insupportable.

Pour se prouver qu’il n’éprouve pas la peur, il décide d’affronter un adversaire qui, jadis, le terrorisait : Fudô.

Par ce biais, le scénariste va nous en apprendre plus sur ce placide Fudô qui était autrefois, une bête sanguinaire. L’occasion de voir comment il en vient à devenir le Fudô que l’on connait et comment Julia a influé sur son existence.

Encore une fois Buronson arrive à rendre ce personnage charismatique. Et comme Juzâ ce combat sera intense, déchirant et beau. Fudô la Montagne disparaitra avec les honneurs, comme tous les seconds persos très charismatiques (Juzâ, Rei, Shû, Toki…). C’est un moment fort de cette série, qui commence à les accumuler.

Alors certes son flashback et son passé manque un peu de crédibilité, surtout l’évènement qui le fait devenir gentil, mais ce combat est tellement bien mis en scène, qu’on ne peut que s’incliner face à ce personnage attachant.

La grande majorité du tome va narrer l’ultime affrontement des deux derniers héritier du Hokuto Shinken : Raoh vs Kenshirô. Ce combat va reposer non seulement sur la force mais aussi et surtout sur le vécu des protagonistes. Le déroulement du combat est dicté par des grands principes; les deux adversaires ayant plus ou moins les mêmes techniques et maitrisant l’arcane ultime : le Musô Tensei.

D’ailleurs la façon dont Raoh acquiert cette technique est à l’image de cette série : par la force mais dont les sentiments sont omniprésent. Il y a du bourrinage, mais pas que. Raoh s’est complexifié au fur et à mesure, rendant le personnage charismatique et indissociable de Kenshirô.

L’issue de ce combat va se jouer sur l’expérience de chacun et surtout sur leur conception du combat et leur but.

Ce combat magnifiquement chorégraphié et mis en scène, pêche parfois par une fin qui est amené avec de grosses ficelles, bien visibles. Mais qu’importe, c’est juste beau!

L’autre gros point noir de la conclusion de cette arc c’est que le combat ne se finit pas dans ce volume, alors que l’issue ne fait plus de doutes. C’est comme si le combat était fini, mais ne l’était pas réellement. Un découpage décevant! La vraie fin dans le prochain tome.

Graphiquement Tetsuo Hara n’a jamais été aussi bon. Ces planches sont justes sublimes! Son trait est fin, avec de multiples détails et extrêmement travaillé. J’adore! Il rend magnifiquement bien ce combat titanesque.

Pour conclure, ce tome fait honneur à l’affrontement que l’on attend depuis le début. Tout ce que l’on aime dans cette série y est : émotion, personnages charismatiques, combat superbement mise en scène, violence, relation entre les personnages.

C’est l’apothéose de ce premier arc mythique, et ce volume se montre à la hauteur, tant au niveau du scénario que graphiquement. C’est juste le panard total à la lecture. Malgré les années, ce manga ne prend pas une ride.

Un incontournable et un indémodable!

Qu’en avez-vous pensez? Trouvez-vous que ce tome clôt bien l’arc Raoh?


3 commentaires »

  1. le gritche 06/12/2010 at 16:26 -

    Sacrée coïncidence, j’ai lu ce tome hier :)
    Avant de découvrir le manga, je ne connaissais pas vraiment le scénario, même si j’ai quelques souvenirs de l’anime et de notre doublage FR culte. J’ai donc découvert les dessins de Tetsuo Hara et leur luxe grisant du détail (ah ces paysages rocailleux, ces citadelles étranges, sans compter mon fétichisme pour les barres d’immeubles style post-apo), j’ai aussi découvert sa forte identité shonen, qui en principe n’aurait pas du m’étonner. L’histoire m’a semblé improvisée avec plus ou moins d’habileté: les persos de Julia ou de son frère sont étoffés peu à peu, de même que le Nanto et le Hokuto, technique bien connue qui permet d’introduire des ennemis de plus en plus puissants de façon parfois artificielle, mais on peut compter sur des persos forts comme Toki et des rivalités cruelles, sans compter les touches poétiques liées aux constellations. Bref c’est moins seinen que je ne le pensais mais prenant.

    Pour ce tome 14, j’ai été un peu déçu par l’affrontement Raoh vs Kenshirô qui m’a semblé inférieur aux duels précédents. Ca ne m’empêchera pas de finir la première série avec plaisir.

  2. remedy 13/12/2010 at 11:39 -

    Je les avais lus il y a un moment et je me souviens que ce tome était l’apothéose du premier arc.
    Par contre la série aurait dut s’arrêter là car après quand on avance dans le temps le scénario est poussif et a peiné à me convaincre.

  3. Tik-Tak-Toki 07/03/2011 at 21:02 -

    Pourquoi la fin est dans le tome suivant, la raison est simple: lorsque la série sortait (au début) au Japon, ben c’est chapitre après chapitre (chapitre d’environ, 22 pages?)Alors ils ont voulu rallonger la fin. Pourquoi ce chapitre ce trouve sur l’autre tome? parce que y a des restrictions de nombres de pages par volume :roll: faut pas être déçu par ça.

    A partir de ce volume là (ce qui a été fait dans la première série télé HNK) ça devient n’importe quoi. (voir HNK 2)

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