GTO Shonan 14 days de Toru Fujisawa

Kameyoko 23/11/2011 0

GTO Shonan 14 days de Toru FujisawaGTO Shonan 14 Days

Un Guest article

La chronique d’aujourd’hui est un peu spéciale, puisque ce n’est pas un rédacteur de Fant’Asie qui en est l’auteur mais un « guest ». Et ce guest ne vous est pas, je l’espère, inconnu puisqu’il s’agit de Jayer. Jayer officie, entre autre, sur un blog geek : A Mon Humble Avis, un blog ami que je vous recommande chaudement.
Il a décidé de s’attarder sur GTO Shonan 14 days. Je lui laisse le clavier.

Great Teacher Onizuka est de retour

GTO Shonan 14 Days est un manga de Tōru Fujisawa (GTO, Young GTO, Momoider, Kamen Teacher, Rose Hip Rose)qui fait suite à la trilogie Bad company, Shonan Junai Gumi (Young GTO) et GTO.

Pour bien comprendre ce manga vous devrez avoir lu, au minimum la série GTO et pour bien comprendre l’esprit de l’auteur sur celui-ci je vais faire un bref rappel de quelques faits.

L’histoire du héro (possible spoil) :

Eikichi Onizuka est un jeune rebelle, au cours des trois mangas nous verrons ses années de lycée, comment il est devenu un caïd de la ville de Shonan, qui sont ses vrais amis, comment il les a rencontré, les difficultés d’être un ado mais c’est surtout l’humour qui entoure le personnage un peu simplet, violent, pervers mais qui a un bon fond et ne cherche fondamentalement pas le mal… juste trouver une copine.
Dans GTO, nous suivons ce même héros quelques années plus tard, il a terminé la fac et cherche un boulot et finalement le destin le fera devenir ce qu’il déteste le plus : un prof !
Forcément quand vous avez une personnage aussi déglingo que lui qui devient prof ça tourne au cirque et le nombre de scandales qui émergent à chaque bêtises de sa part avec les élèves ne font qu’empirer. Ici l’idée est de suivre le passage de l’étudiant à l’adulte et les difficultés ainsi que les règles sociétales qui entoure ce jeune adulte… Et toujours encré dans ces trois éléments : l’humour, la violence (violence humoristique), l’amitié et les relations hommes/femmes.

Tōru Fujisawa : un héros plus que collant…

Après la fin de GTO l’auteur souhaite passer à autre chose : Rose hip rose,Tokkō, Rose hip zer, Kamen Teacher, Reverend D, Animal Joe, Unhappy plusieurs séries n’ayant jamais dépassé 4 tomes et pour cause. Le style de l’auteur est tellement marqué et ses mangas autour d’Onizuka ont eu tellement de succès que tout ce qu’il fera par la suite sera comparé à cette oeuvre.

Forcément plus ça va et plus l’auteur fait d’erreurs, les fans étant au Japon hyper actifs (beaucoup d’emails et de lettres sont envoyés) que l’auteur commet l’erreur de s’auto-copier en créant une série beaucoup trop similaire à GTO : Kamen Teacher (un prof baguareur qui se déguise en type de super héros pour taper les méchants élèves).. STOP ! Les fans décident de boycotter l’auteur et de lui retirer le droit de publication (au Japon les prépublications fonctionnent sous forme de vote chaque semaine pour savoir si l’auteur continue ou pas sa série) à moins qu’il ne fasse une suite à GTO tant demandé…

GTO 1.5

Il s’agit donc non pas d’une nouvelle série avec Onizuka en tant que telle mais d’un nouvel arc (beaucoup esperaient un Héros marié avec enfants … mais cela arrivera à un moment parait-il car l’auteur à dit vouloir suivre la vie d’Onizuka). Un nouvel arc qui reprend exactement où s’est terminé la précédente série (il sort de l’hôpital pour vous donner un ordre d’idée)… Il passe à la télévision où il raconte qu’il a enterré vivante une élève (Urumi Kanzaki). Tous ceux ayant vu l’émission sont choqués, il faut donc qu’Onizuka se cache et se retrouve dans sa ville natale, Shonan (où se déroule les deux premières séries). Dans le train, il fait la rencontre de Shiratori Ayame, professeur dans le centre d’accueil pour jeunes « Le Cygne Blanc » qui lui demande de l’aide pour s’occuper des enfants.

Les mêmes et on recommence

Alors si vous avez aimé GTO vous aimerez GTO 14D pour la simple et bonne raison qu’il s’agit des mêmes ficelles scénaristiques, des mêmes types de personnages. La seule nuance (pour les 3 premiers volumes que j’ai lu) est que les élèves sont un peu plus trashs et plus violents et ont notamment des contacts politiques et du grand banditisme…

Mais finalement c’est pour ça qu’on aime Onizuka

Eikichi muri encore un peu dans ce nouvel arc, peut être un peu moins drôle que les précédentes séries, on ne perd pas nos repères mais il est clair qu’avec près de 60 volumes celle-ci commence à s’essouffler mais l’on a encore envie de voir les tribulations de cet éternel adolescent.


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