Biomega – tome 2 de Tsutomu Nihei
Monde sombre, êtres synthétiques, humains contaminés, virus, les ingrédients de Biomega
Biomega est pour moi un petit ovni dans la production manga actuelle. Lorsque que j’ai lu le volume 1, j’ai été saisi par l’atmosphère qui s’en dégage. Il est difficile de la comparer à une autre série.
Mais dans les commentaires, certains reprochent à Biomega d’être trop proche de l’œuvre précédente de Tsutomu Nihei : Blame. N’ayant pas lu ce titre, il m’est difficile d’aller dans ce sens ou d’être contre.
Néanmoins, il est indéniable qu’il se dégage quelque chose de ce manga. Que se soit par le scénario, l’action, le dessin, le peu de dialogue et les thèmes, il y a vraiment une personnalité propre. C’est typiquement le genre d’ouvrage très difficile à critiquer parce que, soit on adore et on est pris dans l’ambiance, soit on n’accroche pas du tout, parce qu’il y a trop d’éléments particuliers.
Je fais parti de la première catégorie. J’ai beaucoup aimé le tome 1 et son atmosphère, mais tout on n’adhérant pas au style graphique. Mais au moins, je sais à quoi m’attendre pour ce tome 2. J’espère que ce deuxième opus nous fournira plus d’informations sur le monde et la trame.
Résumé de Biomega 2 de Tsutomu Nihei chez Glénat
Depuis l’incident du premier opus sur l’île de 9J0, l’humanité se transforme petit à petit en sorte de zombies : les drones malgré l’intervention de Zoichi.
Suite à cet incident les forces armée du CEU prennent d’assaut le siège de la TOA dont dépend Zoichi. Ce dernier se rue à moto là-bas.
Kozlov, l’ours qui parle, fait équipe avec Nishu Mizunoe, une jeune femme artificielle (comme Zoichi) qui a pour mission de retrouver Grebnev, l’initiateur du DRF. Ils devront faire face aux drones mais aussi aux unités armées.
Apparition d’autres personnages
A la lecture de ce tome, on est certain d’une chose, c’est qu’on est bien dans du Biomega. Tout ce qui rend si unique ce titre, se retrouve bien dans ce second opus.
L’atmosphère post-apocalyptique, avec un poil d’horreur est toujours sombre, violente, et oppressante. A la différence, que c’est encore plus présent vu que les zombies-drones sont plus nombreux. On est presque dans du survival sauf qu’ici on ne suit pas d’humains directement, mais plus des êtres synthétiques à la recherche d’humains immunisés.
La narration elle aussi conserve sa particularité avec ces très peu nombreux dialogues, laissant la part belle à l’action.
Le dessin, le chara-design, les décors et la mise en case sont dans la continuité du Biomega 1. C’est toujours autant particulier, avec des planches magnifiques et d’autres beaucoup plus fouillies. Il maîtrise toujours le contraste noir et blanc. Par contre, je ne sais pas si c’est parce que je me suis habitué au mangaka ou si parce qu’il y a une véritable amélioration, mais j’ai vraiment eu l’impression que c’était moins « bordélique » et plus fini. J’ai moins eu le sentiment d’être devant une esquisse.
Du coup tout en gardant son identité visuelle, Tsutomu Nihei fluidifie un peu son dessin. C’est un poil plus facile de « lire » la planche.
Au niveau de la trame, là où dans le premier tome, le mangaka nous donnait très peu d’informations, le tome 2 est vraiment différent. On y apprend beaucoup de choses sur le monde et les protagonistes, même si on sent qu’il nous manque encore pas mal d’éléments. Mais c’est quand même bon d’en apprendre plus sur la TOA, Zoichi, les êtres synthétiques, Kozlov, le virus, les immunisés…
Mais la lecture de Biomega demande un certain effort de concentration pour bien comprendre ce qu’il se passe. Pour preuve (ou pas
), j’ai lu ce tome en plusieurs fois, par petites touches. Je ne l’ai pas lu dans les meilleures conditions. Résultat j’ai eu un plus de mal à comprendre l’histoire que lors de la lecture du premier opus.
Si je peux vous donner un conseil, c’est de le lire en une fois ou deux.
Ce tome est également intéressant de par l’introduction de deux éléments. Le premier est la présence d’autres êtres synthétiques comme Zoichi : Mizunoe par exemple. Le second est l’apparition de « gros bills », de bons gros méchants type boss de fin de niveau.
Ces deux introductions redonnent du piment au titre, même si on ne mesure pas encore l’incidence que leur apparition pourrait avoir. Néanmoins, on sent un background qui s’étoffe.
Pour conclure, le premier tome était intriguant, celui-ci confirme le bien qu’on peut en penser. Par contre, c’est comme avec le premier, il faut accrocher car c’est un peu spécial. Si vous avez apprécier le premier, le second se montre à la hauteur mais en répondant à plus de questions et en intégrant de nouveaux éléments.
Un OVNI à aimer ou pas, mais à découvrir!
Trouvez-vous aussi que le dessin est devenu plus lisible? Pensez-vous




















du même auteur, j’ai lu Abara.
Scénario incompréhensible, et 2 tomes seulement.
Celui la m’a déja l’air plus prometteur. En plus, un OURS, quoi !
C’est intéressant. Merci du partage
Par contre, pour des néophytes comme moi du monde du manga, c’est dommage que l’on ait pas d’images pour mieux se rendre compte de l’esthétique, et de l’univers en général
Le 3ère tome est sortit depuis
Personnellement je crois que je l’ai lu encore plus mal que toi car j’ai bien du le relire 4 fois avant de tout saisir. Concernant Abara, tu devrais le lire, ça ressemble énormément à Bioméga et sans vouloir contredire Arca, c’est plus ou moins compréhensible. =)
Cela a l’air bien cool, je lirai ca
@Arca : Abara me tente moins. Je ne sais pas pourquoi mais Biomega me semble plus sympa.
@AvosManettes : effectivement, c’est un point qu’il faut que je corrige, mais trouver de bonnes images c’est pas forcément facile. Mais pour voir un exemple de planche, il faut aller voir la critique du tome 1
@Jevanni : Pour le 3ème tome, je l’ai. Je ne l’ai pas encore lu, mais ça va arriver prochainement.
@vymdiesl : N’hésite pas à repasser et nous dire ce que tu en as pensé
Déjà 3 tomes !
En voyant le billet sur le premier j’me suis dit « faut que je zieute ça ! » mais voilà, toujours pas fais !
@Gabriel : le « faut que je zieute ça » je dois me le dire 5 fois par jour pour finalement pas pouvoir réellement le faire tout le temps.
Pas facile quand es curieux
j’ai lu tout ce qui est sorti en france de Nihei. j’aime ce qu’il fait depuis le premier tome de BLAME! , sorte de voyage solitaire , c’est hermétique et hypnotique (et c’est ça qui m’a plu).
Biomega ressemble pas mal à ce qu’a fait Nihei précédemment, mais en plus « bavard ». en fait, je n’arrive pas à me décider si c’est mieux ou moins bien…
Abara, je cherche une analyse de ce one-shot en deux volumes, il y a des points que j’aimerais comprendre.. mais peut-être n’y-a-t-il rien à comprendre, dans le fond, juste à ressentir..