High School of the Dead – tome 4

Kameyoko 26/04/2010 1

High School of the Dead – tome 4 de Daisuke et Shouji SATO

Quand zombie rime avec sexy

High School of the Dead est un seinen écrit par Daisuke Sato et dessiné par Shouji Sato. Ce manga doit sa particularité à sa thématique les zombies. Même si les morts-vivants n’ont jamais été aussi tendance, le manga est un peu resté à l’écart. Ou du moins, il l’a été dans une approche plus classique à la Romero.

Ce titre est très axé fanservice, avec du pur délire à base d’éclatage de zombies, d’armes de folie et de situation chaotique.

Bref ce n’est pas sérieux, juste du fun. Mais qu’en est-il de ce 4ème opus. Continue-t-il dans le coté plus sérieux entrevue dans le tome 3?

Pour information High School of the Dead 4 est disponible depuis janvier 2010.

Résumé d’High School of the Dead 4 chez Pika

Rika et Tajima ont pu rejoindre l’aéroport. Là-bas, il constate qu’il n’y a que 1000 rescapés sur les 30 000 personnes potentiellement dans l’aéroport. Ils reçoivent pour mission d’accéder à un énorme réservoir d’essance et ensuite d’asperger les zombies. Mais tout ne se passe comme prévu surtout pour Tajima.

Pendant ce temps-là, Takashi fait face au père de Saya pour lui expliquer que lui et Rei comptent sortir du camp pour rechercher leur famille, même si le grand départ a lieu dans deux jours.

Monsieur Takagi accepte sa requête et va même jusqu’à lui fournir un véhicule : un argo amphibie. Saeko se propose d’accompagner les deux jeunes gens.

Mais d’un coup, Rei bondit avec son arme pour mettre en joue le professeur Shidô qu’elle déteste et qui est arrivé quelques instants plus tôt, en bus, accompagné des élèves qu’il a « manipulé ». Le père de Saya lui dit alors qu’elle peut le tuer, si elle le veut. Que va-t-elle faire?

Quelques temps après, le Japon est victime d’une bombe EMP brouillant tout signal électrique.

Le passé de certains personnages dévoilé

High School of the Dead est décidément un manga qui ne fera jamais l’unanimité. Il a choisi un thème : les zombies et un angle d’attaque : trash, fanservice et fun qui font qu’il évolue continuellement sur le fil du rasoir. Il peut se révéler être un bon divertissement ou un pur nanar.

Malheureusement, plus on avance, plus j’ai l’impression que ce difficile numéro d’équilibriste tend à pencher vers le nanar.

Même si ce coté est, je le croyais,  assumé et plutôt bien géré lors des deux premiers volumes, le troisième opus et ce quatrième font pencher la balance vers le nanar.

En effet, j’espérais des développement psychologiques et scénaristiques, mais il n’en est rien. Quand les deux mangakas essaient de proposer un tant soit peu de révélations, ça tombe à plat, mais alors un vrai beau plat.

Par exemple, dans ce tome-ci, on apprend pourquoi Rei en veut tellement au professeur Shidô. Cette raison, et le pseudo flashback sur le professeur sont risibles. Ce n’est pas crédible une seconde, et surtout c’est creux! Ça ne fait ni avancer l’histoire, ni épaissir les personnages. Donc intérêt 0!

Pour ce qui est des persos, là aussi, les deux Sato tentent de fournir plus de consistance à leurs personnages, mais là aussi c’est un coup d’épée dans l’eau. En effet, ils essaient de donner plus de caractère et plus de contraste au personnage de Saeko. Mais là aussi ça ne prend pas. C’est mal amené, inintéressant et surtout la réaction de Takashi en apprenant cela est irréelle. Leur début de relation pourra peut être plaisante (mais j’ai quand même des sacrés doutes)

Quel est le but des auteurs en faisant ça? Je ne vois pas la finalité! A part peut être, en faire un monstre de guerre.

De manière plus général, la trame globale peine à avancer. Pour l’instant c’est que de la survie sans grand chose derrière. Il y a bien un petit passage sur des échanges de missiles par des militaires qui vont impacter le monde, mais c’est tout.

En termes de rebondissements, c’est quand même hyper clichés et vu à des kilomètres ,entre l’arrivée du professeur Shidô et de ses sbires élèves, une invasion de zombies et une fuite, on ne peut pas dire qu’on reste sur le cul face à de tels évènements. C’est la routine quoi! Le seul truc intéressant est le fait que tout les appareils électriques sont maintenant hors d’usage.

L’ambiance est toujours la même avec de belles séances de zigouillages de zombies avec des katanas, des armes à feu… Ces séquences sont toujours sympas à lire, elles sont décomplexées, trash, mais j’aime.
le coté fanservice est encore hyper (trop?) présent. Autant au début c’était rigolo, ça conférait au titre un petit quelque chose, autant là on frise presque le ridicule. Tout est bon pour mettre les personnages féminins dans des situations explicites mettant bien en valeur, culottes, seins ou positions suggestives.
Shouji Sato se fait plaisir en dessinant d’énormes poitrines défiant les lois de la physique. On sent qu’il prend un malin plaisir à mettre en valeur ces poitrines en représentant à chaque fois des tétons proéminents. On ne peut pas se méprendre sur le but derrière ces dessins.

Plus j’avance dans la lecture, plus ça m’exaspère, parce que ce n’est plus décalé et fun. C’est juste abusé et il n’y a plus (ou alors je ne l’interprète plus ainsi) cette sensation de « pastiche ».

En plus, le dessin n’est pas exceptionnel, loin de là! Les personnages ne sont pas très bien fait, souvent mal finis, la mise en case est douteuse et parfois approximative. Par contre il faut reconnaitre que les scènes d’actions sont bien dynamiques et supérieures aux autres. Le trait parfois hentai commence sérieusement à me saouler. C’est trop du premier degré.

Je peux donner l’impression d’être très remonté dans cette critique, et c’est voulu. Pourquoi?

Parce que j’ai l’impression de m’être fait abuser. Les premiers volumes étaient placés sous le signe du fun, du défouloir, et du fantasme de geek, mais le tout avec un certain second degré et un coté décalé assumé, voulu et maîtrisé, du moins le pensais-je.

Mais plus on avance, plus cet aspect nanar me parait moins recherché. En fait j’ai l’impression que ce n’était pas une volonté de détourner un peu les codes du genre, mais qu’en fait c’est un réellement un nanar. Je croyais que les mangakas voulaient consciemment flirter avec le navet pour donner un coté second degré et déconne, alors qu’en fait je pense de plus en plus que ce n’ai pas voulu.

Pour conclure, même si je dois avouer qu’au final la lecture n’est pas désagréable parce que des zombies, des tueries et du fanservice suffit à passer un bon moment, j’ai de plus en plus de mal avec ce titre.

Il n’y plus le coté déjanté et divertissement décomplexé que j’avais apprécié. C’est devenu presque sérieux et du coup, ça a sombré dans le nanar. Les personnages sont toujours aussi creux, l’histoire n’avance pas et le fanservice devient à la limite du supportable. Un titre qui me déçoit de plus en plus et qui montre la limite des Sato.

Il est temps pour ce titre de repartir sur les bases qui me plaisaient. N’est pas Bienvenue à Zombieland qui veut.

Me trouvez-vous sévère? Avez-vous cette impression que ce titre n’est pas du second degré mais bien du premier? Le coté fanservice vous gêne-t-il?


Un commentaire »

  1. amine 23/07/2010 at 13:06 -

    moi je pense que tu abuse, quand meme on sais pas l’interet preci pour se titre, moi je pense que tous a été calculer.

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