Bakuman – tome 7 de Takeshi Obata et Tsugumi Ohba
La dure voie du mangaka
Bakuman est un manga dont je parle, injustement, trop peu. Pourtant ce shônen des auteurs de Death Note est un titre que j’affectionne beaucoup, malgré quelques défauts.
Suivre Takagi et Mashira sur la voie du mangaka est passionnant. Cela permet de mieux comprendre comment marche ce milieu au Japon, même si, forcément, il est romancé.
Ce tome 7 va placer nos héros dans une situation difficile : l’arrêt de Trap, détective mystificateur.
Bakuman – tome 7 de Takeshi Obata et Tsugumi Ohba est édité par Kana et est disponible à la vente depuis le 1er juillet.
Résumé de Bakuman 7 chez Kana
Résumé de l’éditeur :
Fin de la réunion éditoriale !! Quelles sont les séries qui vont s’arrêter…?! Saikô et Shûjin sont en plein doute quant à la direction à prendre dans leurs prochains mangas. Alors qu’ils s’étaient décidés à se lancer dans un manga sérieux, leur responsable éditorial insiste pour qu’ils réalisent un gag manga !?
Remises en questions et interrogations
La réunion éditoriale a livré son verdict et malheureusement Trap s’arrête (je vous ai épargné le « passe à la trappe »).
Bien que prévisible, cette décision est un véritable coup de massue pour Takagi et Mashiro. Malgré leurs efforts, ils n’ont pas réussi à inverser la tendance. L’hospitalisation du dessinateur a précipité cette décision.
Une fois la nouvelle digérée, les deux jeunes mangakas s’interrogent donc sur la suite à donner à leur carrière et notamment sur le choix du type de manga à faire.
Eux semblent vouloir faire des récits des polars de science-fiction alors que leur responsable éditorial fait tout pour les convaicnre de se lancer dans du gag manga.
Ainsi on va assister une confrontation d’arguments pour que chacune des parties essaie de faire changer d’avis l’autre. Cette remise en cause de leur style est plutôt bien faite, on voit bien tout le questionnement de ces apprentis mangaka.
Mais petit à petit on voit aussi se dessiner une dissension forte avec Miura. On l’avait déjà entrevue, mais les deux lycéens mettent de plus en plus en doute les compétences de leur responsable éditorial.
Cela permet de voir quel poids peut avoir cette personne et comment un bon responsable éditorial est important dans l’éclosion d’un mangaka.
De fait, il se dégage de ce tome une atmposhpère de doute mais aussi de tension. Les personnages évoluent bien et notamment Miura qui se voit plus développé qu’auparavant. Il s’affirme complètement et gagne en charisme et en autorité. De fait sa prise de position, radicalement différente des deux jeunes hommes en devient crédible. Le lecteur ne sait pas vers quel style doivent se tourner Mashiro et Takagi.
Ce tome contient pas mal de rebondissements qui permettent de maintenir le lecteur en alerte, malgré quelques longueurs parfois. Par contre, ils vont prendre une décision qui m’a déplue. Ils vont faire quelque chose qui parait très gonflée et peu crédible.
J’ai eu l’impression qu’on perdait un peu le coté didactique et informatif du titre, pour tomber plus ouvertement dans le shônen. Or moi ce que j’aime c’est le coté réaliste et tranche de vie de mangaka.
J’ai trouvé dans ce tome qu’on le perdait un peu. Et ce d’autant plus qu’Aoki est plus mise en avant avec une relation professionnelle et amicale se mettant en place avec Takagi. Il y a un coté romance, sentiments qui me fait un peu peur. J’ai peur qu’on se rapproche trop grandement de la comédie sentimentale.
Bakuman est toujours un manga constitué de beaucoup de dialogues, avec parfois quelques longueurs mais qui reste toujours captivant. Même si certains rebondissements paraissent peu probables pour de « vrais mangakas », c’est toujours un bonheur de feuilleter et lire ce titre.
Je trouve que la remise en cause de leur style, de recommencer sur un nouveau titre, un peu à l’encontre de leur éditeur, est une bonne idée, qui relance le titre.
Graphiquement le trait d’Obata est toujours excellent. C’est fin, précis et détaillé. Les personnages excepté Azuki et peut-être Mashiro sont charismatiques, reconnaissables et expressifs. Sa mise en scène est maitrisée. C’est de l’excellent travail.
J’aime toujours autant les petites pages bonus entre les différents chapitres nous montrant les nemus des deux mangakas. Très instructif !
Pour conclure, Bakuman est toujours un très bon titre, plaisant, instructif et addictif. Il traine encore ses défauts comme certains cotés shônen trop irréalistes, des passages de romances dispensables et quelques longueurs. Mais ça n’eclipse pas le reste. Et moi, j’aime beaucoup. Surtout quand dans ce tome, il est beaucoup questions de remise en question, de doutes et d’interrogation.
Vivement la suite !
Et vous qu’en avez-vous pensé? Avez-vous ressenti ce surplus de comédie romantique ?




















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Comédie romantique… ça ne m’a pas frappé.
Moi non plus, je n’ai pas aimé l’orientation qu’ils prennent. Et je n’aime pas du tout le personnage de Miura.
De façon générale, je trouve que Bakuman est très intéressant pour tout ce qu’il apprend aux lecteurs sur l’industrie du manga, et je suis bien consciente qu’il s’agit d’une industrie mais je n’aime pas l’optique mercantile qui y est développée. Autant j’avais aimé le côté passionné des héroïnes d’Otaku girls, autant j’ai du mal avec cette volonté des héros de Bakuman de remporter le succès a tout pris.
Par comédie romantique, je parle du petit jeu s’installant entre Aoki et Takagi. Ca sent le triangle, voir quatuor amoureux à plein nez.
Sinon on est d’accord que Bakuman n’est jamais aussi intéressant que quand il se veut didactique et informatif.
Otaku Girls est différents c’était intéressant mais amateur.
Là, on voit bien le coté plus pro et les obligations que ça engendre.
Effectivement, on peut reprocher l’approche du succès c’est à dire « Que dois-je dessiner pour que ça marche ». C’est très mercantil à défaut d’être créatif. C’est vrai qu’une approche de type « Mon manga est trop mortel, pourvu qu’il marche » est mieux.
Mais, en même temps, n’est-ce pas le reflet d’une partie du milieu ? Parce que certains mangas sont purement commerciaux à la base.