Highschool of the Dead – tome 5
Les lycéens au centre commercial
Highschool of the Dead est devenu très à la mode en ce moment, la faute à l’adaptation en anim’ qui vient de débuter. D’ailleurs cet anim’ est disponible en streaming légal et gratuit. C’est toujours bon de saluer ce type d’initiative.
De plus, les deux mangakas ont repris leur publication. Ainsi le tome 6 est récemment sorti au Japon.
Revenons en à nous moutons. En France, le 5ème tome est le dernier disponible.
On va donc retrouver nos lycéens dans un supermarché, tentant de survivre aux zombies mais aussi aux autres humains. Au programme des zombies, de l’éclatage, du fanservice à gogo, des poitrines opulentes, et des nouveaux personnages.
High School of the Dead – tome 5 est édité par Pika et disponible depuis mars 2010.
Résumé de Highschool of the Dead 5 chez Pika
Takashi et Saeko ont rejoint les autres dans un centre commercial, déjà « habité » par d’autres survivants. Ils vont donc découvrir de nouvelles personnes. Même si l’agent de police Nakaoka semble heureuse de les voir, ce n’est pas le cas de tous les autres.
Ils sont tous dans l’attente des renforts de l’agent Matsushima, la chef de Nakaoka.
Pourtant Saya se méfie et décide de cacher les armes.
Le petit groupe décide de se fournir en matériel dans ce centre commercial, mais il doit le faire sans se faire remarquer par les autres.
Kota remarque que ces derniers sont sur le point de « craquer » et donc de faire dégénérer la situation. Pour y remédier, il va donner une arme à l’agent de police pour maintenir la cohésion au sein de ce groupe. Elle ne vas pas tarder à brandir l’arme suite à une tentative de viol.
N’est pas Romero qui veut!
Que le parcours est long pour aller retrouver les parents de Rei. Nouvelle étape dans le road-movie de ces adolescents qui font escale dans un centre commercial, déjà occupé par d’autres « pensionnaires » en plein doute, au bord de l’implosion et qui ne voit pas d’un bon oeil l’arrivée de ces lycéens.
Takashi, Rei, Saya et les autres vont jouer un double jeu, en aidant et en intégrant la vie de groupe d’un coté et de l’autre en préparant leur futur départ.
Avec ce lieu, nous tombons dans une sorte de huis-clos où le danger ne provient pas uniquement des zombies qui rôdent à l’extérieur.
La première chose qui saute aux yeux dans ce tome est l’énorme référence/ classique du centre commercial assiégé par des bouffeurs de chair humaine. Forcément quand on lit ce volume, on ne peut que penser à « Zombies » de Georges A. Romero, le film culte de la fin des 70′s. Pour les plus jeunes et les plus gamers, on pense immédiatement à Dead Rising.
Sauf que Highschool of the Dead (Gakuen Mokushiroku HIGHSCHOOL OF THE DEAD en Vo) n’est pas aussi profond que Zombies. Le discours, et la critique sociale ne sont pas ou peu présents. C’est clairement plus entertainment que Zombies, qui a plus une portée critique.
Néanmoins, il y a quand même un passage intéressant, qui essaie de montrer que dans un groupe, en cas de survie, il est important d’avoir un leader et surtout un but commun. Au travers de l’agent de police qui est sensé représenter l’ordre et donc être un phare orientant les autres, les mangakas mettent en image ce principe.
En effet, cette dernière est loin d’être une leader, et de fait, le groupe commencer à se fissurer. Seul leur objectif commun les fait rester un minimum solidaire. Ils attendent tous les renforts de la chef de la policière. Une fois ce but et cette attente commune brisés, le groupe va totalement se disloquer.
Ce passage est plus poussé que le reste car il y a quand même une réflexion sur ce qui lie les individus entre eux dans un cas extrême.
Mais le tout est fait avec le style Highschool of the Dead, c’est-à-dire dans la démesure et le cliché, avec un soupçon de cul.
D’ailleurs cette recette commence à devenir lassante. Je n’ai plus le même plaisir à lire. C’est sympathique mais pas aussi fun que je le souhaitais.
Shouji Sato et Daisuke Sato peinent à sortir des clichés et du fanservice. En fait, j’ai l’impression que tout est au premier degré. J’aurais souhaité qu’il y ait plus de dérision, plus de second voir troisième degré et surtout qu’ils jouent avec les codes du genre. Mais non au final, ils restent très « basiques ».
On va prendre ce titre comme tel alors. Juste un divertissement, un peu lourd des fois.
Même si ce tome reprend un lieu commun, le scénario est peut être plus travaillé que d’habitude. On ressent une certaine tension dans ce centre commercial, notamment entre les survivants. Il y a aussi un travail sur l’impact des armes dans ce type de groupe.
Cet opus se termine sur quelques rebondissements qui annoncent de potentielles bonnes choses pour le tome 6.
Les lycéens devront se montrer fin dans leur capacité à s’intégrer tout en préparant leur départ.
Il y a aussi des nouveaux personnages, mais comme on pouvait s’y attendre, ils sont plutôt caricaturaux. Entre la policière complètement dépassée, cruche et émotive, le violeur en puissance, sadique, le déséquilibré asocial, le couple de vieux complètement dépassé… on ne peut pas dire qu’ils sont très marquants et passionnants.
On retrouve toujours autant de fanservice, la plupart du temps inutile et forcé. Il y a certains choix d’angle complètement stupides, juste pour montrer des seins ou des culottes. Au-delà de rien apporter, ça dessert même le récit avec des cadrages bizarres.
En plus, plus on avance dans l’histoire et plus les héroïnes semblent avoir de plus gros seins et de plus en plus difformes.
Le graphisme reste quand même agréable, surtout pour les décors, détails et costumes. J’ai toujours autant de mal avec les personnages trop « hentai« , mais c’est quand même agréable à l’oeil.
A noter, que ce volet propose à la fin du tome, deux petits chapitres décalés axés sur le cosplay (toujours connoté sexe), fort sympathique et léger.
Pour conclure, Highschool of the dead continue sur sa lancée avec de l’action, du fanservice, des clichés et du fun. Mais cette recette commence à me lasser. Les mangakas ont du mal à proposer quelque chose de plus profond et à se renouveler.
Le coté bourrin, fun et zombies est très sympa et me fait continuer la lecture. Parce que pour le reste, ça reste trop simpliste, trop premier degré et sans réel créativité.
Highschool of the dead est un manga qui m’a déçu, mais si on ne le lit qu’en cherchant du fun basique à base d’éclatage de zombies et de fanservice, alors le plaisir sera là. Il ne faut juste pas chercher de la profondeur. Dommage
Et vous qu’en pensez-vous? Commencez-vous à vous lasser? Regrettez-vous le choix de ne faire que du brut, du premier degré sans nuance?




















J’ai été lassé au tome 2
Pareil ici, j’ai décidé d’arrêter la lecture de cette série après le tome 2 …
Faut regarder l’anime, c’est bien plus fun que le manga. o/
@Corti, Nygan : Je fais de la résistance. Les zombies typés « classiques » sont trop rares dans les mangas. Le coté survival m’a toujours plus, donc j’essaie de laisser une chance à ce titre. Mais là c’est lassant. Je vais continuer (vu qu’il reste qu’un tome) parce que c’est quand même rigolo à lire (aux toilettes par exemple :p).
@Tinky : J’ai du voir les 2-3 premiers épisodes, c’est assez similaire au manga. Donc ça n’aura guère plus d’intérêt.
En plus, je trouve les voix assez horribles, surtout Rei!