Black-Out, tome 1 – Blitz de Connie Willis.

Torospatillo 24/01/2013 2

Black-out de Connie Willis

Black-Out, tome 1 – Blitz de Connie Willis.

Prix littéraires.

Black-Out faisait parti des grosses sorties de l’année dernière de l’éditeur Bragelonne, et pour cause, ce roman a été primé à de nombreuses reprises : Prix Hugo du meilleur roman 2011, Prix Nebula du meilleur roman 2010, et Prix Locus du meilleur roman de science-fiction 2011.

Objectivement quand on regarde son armoire à trophées ce roman est très impressionnant.

Ecrit par Connie Willis que je ne connaissais pas mais qui a semble-t-il très bonne presse, Bragelonne a décidé de couper le roman initial en deux parties : Blitz qui fait l’objet de la présente chronique, et All Clear à venir en avril 2013.

Bref, moi qui me suis décidé à lire plus de SF cette année, et qui en plus m’étais procuré ce roman durant l’opération 200k de Bragelonne (soit à 0,99 EUROS), je me suis lancé dans cette longue lecture (plus de 600 pages en version papier), et j’ai souffert….

Résumé de Black-Out, tome 1 chez Bragelonne.

Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

Longueur….

Que ce livre est long, pour une fois je crois que je dois remercier Bragelonne d’avoir découpé cet ouvrage, si j’avais eu le pavé de 1.200 pages entre les mains, après mes 300 premières pages de lecture, je pense qu’il aurait fini par la fenêtre…

Oxford 2060, on retrouve de jeunes historiens qui planifient leurs prochains voyages dans le temps afin d’étudier des évènements historiques, c’est l’occasion pour l’auteur de nous y exposer ses règles régissant le voyage dans le temps qui sont pour résumer : les voyageurs ne doivent pas s’approcher des points de convergences, ils ne doivent pas modifier les évènements, et de toute façon les deux premiers points ne sont pas réalisables, la “machine à voyager dans le temps” ne permettrai pas l’envoi d’un voyageur qui ne respecterai pas ces règles.
Voilà le tout résumé en quelques lignes, il faudra à Connie Willis, presque une centaine de pages de dialogues longs, insipides, dont on ne sait jamais qui intervient pour que quelqu’un parte enfin en voyage… Alors on pourra me répondre que ces dialogues n’étaient pas inutiles, dès lors que effectivement les détails de ces derniers trouvent une certaine importance vers la fin de ce tome, mais quand même que c’était long et incompréhensible…

Bref, nous suivrons par la suite trois historiens dans Angleterre de la seconde guerre mondiale.
Là où se roman est une totale réussite c’est sur sa justesse historique, Connie Willis a fait un énorme travail de recherche en amont et maîtrise parfaitement son sujet. L’avantage de suivre trois protagonistes différents est justement de pouvoir multiplier les points d’observations, la campagne anglaise durant la guerre, Londres et ses abris, etc…. Le roman fourmille de petits détails qui permettent au lecteur de réellement s’immerger dans cette époque si particulière.

L’autre bon point de ce roman, est la réflexion qui y est faite autour de la peur, en effet les historiens savent ce qui va se passer contrairement aux habitants de Londres par exemple, ils connaissent les points de chute des bombes, toutefois ils sont surpris de l’insouciance générale des Londoniens, et dès lors qu’ils pensent avoir modifié l’avenir ils découvrent une nouvelle forme de peur…

Maintenant les choses qui fâchent… Pour commencer comme j’ai déjà pu le dire, ce roman est long, non pas que le style de Connie Willis soit désagréable, mais j’ai l’impression que tous les dialogues tirent abominablement en longueur…
De plus, les trois personnages principaux sont trop lisses, je crois que j’ai du attendre plus de la moitié du roman pour enfin réussir à distinguer correctement les deux personnages féminin du récit…
De plus ces personnages sont aux choix, complètement bêtes, soit réellement trop peureux, aussi ils mettent un temps absolument dingue à tirer des conclusions qui sautent à la tête du lecteur en deux secondes….
Un des personnages féminin passe quant à elle une grande partie de l’histoire à surveiller des orphelins, et là nous sommes confrontés à deux emmerdeurs de premières, deux gosses insupportables, et je me suis vraiment demandé si en temps de guerre on pouvait laissé des orphelins faire conneries sur conneries sans leur apprendre un petit peu les bonnes manières (comprenez “une bonne paire de claque”).

Mais finalement le gros problème de cette lecture, c’est que malgré tout ses défauts j’ai envi de la continuer et je lirai le tome 2 pour savoir si je me suis fait complètement arnaqué ou pas. En effet, l’histoire semble décoller sur la toute fin du volume et la question reste en suspens à savoir si les historiens ont ou non créer un paradoxe temporel…

Pour conclure, Black-Out, est un roman trop long, la première partie est interminable, les dialogues sont généralement soporifiques, les personnages plats et longs à la détente. Mais c’est également un roman historique bien détaillé, qui raconte la guerre du point de vue des civils, et ne connaissant pas bien cette période de l’histoire, je me suis laissé embarquer par cet aspect du roman. Du coup je lierai le second tome, en effet, j’aimerai bien savoir si j’ai perdu mon temps ou si l’auteur à réellement quelque chose à nous proposer!

Avez-vous lu ce livre? Qu’en pensez-vous?


2 commentaires »

  1. jeu de buggy 25/01/2013 at 06:33 -

    Hello,
    Je n’ai lu que deux livres de Connie Willis, Sans parler du chien et Passage, et j’avais bien aimé. J’ai bien envie de lire ce tome, le problème c’est que je suis en gros manque de temps actuellement, mais je vais essayer de faire une effort quand même.

  2. Torospatillo 26/01/2013 at 08:48 -

    J’ai entendu beaucoup de bien de Sans parler du Chien.

    Pour Black Out j’attends de lire la suite pour me faire une idée définitive, car ce premier tome était quand même décevant !

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